Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11 octobre 2011

En passant

Depuis que je suis devenu femme au foyer j'ai beaucoup plus de temps mais aussi la très désagréable impression que mon cerveau s'est transformé en yaourt allégé. Faut vous dire que depuis quelques semaines je ne vais plus à la Bang Bang aéronautique. Ils ont décidé de se séparer de la moitié du personnel, et coup de chance, je fais partie de la moitié qui a le droit de rester chez elle contre une indemnité supérieure au salaire précédent et un chèque représentant au moins le triple des économies de toute une vie d'un salarié moyen. Comment ai-je gagné à cette loterie ? C'est très simple, ça s'appelle un plan social. Quand une entreprise va mal elle a le droit de licencier du personnel, autant que ses comptes le justifient, mais pas qui elle veut. Sont licenciés ceux qui ne répondent pas à tout une palanquée de critères dits sociaux. Ainsi une boîte qui fait un plan social peut se retrouver in fine avec la totalité de ses boulets et de ses cassoces, en même temps qu'elle doit signer un chèque à ses meilleurs éléments. Une entreprise qui se lance dans la voix du plan social peut d'ores et déjà afficher des Pater et des Ave sur les panneaux syndicaux tellement ses jours sont comptés par ce même processus qui est censé préserver l'emploi (on notera au passage que l'expression plan social n'existe plus car elle a été judicieusement remplacée par le très brejnévien plan de sauvegarde de l'emploi).



Vous penserez qu'avec la liberté qui m'a été rendue j'aurais plus de temps pour faire parler Paul. Que nenni ! N'oubliez pas que l'oisiveté est mère de tous les vices. De plus, qu'ai-je à dire sur les primaires socialistes ? Avec tous le respect que j'ai pour les socialos, je n'ai pas grand-chose à dire sur ces chancres de la solidarité. Steve Jobs ? J'ai découvert son existence il y a 6 mois par un de mes manageurs qui avaient même une tête de pomme. Je ne comprends toujours pas pourquoi tous les quidam connaissent le nom de ce type sous prétexte qu'ils ont un des produits de la société dont il est le PDG. J'achète toutes les semaines des BN à ma fille sans savoir le nom du PDG de cette biscuiterie, idem pour ma voiture qui me rend infiniment plus de services que le Macintosh que je n'achèterai jamais. Bref je vais essayer d'être plus présent ici, car il y a quand même deux trois choses que j'essaierai de faire passer entre les lignes...

07 juillet 2011

Outing politique

Le Monde a fait un recensement de tous les blogs politiques en établissant une sorte de carte. Paul Debedeux & fils est répertorié dans la catégorie des blogs d'extrême-droite... C'est vrai que je n'ai pour ainsi dire aucun ami de gauche, c'est vrai que tous mes amis sont Blancs (pas toute ma famille...), c'est vrai que ma bibliothèque ne souffre aucun tabou, mais de là à en déduire que ce blog est d'extrême-droite, non ! C'est un pas que je n'ai jamais osé franchir, je le confesse bien volontiers, plus par souci de ne pas avoir d'emmerdements que par conviction. Je l'avoue, encore bien volontiers, ce blog est censuré. Je n'irai pas jusqu'à dire "auto-censuré" car je ne pratique pas les coupes sombres de bon cœur mais parce que la loi est ce qu'elle est. Il parait évident dorénavant que ce qui trotte dans la tête de Paul Debedeux, ce personnage de fiction, serait susceptible de tomber sous le coup de la loi (parfois, me dit-on, de façon imprescriptible). Bref, sachez pauvres lecteurs qu'ici vous ne bénéficiez pas du Meilleur de.

19 mai 2011

Management moderne

A la Bang Bang aéronautique (NDLR : employeur de Paul Debedeux) ça ne va pas trop fort. Les résultats ne sont pas fameux, comme ils ne diront jamais sur les plaquettes annuelles destinées aux actionnaires (on parlera plutôt de consolidation ou de redéploiement). Les causes de cette déroute sont multiples mais dues en partie à une gestion que nous qualifierons de financière à la feuille excel. Pour illustrer ce propos je vous livre grosso-modo la teneur d'une conversation par laquelle on justifie le nombre de licenciés dans le service.

- Nadine !

- Oui monsieur.

- Nous dépensons trop d'argent. Il faut économiser 18 millions d'euros dans le service, on va donc licencier 300 personnes.

- Mais nous ne sommes que 200 !...

 

 

03 mai 2011

Bannissement/Sondage

Un commentateur autoproclamé "Justicier" pollue ce blog par des commentaires beaucoup trop longs et parfois déviationnistes en proclamant que le coran est une science exacte.

Je réunis donc un comité central virtuel. Y participe qui veut. L'ordre du jour de la séance est : "Voulez-vous bannir le Justicier de ce blog ?"

Vous avez deux journées entières pour répondre c'est à dire jusqu'à ce qu'on voit à 17% le premier quartier de la lune (y compris à Santiago du Chili).

Dans un souci démocratique le vote à la majorité sera retenu (sauf résultat non conforme...) et le président du vote que je suis ne prendra pas part au scrutin.

La sentence sera exécutoire à l'issue de ce vote.

 

NB : Afin que les débats se produisent en pleine liberté, sans aucune influence extérieure, j'ai procédé à un bannissement préventif.

