vendredi, 03 juillet 2009

Pour en finir avec la burqua

sousvetement.jpgEncore un sujet qui donne des boutons. Il y a d'un côté ceux qui défendent la liberté de s'habiller comme on veut, qui disent que des femmes portent cette jellaba à grillage librement et volontairement. Et de l'autre ceux qui disent que la femme est ravalée au rang d'une chose n'ayant plus aucune dignité humaine. Sous-jacent il y a le problème de la religion et de la culture.

N'ayons pas peur de dire que nous ne voulons pas que nos rues ressemblent à celles de je ne sais quel Bab-el-Oued d'Afghanistan ou du Pamchiristan trans boréal. Et si la loi dit non à la burqua c'est non à la burqua. Il me semblait qu'il n'y avait rien au-dessus des lois dans un pays démocratique. Si tel n'était pas le cas nous serions déjà dans un pays théocratique, celui dela religion des droits de l'homme ou de je ne sais quels grands principes (mon petit doigt me dit qu'on y est déjà).

Rien n'empêche la promulgation d'une loi contre ce vêtement macabre et satanique. Si je me souviens bien, il y a encore quelques années (moins de 10) l'interdiction du port du pantalon était encore dans le Code civil. Donc il suffirait juste de reprendre l'alinéa en question et le mettre à la page.

Petite suggestion personnelle à propos des peines encourues par les contrevenantes : une semaine en sous-vêtements (et seulement...) avec obligation de faire l'aumône (très musulman tout ça) de vin et de saucisson sur la place centrale du lieu de résidence. Voilà qui faciliterait l'assimilation...

 

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jeudi, 02 juillet 2009

Père Serge

Spéciale "cacedédi" pour le French Carcan.

 

 

 

 

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Pas français

comores_sambi.jpgJe voulais faire une petite note scabreuse sur l'indignité des Comoriens suite à la chute d'un avion de YemenAir. Il est bien navrant de se retourner contre une compagnie du Yemen qui ne fait qu'appliquer les méthodes classiques des Arabes envers les Noirs alors qu'ils pouvaient prendre d'autres vols, certes plus chers mais plus sûrs et sans coup sur la tête, et atterrir ailleurs que sur la piste de leur capitale qui est moins bien équipée (pas de radar !) que l'aérodrome de Soissons. Finalement toutes ces péripéties aéronautiques me rasent au plus au point. Fallait prendre un avion de la Bang Bang aéronautique.

Cependant un titre de La Provence point com m'a fait vraiment tiquer. "Les Marseillais des Comores se sentent désemparés". En bon français, bien de chez nous, appris à l'école (libre évidemment...), on voudrait parler de Marseillais qui seraient allés habiter aux Comores. Hors là, il est question de gens venant des Comores qui habitent Marseille, on devrait donc dire "Les Comoriens de Marseille". Seulement ça signifierait aussi que ces gens-là (n'y voyez pas de connotation, c'est simplement du français appris à l'école) sont réellement des Comores et pas Français. Le titre choisit par la rédaction de ce torchon de la toile veut tout simplement faire passer le message selon lequel certains Marseillais ont une origine outre-méditerranéenne mais que ça ne change en rien leur qualité de vrais français mais qu'au contraire ils ont une double culture ce qui est vraiment mieux pour l'échange interculturel, la diversité et tutti frutti.

 

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mercredi, 01 juillet 2009

Si tout le monde faisait comme ça...

mouton.jpgQui ne s'est jamais entendu dire "ba, si tout le monde faisait comme ça !" ? Quand vous dites que vous ne votez plus pour les partis traditionnels mais pour les dynamiteurs ou les bouffons : "ba, si tout le monde faisait comme ça !". Quand vous dites que vous allez vider vos comptes car vous n'êtes pas sûr de ne pas être plumé par les banques : "ba, si tout le monde faisait comme ça !".Quand vous dites que vous pliez votre déclaration de revenus à l'aide de 150 épingles : "ba, si tout le monde faisait comme ça !". Quand vous dites que vous ne payez plus qu'une carte orange 2 zones au lieu de 3 pour vous rembourser préventivement des grèves et des retards : "ba, si tout le monde faisait comme ça !". Quand vous dites que vous mettez vos poubelles dans LA poubelle, vous fichant de la couleur : "ba, si tout le monde faisait comme ça !". Les exemples sont légion. Un réac n'est pas à l'abri de se prendre une bordée de "ba, si tout le monde faisait comme ça !" à la fin de chacune de ses phrases.

