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16 décembre 2010

Post démocratique

Autrefois, quand c'était mieux pour parler comme au bistrot, il y avait d'un côté les républiques bananières avec à leurs têtes de méchants Noirs aux dents blanches carnassières et aux comptes en banque bien remplis, et de l'autre côté les démocraties vertueuses avec à leurs têtes des présidents de la république, des chanceliers ou des premiers ministres aux dents blanches bien limées. C'était une époque où les premiers se faisaient élire à coup de 94% face à des candidats fantoches alors que les seconds bataillaient pendant des mois pour arracher la victoire du haut d'un 51%. La morale politique à l'époque était de dire que plus le score du vainqueur était proche de 50% moins on était dans une république olé-olé et plus on était démocratique.

Ça c'était le bon vieux temps, un temps où les curseurs étaient identifiables même si les ordinateurs n'avaient pas encore gagnés les foyers. Depuis il y a eu ce funeste 21 avril qui a mis tout par terre. Un président blanc élu avec 82% des suffrages ! On en rigole encore à Lomé et à Libreville. Tous les repères ont volé en éclat et cela a même donné des idées à l'Afrique. Certains se sont dit : puisque la France élit ses huiles avec 82% on va élire les nôtres à coup de 50% comme ça ils nous lâcheront la grappe avec leurs leçons de démocratie. Ils virent que cela était beau. Mais un gars formé à l'école du socialisme, du progressisme donc du toujours plus, s'est mis en tête d'aller encore plus loin. Se faire élire avec moins de 50% des votes comme gage de la totale démocratie. C'est toute l'œuvre, l'avancée démocratique, de Laurent Gbagbo, premier président de l'histoire universelle élu avec moins de 50% des votants. Plus personne ne pourra désormais taxer son pays de république bananière, d'autant plus que c'est un producteur de cacao. On attend maintenant un signe des anciens pays à "50% et un peu plus" où pour l'instant l'avancée démocratique n'a pus être testée, non sans succès, que sur le referendum.

La carte et le territoire

 

carte_territoire.JPG

 

15 décembre 2010

Sabir à 100%

Il est un travers de langage qui tend à se répandre plus vite que les augmentations de salaire c'est la façon qu'ont les gens de dire qu'ils sont d'accord à 120% (ou plus si nécessaire). C'est vraiment idiot quand on réfléchit deux secondes (pour ceux qui en ont encore le temps).


Déjà faire une évaluation de son taux d'acceptation en pourcentage relève d'une atteinte grave de troubles neuro-administratifs. Il existe tout une palanquée de mots pour définir avec nuance un accord sans être obligé de parler comme un sous-chef du service du calcul de l'assiette de l'impôt. C'est probablement l'inflation dans l'ironie linguistique qui veut ça, sinon comment expliquer qu'on en soit arrivé à la semaine des 4 jeudi alors qu'au début il n'y en avait que 2 (dans l'expression, il va sans dire que dans une semaine normale il n'y en a qu'un).


Outre cette inflation verbale on remarquera que les gens sont de plus en plus d'accord au moment même où on se comprend le moins. N'avez-vous jamais remarqué, pour parler en pourcentage, qu'il est difficile de comprendre à plus de 50% quelqu'un qui fait plus de 3 phrases d'affilée ? En gros, plus on est d'accord moins on comprend, ce qui finalement semble assez logique. Prenons l'exemple des récentes déclarations du Pape sur le préservatif, le péquin lambda a compris que le Pape était pour son utilisation. Toi y en a comprendre que le Pape n'a pas dit exactement ça (on serait proche d'une vérité à 0,1%) ? Toi y en a quand même d'accord à 150% ? Alors toi y en a abruti à 200%.*

 

* Une exception : la connerie n'a pas de limite ou alors on la cherche encore.

 

13 décembre 2010

Reductio ad Werhmacht

Marine Le Pen a comparé l'occupation des trottoirs lors de la prière des Musulmans à "l'occup'". Beaucoup disent qu'elle a passé la ligne rouge. Qu'elle est bien proche maintenant cette ligne rouge ! Où est le racisme dans ces propos ? Il y a de quoi s'interroger. En tout cas on dirait que l'arroseur n'aime pas être arrosé. La reductio ad hitlerum est une marque déposée à l'usage exclusif du gauchiste. Quand c'est la droite qui fait une bien innocente reductio ad werhmacht c'est la panique comme après le piqué d'un stuka.

