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08 juin 2010

Répondre à l'appel

Je viens de passer presque une heure devant la télé. Nous sommes le 8 juin mais il y a un téléfilm qui s'appelle "L'appel du 18 juin". Je vous laisse deviner de quoi il retourne. Nous en étions à l'appel du 17 juin du Maréchal Pétain disant qu'il fait à la France le don de sa personne. De Gaulle apprenant cela devant Churchill rétorque "le corps d'un homme de 89 ans..." C'en est trop je prends la décision, le cœur léger, de cesser de regarder ce film.


Pour les ceuces qui n'auraient pas suivi je rappelle que Pétain n'avait que 84 ans en 1940. Depuis quelques minutes je sautais sur ma chaise toutes les deux minutes à chaque imprécision ou chaque approximation. Cette fois je rends les armes, je laisse la télévision continuer seule ce combat.

 

15 avril 2010

Pour 100 milliards t'as plus rien

La France dépense 100 milliards d'euros par an pour l'éducation dite nationale, ce qui en fait, et de loin, le plus gros poste budgétaire (7% du PIB, pour les spécialistes). Pour ceux qui disent que pour qu'il y ait une bonne éducation il faut qu'il y ait "plus de moyens" ce sont déjà des chiffres encourageants qui sembleraient accréditer la thèse selon laquelle notre système éducatif est déjà bon (voire "assez bon" pour reprendre la prose sondagière).

Si en plus vous avez remarqué que la télé française fait régulièrement son devoir de mémoire en proposant des films, des séries, des reportages sur les victimes de la Seconde Guerre mondiale, vous serez probablement en droit de penser que nos chers concitoyens sont au jus sur pas mal de sujets liés à l'Allemagne, aux Juifs, à la déportation.

Il y a quelques jours j'étais encore de ceux qui pensait cela mais je me trompais. Sur le moment ça m'a fait de la peine pour tous ceux qui rabâchent en permanence en vendant de la repentance, de la mémoire ou du souvenir. Tout ça pour rien ! Ce moment décisif c'était au bureau quand une discussion sur l'Allemagne est venue sur le tapis. Un collègue ne se souvenait plus du nom de l'Allemagne d'avant guerre (bizarre comme question déjà...). Je voyais bien ce qu'il cherchait alors je lui ai dit "l'Allemagne nazi". Il ne semblait pas satisfait. "Oui mais le nom du parti, de l'idéologie ?" "Le national-socialisme" lui répondis-je tout à trac. C'était bien ça qu'il cherchait. Dans la foulée un autre se manifeste en disant "oh, ça me rappelle des souvenirs ça, c'est trop loin dans ma mémoire !" Voilà où on en est chez mes collaborateurs qui ont éclusé toutes les classes jusqu'au bac puis les bancs de la fac. Ça nous promet encore de longs stages de propagande rééducative.

08 avril 2010

Métissage chez les Métis

"(...) Chacun arbore le ruban rouge antisida épinglé sur la poitrine. L'espace d'un instant, on aurait pu se croire à Paris, Londres ou New York.

Ce fut un concert de genres mariés, d'osmoses, de synthèses et de métissages d'inspiration. A la tradition drapée de châles, de voiles, de pantalons bouffants, de tuniques brodées d'or ou de coiffes à turban se sont mêlées des fulgurances très osées.

Il y avait des épaules nues, des dos dévoilés, des ventres à l'air et des jupes au ras des cuisses. Les thèmes s'affichaient sans ambiguïté : "Essence de l'attraction", "Red Hot", "Transgression", "Love Affair", "Dépression chic", "Fusion", "Fantaisie aphrodisiaque et bohème", "Perles et caviar". (...)"


Cette perle nous est offerte par un journaliste arrivé à pleine maturité du journal Le Monde (quotidien du soir), Frédéric Bobin qu'on surnomme dans le métier "bobinard" vu qu'il est à la fois bon client, maque, serveur de soussoupe (cf Boudard), qu'il regarde les filles marcher sur un podium, qu'il mette la nudité comme apogée de la civilisation etc.

