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29 avril 2011

Un petit geste pour la planète (3)

Dans la série des petits gestes pour la planète voici le lauréat du concours Lépine 2003, un talentueux inventeur qui s'est penché sur le douloureux problème de la consommation en énergie de la maison. Il a donc dessiné les contours idéaux d'une maison (appelée Héliodome) qui recevrait le soleil de plein fouet en hiver sans en recevoir le moindre photon en été. Moins de chauffage l'hiver, pas de clim l'été. Les gains estimés seraient entre 50 et 80%. Un beau résultat et un projet plein de promesses.

Huit ans plus tard notre génie de la consommation domestique a tout juste réussi à convaincre une banque de lui accorder un prêt pour construire sa propre maison, les commandes de la clientèle étant encore plus faible que la consommation théorique de la dite maison...


C'est bien joli de vouloir sauver la planète mais il faudrait commencer par essayer de sauver les apparences. Qui voudrait habiter là-dedans ?

 

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28 avril 2011

Un petit geste pour la planète (2)

Vincent est très content, il a son diplôme entre les mains et un magnifique sourire dents-blanches. Il fait très officiellement partie de ceux qui sauvent la planète. Qu'a-t-il fait pour cela ? Il vient d'acheter une voiture.


Le reportage que je suis en train de regarder à la télé est partie sur de bonnes bases, je sens qu'on va bien rigoler... Une émission sur l'écologie qui, semble-t-il, va s'autodétruire en plein vol, ça ne se laisse pas passer. Effectivement notre ami Vincent est tout fier d'être en train de sauver la planète en roulant dans sa toute nouvelle automobile. Naturellement vous vous demandez par quel tour de passe-passe il est possible de s'acheter une conscience écolo en continuant à polluer comme avant. C'est bien simple, notre gogo-consommateur a payé sa voiture 1500 euros plus cher afin de payer la compensation carbone sur plus de 10 ans de consommation d'essence. Jusque là tout se passe à peu près correctement, on est encore dans un monde raisonnable et rationnel. Je reste quand même devant l'écran persuadé que la rigolade est pour bientôt. C'est alors que le journaliste qui suit l'affaire se réveille et met en action le peu de déontologie que sa corporation puisse mettre en œuvre, c'est à dire au moins vérifier les chiffres. Le reporter va donc voir le vendeur de voitures afin de lui demander la justification du coût de la compensation carbone. Ce dernier tourne autour du pot et ne donne aucun chiffre, seulement une formule à calculer soi-même : le surcoût représente, en compensation carbone, l'équivalent de la consommation totale de la voiture pendant toute sa durée de vie, basée sur un coût moyen de la tonne de carbone. Le journaliste fait donc le calcul en direct dont le résultat est... 100 euros ! On commence à se tenir les côtes, et on sent bien que l'explication qui va suivre va nous ravir. Les 1400 euros facturés en sus sont engendrés par le fait que les seuls modèles proposés dans la formule "compensation carbone" sont ceux dont l'intérieur est en cuir, d'où le surcoût (et la sur-marge). On compense carbone d'un côté mais de l'autre on pollue allègrement en privilégiant le cuir au tissus.


Notre client gogo-bobo-écolo est cocu, mais content, et convaincu que l'écologie a encore de beaux jours devant elle.

27 avril 2011

Un petit geste pour la planète

En rentrant hier soir à plat ventre d'un lieu de perdition j'ai jeté un œil sur le bord de la route pour m'assurer que la progression était encore rectiligne. C'est là que j'ai vu le panneau des écoles annonçant la traversée des bambins. Le dit panneau triangulaire disposait d'un système d'avertisseur visuel à ses extrémités, en clair il y avait des ampoules à chaque coin. En levant correctement la tête dans la bonne direction on pouvait constater que le système d'alimentation électrique était assuré par un panneau solaire associé à une batterie. C'est à ce moment-là que mon cerveau s'est remis en marche à commencer par l'hémisphère (gauche je crois) lié à la capacité d'indignation. Rapide calcul à la louche pour évaluer l'utilité de ce bazar et son coût reporté sur mon impôt local. Rapide conclusion, c'est de la démagogie à deux balles !