Cela dit, cette phrase, aussi bête soit-elle, peut nous servir. Hé mon con, tu sais qu'on peut régler une partie du chômage en achetant français : "ba oui, si tout le monde faisait comme ça !". Hé mon mon con, tu sais qu'on peut tuer la presse aux ordres en ne l'achetant plus : "ba oui, si tout le monde faisait comme ça !". Hé mon mon con, tu sais qu'on peut régler le problème de la dénatalité et de l'immigration en faisant des enfants : "ba oui, si tout le monde faisait comme ça !". Hé mon con, tu sais qu'on peut faire plier les grandes surfaces en achetant dans le petit commerce : "ba oui, si tout le monde faisait comme ça !". Là aussi les exemples sont légion.

Comportons-nous comme des moutons mais des moutons intelligents ! A la façon de : "le mouton est un loup pour l'homme".

 

vendredi, 26 juin 2009

Jackson

jackson.jpgMort de Mickaël Jackson

Même les enfants sont très touchés ! Surtout les enfants...

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jeudi, 25 juin 2009

Cadeau !

Il vous en aurait couté au bas mot : 30 000 /120 *7 = 1750 euros pour écouter BHL 7 minutes lors d'une conférence. Grâce à moi, Paul Debedeux, et à mes relations avec Mahmoud mon frère de Téhéran, BHL m'offre cette video afin qu'elle soit vue par les Iraniens. Du BHL pur porc gratos ! Faut en profiter. Admirez le rythme, la gestuelle et surtout le comique de répétition. Décidément la comédie lui convient mieux que la tragédie.

Je ne ferai pas ça tous les jours, relayer la pensée BHLienne, c'est juste pour envoyer un peu de bonne humeur à Téhéran. Eux ils ont le farsi, nous on se le farcit...

 

 


 

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mercredi, 24 juin 2009

EXCLUSIF Ahmadinejad m'écrit

mahmoud.jpgCher Paul Debedeux,

Comment allez-vous cher ami ? Et la famille ? Notre dernier repas au Saint-Emilion était (...) [coupé, car trop personnel et inintéressant d'un point de vue politique].

Parlons un peu politique, car vous m'avez dit avoir une influence non négligeable dans votre pays...

Il y a quelques jours vous m'avez fait part des quelques inquiétudes que vous aviez eu égard au déroulement des élections présidentielles qui se sont déroulées dans mon pays. Certes tout ne fut pas parfait, surtout lors de la proclamation des résultats. Certains groupes de personnes ne sont pas encore rodés au processus démocratique et acceptent difficilement d'être placés dans le camp des vaincus. Notre pays cherche à étendre sa jeune expérience démocratique. Cela viendra petit à petit nous en sommes sûrs.


Néanmoins nous ne savons pas si nous allons persisté dans cette voie. Votre entité continentale, qui se veut être un exemple pour le monde, un exemple de civilisation et de modèle démocratique, semble montrer que la pratique démocratique apaisée est toute différente de la nôtre. Je constate avec surprise qu'il n'y a qu'un candidat au poste de président de la commission européenne. Et je suppose que cette élection, à laquelle le peuple ne prendra pas part, va se passer dans une atmosphère des plus détendue. Nulle doute que vos instances dirigeantes se féliciteront de ce glorieux moment démocratique. Il me vient à l'idée de prendre vos institutions européennes pour modèle. Ainsi lors des prochaines élections je serais nommé par notre grand commandeur de la foi dans la plus parfaite opacité au poste de président. J'anticipe une nouvelle fois la réaction de vos élites en supputant que mon pays serait à nouveau mis au ban de la communauté internationale. Vous comprenez aisément, cher Paul, l'embarras dans lequel je me trouve. Je me fais accuser de despotisme suite à des élections libres par des pays qui organisent des élections dignes de nos anciens partenaires soviétiques.


Vous qui essayez à tout propos de manier l'ironie, ce que je m'efforce aussi de faire depuis le début de mon mandat, pouvez-vous me donner un conseil de réponse à envoyer au monde ? Vous avez mon numéro, vous pouvez m'envoyer un indice en morse par SMS. J'espère vous voir lors de la prochaine Saint Vincent tournante si l'on ne se voit pas lors des vendanges à Givry.

Amitiés,

Bises à votre unique dame (sic) !


Mahmoud Ahmadinejad

Téhéran, 23 juin 2009

 

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mardi, 23 juin 2009

Made in France

Quand ça vient d'en face (slate.fr) ça doit forcément être vrai... Nous, on dit ça depuis 30 ans !

 

"(...)