 

01 avril 2010

Le cens du vote

Montebourg révèle en avant première la manière dont se déroulera le vote des primaires du parti socialiste. C'est vraiment un point délicat pour ce parti qui n'a pas vraiment l'air d'être habitué à la démocratie interne. Le principe même des primaires n'est pas admis par tous les éléphants. C'est à se demander s'ils croient tout simplement au vote, si quelqu'un désigné par les militants aurait toute légitimité. Rappelons au passage que ces primaires seraient destinées à l'élection présidentielle opération urnesque destinée à élire le premier d'entre les premiers par le vote de tous. Peut-être que leur rousseauisme leur fait comprendre que le vote n'est pas légitime sur une petite communauté mais que sur une grande, comprenne qui pourra, il l'est.


Montebourg semble gêner par la détermination du corps électoral dans le cadre de ces primaires. Il veut que le vote soit réservé aux sympathisants de gauche et pour ce faire il voudrait faire payer, que le suffrage soit censitaire. Doit-on comprendre que les gauches sont des bourgeois ? On va encore pouvoir s'en donner à cœur joie devant les prochaines avancées démocratiques de nos socialos nationaux.

31 mars 2010

Reclassement chez les Papous

J'entends ce matin à la radio une n-ième proposition de reclassement pour des salariés licenciés dans un pays exotico-sous-développé. Le journaliste semble être offusqué et veut faire part de son indignation devant les agissements des patrons voyous.


Une petite précision syndicale pour les nuls s'impose. Si vous pensez que cette méthode est scandaleuse et qu'on se moque des travailleurs alors vous êtes dans la catégorie des nuls et vous avez besoin d'un recadrage. Dévoiler ce genre d'affaire et s'en offusquer relève purement et simplement de la "stigmatisation", du "dresser les uns et contre les autres" et du "attiser les haines" car ces propositions sont purement et simplement LÉGALES. En effet tout plan social doit être accompagné de mesures de reclassement notamment internes dans toutes les filiales du groupe (y compris au Panchiristan-sur-Roupie s'il y a lieu). On peut même dire que les patrons ne font pas ça de gaieté de cœur car ça leur complique drôlement la tâche de devoir se préoccuper du reclassement. Que ce soit en plus les syndicats qui gueulent c'est encore plus drôle quand on sait qu'aucune loi sociale ne peut être validée sans leur accord voire leur participation. Voilà comment on entretient la lutte des classes, en mentant. Le vrai obscurantisme dans notre société est social.

 

12 mars 2010

Cochez-le sur la liste

« Un enfant européen ayant un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York, il faudrait faire voter une directive baptisée “grève du troisième ventre”. »

Qui a prononcé cette phrase ? Un membre du parti communiste chinois des années 50 ? Le docteur Mengele ? Non, cette phrase vraiment nauséabonde vient de l'écolo le plus délirant, celui qui se targue de prendre le métro alors qu'il a un nom de conducteur de voiture, j'ai nommé Yves Cochet. Comparer la vie à un coût économique est typique de ces gens qui prétendent défendre la nature mais qui en fait l'abhorre. On remarquera aussi en filigrane qu'il sous-entend qu'élever un petit Africain coûte beaucoup moins cher. On le voit bien, rêvant sur un banc public dans un jardin aseptisé façonné par l'homme, mettre en place un nouveau modèle économique tout écolo. On produirait les enfants dans les pays pauvres (pour moins d'1 trajet Paris-New York) afin de les faire travailler dans les pays riches. Ce serait une avancée au niveau de l'empreinte écologique, et encore un gain de productivité pour le capitalisme qui n'a tiré que des bénéfices de ces sorciers de l'écologie d'essence mi-communiste mi-nazie.

09 mars 2010

Massacres bénins

Au Nigéria ce sont des incidents bénins.
En Espagne l'économie s'endort.
En Erythrée les vaches ont des tiots pies.
En Irak, personne ne s'y rend.
Au Costa-Rica on porte le panama.