 

Pourquoi ne pas profiter d'une énergie électrique nucléaire quasi gratuite ? Parce que question rentabilité, en calculant le prix du panneau solaire, celui de la batterie, rapporté au prix du kWh d'EDF, l'amortissement est prévu pour dans quelques centaines d'années (sans compter qu'une batterie se change tous les 5 ans). Économie nulle. A-t-on au moins sauvé la planète (rien que ça !) en utilisant cette technique qui a besoin de terres rares, de lithium, de métaux lourds et de beaucoup d'eau pour sa conception ? La réponse est dans la question ! En attendant le gogo-écolo est content, ravi, il pourra sourire tous les jours en passant devant cet exvoto écologique.

22 avril 2011

Dividendes (op)primés

Notre cher président propose une prime pour les salariés qui sera versée si les dividendes distribués aux actionnaires seront supérieurs à ceux de l'année d'avant. Un truc de cet ordre la. Pour commencer le critère est plutôt fumeux. Loin de moi l'idée de défendre le grand capital mais je ne vois pas le rapport entre un accroissement des dividendes et la nécessité de verser une prime aux travailleurs. Pour qui connait un peu le monde de l'entreprise (expression d'énarque, la vraie expression étant le monde du travail) les dividendes dépendent de beaucoup de paramètres et n'ont pas un rapport direct avec le travail ou le rendement des employés. Il arrive aussi que les actionnaires changent en cours de route et même qu'ils investissent ! Autant dire que le Kaposi a pondu une usine à gaz digne de la plus démagogique pensée marxisante.

Secundo ce que propose notre conducatore existe déjà sous une version plus simple appelée participation. Je précise pour lui et quelques rares lecteurs qui ne seraient pas au parfum. En plus d'être un usurpateur (referendum) cet homme est aussi un imposteur. Que restera-t-il de son passage aux manettes ? La seule défiscalisation des heures supplémentaires ! C'est un peu maigre comme bilan, d'autant plus que c'est à la portée de n'importe quel maçon portugais qui présente sa facture sur un carnet rhodia et fait grâce de la TVA...

20 avril 2011

Toutes les pisses ne se valent pas

Un homme qui fait une photo d'un Christ dans l'urine c'est un blasphème, non répréhensible par la loi.

Un Catholique homme qui pisse sur le coran c'est une provocation publique à la discrimination nationale, raciale ou religieuse passible non seulement du tribunal mais aussi d'une peine.


J'ai eu beau chercher la différence entre les deux affaires, je n'en vois pas, ou alors une... Cette différence proviendrait de la destination du liquide blasphématoire. En effet le type qui sera condamné, a uriné sur le coran, c'est à dire que la pisse est allée en direction du livre, alors que dans le cas de l'artiste qui ne sera jamais inquiété c'est le symbole religieux qui a été trempé dans la pisse. La différence est essentielle quand on y réfléchit bien ! Pisse chaude d'un côté, pisse froide de l'autre. Il est heureux qu'un tribunal sache faire cette distinction...

18 avril 2011

Le canon c'est pour les Blancs

Que peut-on retenir des évènements qui ont (eu) lieu en Côte-d'Ivoire ? Voilà la vraie question car l'Afrique est un tel bourbier que bien malin est qui peut dire ce qu'il faut y faire ? Faut-il d'ailleurs y faire quelque chose ? L'ONU a décidé qu'il fallait intervenir et a donc donné un mandat à la France pour supprimer toutes les armes lourdes du clan Gbagbo (en fait, l'armée régulière) qui risquaient de lui donner une supériorité écrasante au moment de la dernière phase démocratique qui l'oppose à Ouatarra.

