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28 février 2011

Radio Paris vend

Une publicité de fort mauvais goût passe en ce moment à la radio. Comme les publicitaires sont toujours très réactifs à l'actualité ils ont agi en conséquence vis à vis des troubles qui agitent nos monzamis. Cela donne à peu près ceci :

"Depuis la sortie de la nouvelle Freebox deux régimes dictatoriaux sont tombés alors abonnez-vous à Free, blablabliblablabla."

C'est assez rare pour être noté qu'une entreprise marchande fasse un tant soit peu de politique, mais on sent bien que ce n'est pas sérieux et que ça ne va pas très loin, alors qu'il s'est peut-être passé des choses plus graves dans la tête du publicitaire. Pour en arriver à ce slogan qui a dû être biffé, allégé, censuré douze fois, l'idée première du gugusse devait ressembler plutôt à ça :

"Pour soutenir votre nouveau régime, optez pour un régime minéral et pétillant. Buvez l'eau de Vichy !"

 

25 février 2011

Une ambulance pour Tobrouk

Bombarder son peuple serait la "dernière des bêtises à faire" aurait dit Jean-Claude Trichet, gouverneur de la banque centrale européenne. En fait non, il n'a pas dit ça à propos du bain de sang qui se produit en Libye mais à propos de la probable volonté des uns ou des autres à augmenter les salariés européens. Au fond ce Trichet n'est pas si éloigné que cela du peuple qu'il gouverne en ce sens que les révoltes trans-méditerranéenne l'intéresse beaucoup moins que le montant des salaires.

Pourtant ce qu'il se passe de l'autre côté de Mare nostrum (nostrum = États-Unis en latin moderne) est intéressant par certains côtés. Les premières émeutes ont vu le peuple (une partie tout au moins) se révolter contre les chefs en place sans que l'armée intervienne beaucoup. Cette dernière a même eu tendance a, sinon soutenir les rebelles, du moins désobéir à l'autorité en place. C'est cela qui est intéressant, constater que la plupart des armées arabes sont rétives à la moindre manifestation d'autorité. On les imagine bien, comme lors de la guerre des 6 jours, détaler en 4ème vitesse plus vite que leurs godasses à la moindre alerte un peu sérieuse. Avis à tous les ceuces qui voudraient leur faire la guerre (en particulier la tribu des Boukoupé).

 

23 février 2011

Changer la vie

Comment, de nos jours, véhiculer des idées que d'aucuns qualifieront de fassistes ? Certes il y a des moyens très simples comme lire des œuvres interdites, exprimer des opinions qui n'ont plus cours ailleurs que dans des caves ou des bistrots mal fréquentés. Mais si vous ne souhaitez pas être définitivement mis au ban par votre entourage professionnel (ou familial) il existe un moyen beaucoup plus simple et plus sûr : parler au surmoi du citoyen lambda préformaté. Ce surmoi réagit de façon bestiale, reptilienne oserons-nous, ne serait-ce qu'au vocabulaire employé. Ainsi vous utiliserez les vrais mots au lieu de ces mots modernes qui n'existent que pour effacer le réel. Un non-voyant sera un aveugle, un handicapé un infirme, un amputé un cul-de-jatte ou un manchot, un intellectuellement faible sera un débile profond, un RRH retournera à sa condition pré-fassiste de directeur du personnel. Le must sera de remplacer cet ignoble "psychologique" par "mental". A table avec vos collègues vous glisserez incidemment dans le commentaire de la dernière catastrophe "l'ouverture de la cellule mentale" qui aura pour effet de glacer le sang plutôt que d'évoquer une hypocrite compassion.


Les exemples sont nombreux et l'effet de cette thérapie sera garanti. Vos collègues ne vous regarderont plus du tout de la même façon. Votre béret ne sera plus perçu comme une touche fashion voire moqueuse au 3è degrés de la franchouillardise mais comme un hommage à la milice. Néanmoins vous réussirez, à force, à les amener sur le terrain de l'interrogation et de la réflexion, choses qu'ils pratiquent tous les jours à tort et à travers mais à trop bon marché et avec des produits d'importation.

21 février 2011

Téléphone arabe

Il semblerait que les pays arabes vivent dans une certaine ébullition depuis quelques semaines. On ne s'y est pas encore beaucoup étendu sur ce blog, il est peut-être temps d'envoyer une bonne petite opinion de derrière les fagots. Il est même plus que temps car ça évolue de jour en jour et au rythme actuel tout aura été fait et dit dans quelques jours.