On peut faire ce genre de jeu de mots ici, chez Paul, au comptoir, mais pas dans les colonnes du Figaro.

 

 

15 février 2010

Nique la race

"le racisme structurel s’entend d’une forme de racisme fortement ancrée dans nos sociétés et que nous qualifions volontiers de préjugés. Typiquement, cette forme de racisme conduit à admettre que certaines ethnies, religions, « races » ou groupes d’identité sexuelle déterminée présentent des caractéristiques qui leur sont communes."
Extraits du rapport visant à "lutter contre le racisme sur internet"

A quoi sert d'être différents si on doit être semblable ? Donc s'affirmer Blanc, catholique, hétérosexuel et royaliste (ajoutons l'appartenance politique qui a été honteusement oubliée dans ce rapport) est complètement raciste surtout si vous pensez que ce pedigree vous confère des qualités différentes des autres. Cette définition ne saurait que mettre au pilori (ou au gibet de potence) le Noir, musulman, polygame revendiqué, tout en sachant qu'un seul critère est nécessaire pour être voué aux gémonies. Dans le même ordre d'idée on pourrait en déduire qu'une bande de jeunes hommes autoproclamés "gays" se réclamant d'une communauté et défilant dans les rues tous les ans à date fixe sur des chars tel le régiment motorisé de Mourmelon serait aussi une belle tripotée de racistes primaires.

En revanche pour être un type sympa, citoyen, ouvert, tolérant il faut être métis, athée (l'agnosticisme étant pour le moins suspect) et célibataire quadri-sexuel. L'objectif est bien entendu que tous les individus se rapprochent petit à petit de ce modèle qui éteindra toute les luttes et évitera toutes les stigmatisations. Ce sera donc la fin du racisme, le grand soir en quelque sorte. Croire qu'il suffit d'éradiquer les différences pour supprimer les luttes me parait pour le moins léger. Un nouveau gros mensonge à faire avaler à la populace comme celui de la disparition de l'État par le communisme. Rappelez-vous, après le grand soir il y a les lendemains qui chantent, tout va bien, plus de renard dans le poulailler, on peut supprimer l'Etat et vivre en pleine harmonie. C'est idiot, c'est vrai, mais des millions de gens y ont cru, d'autres millions à qui on a demandé de croire ont été sceptiques (paix à leur âme) et d'autres encore n'y ont pas cru (c'étaient des "chiens" dixit Jean-Paul le bigleux). Nous voilà donc dans un nouveau communisme, à peine sortis du précédent. Les temps nouveaux vont à nouveau nous plonger dans le mensonge intégral et les gogos sont déjà prêts à gober. Comme dit l'adage populaire "plus c'est gros plus ça passe". Ne vous alarmez pas, le trou est en phase de taraudage depuis plusieurs décennies maintenant et rares sont ceux qui craignent la douleur, c'est ainsi que le petit Mouloud en jouit d'avance.

Pour vous mettre sur la voie vous devrez donc tous les jours, en plus des 5 fruits et 5 légumes, vous répéter qu'un Catholique et un Bouddhiste ne sont pas différents, qu'un Blanc et un Noir sont identiques (ça c'est facile !) ou qu'un hétéro et un homo partagent des valeurs communes. C'est la méthode du communisme light actuel, pour arriver à l'atomisation il faut passer par une période de lobotomisation, bien plus efficace et bien moins chère que les "polémiques" camps de concentration, qui finalement avaient un taux de rééduqués très faible puisque beaucoup avaient la mauvaise idée d'y mourir. Avec les nouvelles méthodes, on tue socialement, ce qui se révèle bien plus efficace.

A contrario si vous pensez que le premier paragraphe de cet article - que j'ai laissé contrairement au conseil de Léon Daudet qui disait, à juste titre en l'occurrence, qu'un article s'en trouvait meilleur quand d'autorité on supprimait le premier paragraphe - est complètement stupide alors vous aurez à l'avenir du souci à vous faire car Mouloud et ses sbires vont en vouloir à votre boîte à suchard...

