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13 décembre 2012

Sur Mediavox (3)

C'était aujourd'hui ma troisième contribution.

 

Les Norvégiens, qui passent leur temps libre d'Européens les plus riches à conchier l'Union européenne, viennent de lui attribuer le prix Nobel de la paix. Il faut se pincer pour y croire ou ne pas voir là une nouvelle farce de ce comité. Quel plaisir pour ces gens de voir toute une brochette de chefs d’Etat se rendre à la distribution d’un prix comme des enfants attendant un bonbon. L’honneur et la dignité ne sont décidément plus de mise à notre époque. Imagine-t-on le général de Gaulle allant à Oslo chercher une médaille chez des gens qui se sont vautrés dans le nazisme pendant la dernière Guerre ?

Hélas, ou heureusement, le comité Nobel n’en est pas à son coup d’essai. On se souvient qu’il avait récompensé Obama au moment où celui-ci relançait la guerre en Afghanistan en triplant son contingent sur place et en mettant en place une contre-guerilla des plus oppressives pour le petit peuple afghan. Il y eut d’autres impostures célèbres par le passé, notamment celle d’Aristide Briand, qui fut bien un chantre de la paix mais à un tel degré de naïveté que cela en devint presque, a posteriori, de l’incitation à la guerre. Le Nobel de la paix en lui-même est une imposture, financé qu’il est par l’argent de la dynamite.

En mettant de côté ces premières observations on peut se demander néanmoins quel est le rôle de l'Union européenne dans la paix sur le continent ? Si on fait parler les faits de manière objective, à la façon d’un historien, on s’apercevra que son influence est proche de zéro. N’importe quel honnête homme qui n’est pas « euro-béat » reconnaîtra que c'est le parapluie atomique américain qui nous protégea contre les Soviétiques. Pour preuve, lorsqu'il perdit de son intérêt après la chute du Mur, c'est précisément à partir de ce moment que la guerre  refleurit en Europe (Yougoslavie, Kosovo). De plus il est difficile de ne pas reconnaître que l’Europe fit la guerre pendant cette soi-disant période de paix. Certes il n’y eut pas de guerre intra européenne, car les deux puissances l’interdisaient à leurs vassaux, mais il y eut d’autres guerres : la guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie, la guerre en Irlande du Nord, la guerre des Malouines, les guerres coloniales portugaises, puis après la chute du Mur les guerres d’Irak, l’Afghanistan, et on en oublie… Et pour couronner le tout il existe la verrue chypriote, un morceau de terre de l’Union européenne en partie occupé et en guerre contre un Etat tiers, la Turquie.

Plus que l’Union européenne il existe une entité qui fut réellement en paix après la Guerre, ce fut le bloc de l’Est. Mis à part l’URSS, aucun des pays du pacte de Varsovie ne fit la guerre en Europe ni à l’extérieur (ils eurent même tendance à se laisser envahir…). Ce furent eux les vrais pays pacifiques que le Nobel aurait dû récompenser, et surtout leurs peuples, victime du communisme et de l’Ouest qui leur ficha … la paix.

Commentaires

Pertinente analyse. Mais peut-être n'avez-vous pas percé à jour la véritable motivation, machiavélique : si on leur donne le prix Nobel de la Paix, il vont se sentir obligés d'oeuvrer pour la paix.
C'est sûrement pour ça qu'ils l'avaient déjà donné à Obama.
Ou bien c'est comme autrefois à la distribution des prix. Il fallait récompenser jusqu'au cancre dernier de classe. Bon, qu'est-ce qu'on pourrait bien lui donner ? Tiens, pourquoi pas le prix de camaraderie...

Écrit par : Barbara | 15 décembre 2012

Non, vraiment, je ne vois les Norvégiens machiavéliques...

Écrit par : Paul Debedeux | 17 décembre 2012

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