L'éviction de Moubarak a été une belle surprise car le bonhomme semblait bien accroché à son poste, soutenu qu'il était par son armée et par les États-Unis. Il y aurait aussi en ce moment des émeutes en Libye qui menacerait le Colonel Kadhafi. Espérons qu'il va tenir celui-là, pas par affection envers son régime, mais pour l'honneur. Ce serait encore une fois humiliant qu'un homme réputé pour sa poigne soit dégagé de son trône par des éleveurs de chèvres alors qu'il se permit naguère, lors de son voyage en France, de son comporter comme un cador en installant sa tente de bédouin dans nos jardins républicains et en se baladant avec sa garde rapprochée de grosses amazones laiteuses. Quand on accueille les dictateurs il faut ensuite les soutenir sinon on tombe dans le ridicule le plus sordide. Regardez Giscard avec Bokassa, ou plus récemment MAM avec Ben Ali. Parfois l'honneur gagne à être connu d'avantage que le ridicule.

Il semblerait aussi (utilisons toujours le conditionnel car ce sont des images qui proviennent toujours, ne l'oublions pas, de dictatures) que divers petits pays arabes soient en passe de liquider leurs Cheikhs ou leurs Émirs. Grand bien leur fasse, tout cela est inintéressant au possible. Quel ennui ces révoltes retransmises en direct sur le site du Monde ! On attend avec impatience le bilan de ces émeutes filles de Facebook, de films avec téléphone portable, de seat in sur la place du village ou d'affiches en A4 arial 72. M'est avis, mais ça n'engage que moi, que les résultats seront moins fructueux qu'avec les bonnes vieilles méthodes façon "palais de la Moneda" en 1973 à Santiago.

 

18 février 2011

Et Berl hué

Christian Jacob aurait eu des mots malheureux à l'encontre de Strauss-Kahn alors Benoit Hamon a usé de son habituelle emphase de mauvais acteur de MJC à coup de "moisi", "relent", "nauséabond". En gros il a dit "la terre, elle, ne ment pas", phrase notoirement et explicitement antisémite comme chacun sait (rappelons qu'elle fût écrite par Emmanuel Berl, un Juif, avant d'être prononcée par un vieux républicain de gauche). Ce pauvre Jacob se retrouve sur le grill mais par chance il a échappé au "dérapage", mot étrangement absent du débat alors qu'il semblait bien ancré dans le paysage de l'indignation professionnelle.

Jacob n'a pas encore compris la règle de la liberté d'expression qui veut qu'on a le droit de critiquer une "famille" seulement si on y appartient. C'est le "je dispose de mon corps", je me suicide, je demande l'euthanasie en revanche je n'ai pas le droit de faire une blague sur les Noirs si moi-même je ne le suis pas. Prenons un exemple concret : un formidable film sur notre génial guide Mouloud Aounit, le nouveau retraité de l'antiracisme (il a tous ses trimestres). Inutile de dire que le film va dégouliner de sympathie envers notre Mouloud national ce qui autorise donc le réalisateur à parler de lui en ces termes : "fils de bougnoule en quelque sorte" ou encore ce sec et tranchant "ce fils de bougnoule !". Dans ce cas précis le réalisateur tombe sous le coup de la loi (-> délit de faciès) mais il ne sera pas poursuivi car il est gentil (-> délit d'opinion) et il a fait allégeance au préalable à la holding de l'antiracisme. Personnellement je ne me risquerais pas à dire que Mouloud Aounit est un "fils de bougnoule" car je n'ai pas encore donné suffisamment de gages aux assoces pour m'octroyer ce droit. Je ne me permettrai donc ni de dire ni d'écrire que Mouloud Aounit est un "fils de bougnoule", car, précisément, je n'ai nullement l'intention de me comporter comme un vassal à l'égard de je ne sais quel suzerain.

 

15 février 2011

Cassez la justice

Autrefois on avait des hommes politiques qui, bien que n'occupant pas la fonction suprême, disait de temps en temps "J'ai confiance en la justice de mon pays". Certes, personne n'était dupe, c'était une manière de dire "Attention, ne me faites pas dire ce qui est écrit dans un dossier* bien planqué chez un notaire et aussi dans une malle au fond d'une grange d'un village dont je ne vous dirai pas le nom aujourd'hui." C'était une époque où les gens étaient encore élégants, la vieille école quoi ! La justice passait (non-lieu), gardait toute son aura vis à vis du péquin moyen et pouvait croire qu'elle était indépendante du pouvoir exécutif.