 

08 février 2010

A la terre ou à la masse ?

suguenot_voeux.jpgAlain Suguenot, député-maire de Beaune, a envoyé à ses correspondants un peu de terre de Bourgogne pour la présentation de ses vœux. Parmi les quelques happy few figurait son ami Michel Mercier, ministre de l'espace rural. Au ministère de l'espace rural on sait plein de choses, on a des experts très compétent en tout ce qui concerne la ruralité mais apparemment on n'a jamais vu une motte de terre. Branle bas en ouvrant la lettre ! Chiens renifleurs, brigade anti-terroristes et même Samu car les employés du palais commençait à ressentir des démangeaisons. Voyez un peu comment vous êtes gouvernés bande de votants ! Un colis suspect contenant de la terre signé de la main d'un député et on mobilise tout le saint-frusquin. De la terre qu'on vous dit ! Sûr, ils ne pouvaient pas savoir ce que c'était au ministère de l'espace rural, ce n'est pas dans leurs attributions. Une fois le produit identifié les démangeaisons ont cessé mais le député s'est vu convoqué pour explications.

Nous étions bien en France en plein débat sur l'identité national (car depuis le débat a été officiellement clos, un peu comme la période de chasse en somme). Prochaines expériences pour faire trembler les ministères : envoyer un juge au ministère de la Justice, comme vous êtes drôlement habillé !, un contribuable à Bercy, comme vous semblez pauvre mon ami !, un routier au ministère des transports, vous conduisez toute la journée ?! vous travaillez quand ?, un policier au ministère de l'intérieur, attention un voyou, il a un pistolet !, j'en passe et des meilleurs...

 

27 janvier 2010

Coup de torchon

libé.jpgComment prouver qu'un journal est un torchon ? Ou encore comment prouver que le dit-journal n'applique ses "thèses" que dans certains cas précis, quand ça l'arrange en somme ? Vous penserez certainement qu'il est très difficile d'atteindre une rigueur intellectuelle irréprochable. Certes ! Mais parfois ça frise la malhonnêteté, d'où le qualificatif de "torchon".

Prenons au hasard le journal Libération et un sujet aussi consensuel (pour sa rédaction) que la peine de mort. Évidemment tous les libérationneurs sont contre la peine de mort, et c'est à leur honneur (je suis personnellement contre sauf dans le cas de haute-trahison). Prenons ensuite au hasard deux cas d'individus condamnés à la peine de mort et regardons le traitement qu'en fait le journal sus-nommé.


1. le cas de Wesley Cook, alias Mumia Abou Jamal, condamné à mort pour meurtre
http://www.liberation.fr/monde/010131666-la-fausse-victoire-de-mumia-abou-jamal

2. le cas de Ali Hassan al-Majid, dit Ali le chimiste, condamné à mort pour de multiples raisons notamment le gazage de 5000 kurdes
http://www.liberation.fr/monde/0101615601-ali-le-chimique-a-ete-pendu

La comparaison est immédiate. Dans le cas 1 il est fait état d'une opposition à la peine de mort. Dans le cas 2 la peine est commentée de façon laconique sans référence à une quelconque opposition envers le procédé. Deux poids deux mesures, comme d'habitude. Ali le chimiste était un pur salopard, personne n'en doute, mais il aurait pu avoir droit aux mêmes égards que n'importe quel condamné à mort dans un pays étranger. On remarquera que l'article n'est pas signé alors qu'il l'est dans le cas du camarade Mumia.

On en déduit, et on pouvait s'en douter, que Libération est un canard qui pratique la géométrie variable (non euclidienne donc). Contre la peine de mort, mais plutôt pour quand ce sont des méchants et que tout le monde en convient. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'on sait où il aurait été en 1940 mais presque... (attaque de bas-niveau mais on s'adapte à sa cible)