Martine Aubry, qui ne dit que des conneries, mais qui possède la super semelle anti-dérapage, a rétorqué, probablement sans ironie :
« Je ne suis pas sûre qu'elle ait compris qu'elle s'adressait aux petits-enfants de ceux qui ont libéré Marseille, en particulier ceux des Algériens qui sont morts pour donner leur vie à notre pays, a ajouté la maire de Lille. Je suis très choquée, quand on sait qu'elle appartient à un parti qui n'a pas eu, pendant cette période dont elle parle, l'attitude républicaine et de défense de la France. »

- Primo, avant de nous resservir le couplet sur les Algériens qui ont défendu la France, il faudrait qu'elle se souvienne qu'en 1940 l'Algérie n'existait pas, c'était la France. Si elle sous-entend que les "Algériens" à l'époque n'étaient que les Musulmans, alors oui Martine, c'est toi qui es raciste.
- Secundo il me semble que le FN d'aujourd'hui n'existait pas pendant la guerre... ou alors il s'agissait d'une coalition de communistes, ce qui ne doit pas être la cible.
- Quant à la défense des valeurs républicaines pendant la guerre... Le vote des pleins pouvoirs, n'était-ce pas les élus du Front populaire (et éminemment républicain) ? 14 des 17 ministres de la SFIO en 1936 n'ont-ils pas été "privés" de la carte du parti en 1945 ? Martine, bois un coup et reprend toi.

Concernant l'association des Musulmans avec la Werhmacht, mon petit Mouloud, c'est vrai qu'il n'y a aucun rapport. Il faudrait plutôt chercher du côté des divisions de la Waffen SS, la Waffen SS Handschar par exemple. Il faudrait s'interroger sur le fait que Mein Kampf fut et reste un best-seller dans tout le Moyen-Orient et qu'il est très facile de l'y trouver. Quand on veut être de mauvaise foi il y a toujours matière. Les mauvaises langues diront que c'est mon occupation favorite.

10 décembre 2010

Une Valls à 30 ans

J'ai regardé hier soir dans le poste la prestation de Marine Le Pen face aux journalistes officiels (Chabot, Duhamel 2). A un moment ils ont refilé la parole à un certain Manuel Valls, maire d'une ville qui apparemment est sur le terrain. Celui-ci, après une rapide réduction ad hitlerum de rigueur, a fait la conjecture suivante en cas d'élection de la vilaine grosse dame blonde : décadence, crise permanente, appauvrissement des classes moyennes et des pauvres. Que de choses effrayantes ! Mais que du déjà expérimenté depuis 30 ans... La remarque aurait été bien sentie, mettons, en 1978. Sauf que nous sommes en 2010, en pleine période de décadence, en crise permanente depuis 30 ans, que les classes moyennes s'appauvrissent depuis un certain temps et que les pauvres n'ont plus d'autre alternative que de s'enrichir...

Monsieur Valls, qui n'est pourtant pas bien vieux, a déjà 30 ans de retard. Il ne lui reste qu'à passer le bac et on verra...

 

09 décembre 2010

Proverbe gabonais

C'est quand le trottoir est gelé qu'on s'aperçoit qu'il est en pente.

 

08 décembre 2010

Oui à l'alcool

Il fait froid. Voilà un beau sujet pour l'hiver, c'est une sorte de plat de saison que, bizarrement, on nous sert toujours chaud. Bien évidemment le froid c'est mal, c'est comme la pluie, le brouillard ou le sida. Il faut ressortir la petite laine, le paletot, le cache-nez, j'en passe et des meilleurs (je ne suis pas journaliste professionnel).

C'est en écoutant la météo à la radio que j'ai appris qu'il faisait froid. J'ai même entendu pire, la voix d'un... oui n'ayons pas peur des mots d'un criminel, d'un empoisonneur public. Le journaliste a eu le toupet de dire "le mercure va encore descendre" en parlant du thermomètre. Il a dû être fier de sa petite métaphore ce petit salopard. Ne sait-il pas que le mercure est interdit ? Que c'est un produit dangereux pour la santé au même titre que le témic ou le bisphénol A ? Se payer des bons mots avec des produits polluants ! Quel ordure ce type. Je ne serai pas surpris qu'il soit fasciste...

 

07 décembre 2010

Message ivoirien

Mon ami Laurent Gbagbo me fait parvenir un message enregistré à destination du monde. Fort de la confiance réciproque qui nous anime je me dois donc de vous le délivrer. D'aucuns pourront s'étonner que je connaisse le président iranien, le président Poutine ou encore Laurent Gbagbo sans pour autant que je n'apparaisse dans les courriers volés de Wikileaks. C'est ça une bonne diplomatie secrète !


podcast

02 décembre 2010

Le choix

L'Amiral Woland parle du choix que les enfants doivent avoir concernant la religion. Il en arrive à la conclusion normale que, nein, on ne donne pas ce choix à nos petites têtes blondes. C'est une position qui choque tous nos progressistes qui ne croit qu'à la déesse raison. Or on le voit de plus en plus, résonne toute tête qui raisonne et prend un choc.


Prenons ce cas du bébé à qui il faudrait laisser le choix de la religion. Il se trouve que quelques semaines avant sa naissance il n'avait même pas le choix d'être en vie, c'est la mère, et elle seule, qui avait le droit de vie ou de mort sur lui. Mais dès la naissance le petit être fragile deviendrait d'un seul coup responsable et maître de sa destinée. Voilà l'homme revenu au niveau du têtard ou du moustique, bien derrière le phoque ou le pingouin. Quel recul de la civilisation !


- C'est du premier choix ma petite dame !
Le voilà le vrai choix, celui de la qualité, de l'excellence, celui qu'on s'impose et qu'on impose aux autres.