Aujourd'hui le premier de tous les magistrats se permet de dire que ses suivants sont des ânes. Évidemment cela provoque un certain émoi dans la profession au point de la mettre en grève comme une vulgaire corporation d'ouvriers. Une commission Théodule d'enquête plus tard, il s'avère que nos grévistes ne sont plus des ânes et qu'ils vont donc pouvoir reprendre le collier. Le grand chef a eu chaud il va reprendre sa posture de grand chef assagi qu'il essaie de garder depuis quelques temps. Le naturel revenant au galop, patatras! le soir même il remet les pieds dans le plat en se permettant de dire que la justice mexicaine est aussi ridicule que son armée car elle ne veut pas libérer une criminelle française qui a seulement pour elle d'avoir un joli petit minois. Et les gogos de réclamer que les fêtes mexicaines en France soient épurées comme on l'a fait pour Céline.


* Dans le dossier il y avait une page pour 2 anciens présidents, une pour 4 anciens 1er ministres, une pour 87 anciens ministres, une pour 765 anciens députés, une pour 436 anciens sénateurs, une pour 1865 conseillers régionaux, une pour 4108 conseillers généraux, ce qui faisait déjà plus de 7000 pages, de quoi avoir de bonnes closes d'assurance.

 

09 février 2011

Un bon motif

Photo 1

immigration,retour,france

 

Photo 2

immigration,retour,france

 

On n'imaginait pas qu'il serait possible de passer de "1" à "2", et pourtant ce fut.

Il sera donc possible de réaliser le chemin inverse.

 

08 février 2011

Darwin ou Hitler ?

Au nom des sacro-saintes "avancées" (mesure moderne qui devient un "acquis" lorsqu'elle est adoptée) certains sujets affleurent dans le débat. Ainsi on parle d'euthanasie, d'accouchement sous X, de "bébé médicament", de mariage homosexuel, de cellule souche, d'eugénisme. Tous ces sujets sont abordés en même temps dans un joyeux hasard par notre clique de médias qui est tellement honnête qu'elle ne parle plus du tout de la pédophilie chez les prêtres (bizarre cette propension des prêtres pédophiles à ne se faire chopper qu'à l'automne...).


Sous la poussée des avancées bientôt il sera possible à un couple d'homosexuels d'accoucher sous X d'un enfant issue d'une mère porteuse dont les gênes auront été trafiqués en vue d'en faire un "bébé médicament". Balloté de la DDASS en familles d'accueils, il aura le choix à 18 ans (quand même, soyons vigilants !) entre l'euthanasie ou un classique et traditionnel (mais suspect...) suicide.

 

07 février 2011

La quinzaine des dictateurs (3)

Avec Jean-Claude Duvalier a disparu une certaine idée de la dictature à la papa dans la zone tropicale. Cela fait déjà 26 ans qu'il a été renversé après 15 ans de règne sans partage et pourtant il ne flirte qu'avec la soixantaine, c'est dire qu'il a encore de l'avenir dans le métier. Sous sa présidence il y a eu du bon mais surtout du mauvais, ce qui suffit en soi à faire naître la nostalgie, l'Homme ne gardant que les bons souvenirs. Le symbole de son passage fut le Tonton Macoute, ni soldat ni policier, il était l'élément de la garde prétorienne, une sorte de milice mafieuse. Celui-là, qui n'était pas du genre à considérer le péquin moyen pour son neveu ou sa nièce, arborait fièrement un uniforme kaki, une arme à feu, un képi et des lunettes de soleil. C'est pour cela qu'il faisait peur et marqua son temps. Aujourd'hui il y a les odieuses "Chimères" qui ne porte plus l'uniforme, ont l'arme à feu et les lunettes, et disposent en plus du téléphone portable MP3, ce qui les rend plus sympathique aux gogos que l'ancien Tonton Macoute et semble les exonérer des pires forfaits dont son prédécesseur n'aurait pas même eu l'idée. La prière de Papa Doc le disait bien : "Avec Duvalier cé construction, Sans Duvalier cé démolition."


Pourquoi Jean-Claude Duvalier est-il retourné à Haïti alors qu'il aurait pu finir de dépenser sous un autre soleil le fric qu'il avait placé ? C'est une grande question à laquelle il est difficile d'apporter une réponse, d'ailleurs personne n'a compris ce retour. Un dictateur en place bénéficie bien souvent d'un prestige incarné par sa puissance et on lui attribue souvent, au bénéfice du doute, une grande intelligence. En l'occurrence il est peut-être temps de lever ce doute concernant noter pauvre Duvalier. Il aurait dû lire le bréviaire du dictateur qui est bien clair à ce sujet, on ne dispose que d'un mandat (mais en CDI), le deuxième ne durant jamais plus de 100 jours.

 

06 février 2011

Les Egyptiens sans fil

Aujourd'hui 6 février, mis à part quelques célébrations "corporate", c'est la journée Mondiale sans téléphone mobile.

Message Personnel à mon pote Hosni.
C'est le moment de couper le bigo, tu seras en phase avec les festivistes. Ensuite il te suffira de dire que tu ne sais pas comment on rallume.