Pour les mêmes raisons et aussi en mesure de rétorsion de cet appel, la Chine interdit depuis quelques jours aux provinces d'acheter des produits non chinois sauf si ces produits ne sont absolument pas fabriqués par des Chinois. Que ce soit pour préserver les avantages sociaux, l'emploi ou pour compenser l'aggravation de déficits budgétaires, le patriotisme économique (ou protectionnisme) reste de mise hors frontières.


Mais, sans rentrer dans cette polémique, il semble nécessaire d'admettre en France que la mondialisation a bel et bien été rendu possible parce que les consommateurs ont voulu avoir accès à une consommation de masse, acheter de tout à prix abordables. Pourtant jusqu'ici, les salariés ont souhaité maintenir leurs privilèges (un niveau de départ à la retraite à 60 ans, les 35 heures et les autres acquis sociaux) et en même temps remplir leurs caddies de produits aux prix «plus bas que bas» au risque de mettre leur économie, leurs emplois et leur système social en difficulté.


Aucune prise de conscience vers une plus grande responsabilité économique n'est apparue. Etrange donc ce comportement décomplexé des salariés qui se tirent seuls une balle dans le pied en achetant moins chers d'autant qu'ils réclament être soignés au plus vite  pour recommencer. Les entreprises, elles, boostées par un marketing de plus en plus efficace, ne font que répondre à une demande. La crise est peut-être une occasion pour reprendre nos esprits et agir avec plus de cohérence et de responsabilité... à moins que personne ne soit dupe et que ces petites «incohérences économiques» ne fassent partie intégrante de notre belle comédie humaine...

Oriane Claire

"


lundi, 22 juin 2009

Font suer le burnou !

burqa.jpgLa burqa, ça se discute. On peut imaginer dessous une merveilleuse femme (nue ?) pleine de charme et de formes. Hélas il se peut aussi que ce soit un barbu sans dent avec une Kalash le long du corps comme dans les mosquées d'Islamabad. Au nom du principe de précaution je suis donc contre tout type de travestissement qui serait susceptible d'engendrer des méprises donc des incompréhensions donc un mauvais échange interculturel.


C'est l'été, il fait beau, mettez-vous en juppe ou en robe mesdames, que diable ! Nous ne voulons pas voir des coutures mais des rebords. Nous ne voulons pas être privés de seins mais en voir une petite moitié afin d'imaginer l'autre. Nous ne voulons pas voir des chaussettes dans des Geox mais des plantes de pied délicatement pliées dans des ballerines. Pas de capuches à grillage comme les lapins en clapier mais des barrettes ou des crayons à papier dans les cheveux. Des bagues, des boucles d'oreille, des petites montres, des bracelets, des colliers, des bas s'il fait un peu frisquet, de ravissants sacs à main et des cheveux déposés sur l'oreille.

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jeudi, 18 juin 2009

Un Poisson dans l'eau

sain-simon.jpgSamedi soir dernier, à l'heure des "before" la soirée en boîte, j'assistais à une double conférence dont le thème était le Grand Siècle. Une heure avec Jean-Christian Petitfils nous parlant de la vie de Louis XIV, une petite collation où il n'y avait rien qui puisse justifier d'aller au-delà de la modération, puis une heure avec Georges Poisson nous relatant la vie d'un personnage haut en relief, le duc de Saint-Simon, celui des Mémoires. C'est pour Louis XIV que je suis venu et comme souvent c'est l'outsider, ce vénérable George Poisson, qui a su me passionner à la vie de Saint-Simon.

J'étais en compagnie du non moins vénérable Conservateur, nous venions de finir rapidement notre verre d'orangeade et de s'enfiler quelques Delacre (ambiance quatre heures des bonnes familles sous un tilleul) lorsque le maître de cérémonie nous rappela à l'ordre pour que Monsieur Poisson se jette à l'eau. Du haut de ses 75 ans bien tassés il ne s'est pas assis, il est resté debout sur l'estrade à nous parler tel un troubadour de la vie de Saint-Simon. 50 ans de lecture bien poussée des 26 tomes des mémoires de Saint-Simon ont fait de lui un presque personnage du Grand Siècle. Une langue magnifique, un art oratoire consommé, des anecdotes en veux-tu en voilà, des expressions imagées et drôles. Un vrai moment de bonheur ! A aucun moment moment je n'ai regretté ce samedi soir dépourvu de dance ou de tecno.
La soirée s'est terminée dans une sorte de brasserie du 8è arrondissement autour d'une bière sans picon mais avec le Conservateur. Les sujets abordés furent relativement banals pour des gens de notre espèce mais probablement étrangers à notre entourage composé "à base de" petites pouffes ras la touffe ou de mac en Ferrari ras du plancher.