L'ONU a bien eu raison d'aller dans ce sens, les armes lourdes sont dégueulasses, elles terminent les guerres en 2 temps 3 mouvements, surtout en Afrique où le passé a prouvé dans maints pays que le seul survol d'une capitale par un couple de mirage faisait tout rentrer dans l'ordre même quand il n'y en avait jamais eu avant. L'ONU prêche donc en Côte-d'Ivoire pour une guerre équitable, comme le café, une guerre sans arme lourde où le vainqueur sera le plus fort, donc le plus nombreux, donc la démocratie sera respectée CQFD. On souhaite donc une guerre sans canon, une sorte de mythique guerre en dentelle. Seulement voilà, nous sommes en Afrique, loin des règlements de compte au pistolet dans un pré. Point de dentelle, c'est le coupe-coupe, la machette et les t-shirts en charpie. Les Noirs ne vont quand même pas se battre au canon ! L'ONU, souhaitant préservée les coutumes locales et les civilisations en danger, en a décidé ainsi.

15 avril 2011

La doxa se fissure

La repentance ? Je lui chie dessus avec mon cassoulet d'hier soir !
Le devoir de mémoire ? Je le trempe dans un bol de pisse façon art moderne financé par LVMH !

Il n'y a pas de raison que l'on m'accuse et me culpabilise à toute heure de la journée avec un passé jusqu'auquel mon arbre généalogique a peine à remonter, alors qu'il n'est pas question de mettre dans le même sac Sophia Aram et sa mère, suspectée de trafic de papiers d'identité.

14 avril 2011

SOS anti-racisme

"Nous ne pouvons accepter la notion de racisme anti-blanc parce qu’elle est une thèse défendue depuis longtemps par l’extrême droite."



Dominique Sopo est magnifique, Dominique Sopo est mirifique mais Dominique Mi est soporifique ! En gros c'est toujours la même thèse, un slip dans lequel on a chié sera toujours sale malgré le travail acharné d'une lavandière. Mais s'est-on demandé si le slip lui-même avait envie de revoir le cul et la chemise d'un type qui fait dans son froc ? Ainsi on peut aisément retourner la phrase du Doumé (le soporifique du tango Corse) qui pourrait être prononcée par un type d'extrême droite comme ceci :



"Nous ne pouvons accepter la notion d'anti-racisme pro-noir parce qu’elle est une thèse défendue depuis longtemps par l’extrême gauche."

13 avril 2011

Deux lois, deux mesures

«Nous servons de la viande halal par respect pour la diversité, mais pas de poisson par respect pour la laïcité.»

Voilà une magnifique phrase prononcée par le maire de Strasbourg, grammaticalement juste, ça ne fait aucun doute, mais dramatiquement imbécile, ça ne fait aucun doute. Ou alors ce bourgmestre semble admettre que le modèle que l'on doit accepter est celui du communautarisme où chaque groupe a ses propres règles. Admettons, pourquoi pas ? A ce moment-là cette phrase pourrait se traduire dans les faits par :

«Nous coupons la main des voleurs musulmans, comme le dit la charia, par respect pour la diversité, mais nous ne ferons rien contre un voleur catholique, sinon une vague peine avec sursis, par respect pour la laïcité.»

Voilà un bon système ! En moins de 10 ans il n'y aurait plus que des Catholiques en France. CQFD.

07 avril 2011

Indigne de nous

Le prix Nobel pour Stéphane Hessel, tel est le titre d'un article du Monde. Ce n'est pas une blague, le monsieur est bel est bien sur la short list des prétendants à la haute distinction financée par les royalties de la dynamite. Indignez-vous ! puis Engagez-vous ! qu'il disait à la manière d'un sergent recruteur, à moins que sa pensée résumée en 25 pages ne soit plutôt digne d'un petit caporal.
Souvent les média font du jeunisme mais ils sont encore plus pathétiques quand ils font du vieillisme en encensant un vieillard sous prétexte qu'il sait encore conjuguer un verbe du troisième groupe à un âge où ses congénères sont tout ramollo du cigare. Pourtant, cette bonne vieille Hessel a beau être encore maître ès conjugaison, son soi-disant brûlot sent terriblement la sueur, la sueur âcre du besogneux qui récite la leçon imbécile qu'il a apprise et enseignée tout au long de sa vie.

Mais à défaut d'être contre le prix Nobel de la paix pour Stéphane Hessel qui descend la France,
soyons pour le prix Lebon du contrepet de l'âne et de la faisselle qui sent le rance.