17 mars 2011

01 Ain

Petite réunion informelle entre collègues sur la façon de se rappeler la suite de chiffres qui permet de configurer un code d'accès à un serveur qui permet de mettre à jour les données des dernières ailes construites à la Bang Bang aéronautique. Très technique tout ça et bien chiant au demeurant. Une collègue fait montre de sa diversité de minorité très visible au niveau du buste en proposant une astuce mnémotechnique qui associe à chaque chiffre une position dans une pièce de la maison ainsi qu'un nombre de personnes présentes. On s'enrichit vraiment de la diversité... Voyant qu'on part dans un délire qui ne va que compliquer les choses je propose de couper court à cette méthode et d'en revenir aux fondamentaux. "Et si par exemple on utilisait les départements ?" Interrogation de la part de la demoiselle aux gros yeux qui, soit ne sait pas de quoi je parle, soit le sait et me prend pour un vieux con. "Oui par exemple 70 ce serait..." A ce moment j'ai un trou de mémoire, 71 c'est la Saône-et-Loire donc 70... "Haute-Saône ! Haute patate !" rétorque un de mes collègues. Comme quoi il ne faut jamais désespérer du genre humain.

 

06 janvier 2011

Meilleurs voeux pour 2011

bonan-visuel.jpg

22 novembre 2010

Valeurs corporates

J'assistais il y a peu à un séminaire sur les valeurs à l'intérieur d'une entreprise. Le sujet étant vraiment "corporate" à la Bang-Bang aéronautique c'est notre directrice des ressources humaines en personne qui s'y est collée (autrefois appelé directeur du personnel). Après le petit-déjeuner de groupe avec de petits croissants et de petits cafés nous avons pris place dans une vaste salle aux sièges très inconfortables. Tout de suite la première salve de "slides" qui allaient nous installer dans une douce torpeur. Chacun savait qu'on apprendrait rien ici mais il faut bien faire semblant... L'introduction nous montra que la journée allait être divisée en 4 grands chapitres comme autant de valeurs qu'il fallait promouvoir et, pourquoi pas, appliquer.


- Le savoir - Pas besoin d'expliquer, même en novlangue chacun voit bien ce que c'est.
- Le savoir être - Là aussi on voit bien ce que c'est, encore que d'une entreprise à l'autre il peut y avoir des variantes (exemple : serveur chez Hédiart ou tueur de la maffia calabraise).
- Le savoir faire - Là ça commence à se compliquer ça dépend franchement du métier. On entrera pas dans les détails des savoirs-faire de la Bang-Bang (keep your secret secret)
- Le faire savoir - On arrive dans le dur, la partie dont raffolent les pipoteurs mais qui fait royalement chier tous les productifs. C'est la "valeur" sur laquelle insitent le plus les entreprises autoproclamées modernes. Il faut transmettre le savoir à ses collègues, même si parfois ça rapporte autant que de tondre un oeuf. Mais c'est une "valeur" qui permet à l'employeur de se dire que personne n'est indispensable et donc de pouvoir vider n'importe qui sans vergogne.

A ce moment-là de la présentation - on était encore à l'introduction donc on regardait encore la partie supérieure de notre directrice - je suis intervenue pour suggérer un dernier chapitre comme une cinquième valeur ayant fait florès depuis quelques temps dans le management : le faire-faire. Soudainement il y eut un brouhaha dans la salle, les uns riaient à se taper les côtes les autres avaient l'air offusqué mais tous en ont profité pour s'agiter un peu et décontracter le bassin avant de reprendre une position plus corporate d'écoutant. Je me doutais bien que ma cause allait produire des conséquences, ce qui n'a pas tardé à survenir. La directrice a paru amusée mais m'a bien fait comprendre que la plaisanterie n'avait pas cours dans une grande multi-nationale et encore moins le mauvais esprit.

 

Je me suis rassis, très satisfait de mon bon mot, je n'ai pas écouté un traître mot de ma directrice,
et j'ai passé trois heures à regarder ses jambes.

 

20 septembre 2010

Des nouvelles du front

A la Bang Bang aéronautique ce n'est pas comme chez St Yorre où ça va fort très fort, non ça ne va pas fort pas très fort. Denise, ma secrétaire, prétend même que ça va finir par mal finir. Je ne lui réponds pas mais mon regard lui annonce par la forme de mes yeux sa future indemnité de licenciement, double zéro ! Les résultats sont en berne, pas comme le Fort-Knox suisse mais bel et bien comme l'ajectif français qui annonce qu'on va bientôt baisser pavillon.


Tout a commencé le jour où a été recruté une jeune équipe dirigeante qui a décidé de but en blanc que tous les succès accumulés depuis 50 ans n'étaient que le fruit du hasard et que nos méthodes de travail étaient celles de vieux con bon pour la casse. Pour faire simple ils nous ont fait comprendre que la carte vermeil ce n'était plus ça et qu'il fallait passer aux miles. Vous imaginez bien que la suite n'a fait que corroborer ces belles intuitions. Aujourd'hui nous avons beaucoup de miles mais plus un client ni un kopek. Ces gentils sorciers modernes de l'industrie se levaient le matin pour ahaner toute la journée "croissance à 2 chiffres !" Trois ans plus tard, non sans mal, nous y sommes arrivés... -50% de chiffre d'affaires. Même à la Samaritaine on n'avait jamais vu de telles réductions. Néanmoins nous avons su rester positifs car Christine Lagarde a expliqué entre temps qu'il existait une "croissance négative".


Résultat de cette belle parenthèse, qui pourrait ne pas avoir de fin, on a rappelé les vieux cons au son de "C'était mieux avant".

18 février 2010

Bof mode

J'étais tranquillement dans mon supermarché de la upper-middle-class. Le caddie était remplie de denrée non-périssable, non frigidairisable (l'habitude d'avoir vécu longtemps sans). A l'approche du rayon pinard, afin de trouver un petit cru de table, les sens sont à nouveaux en éveil. Le regard se fait plus perçant, style avion-renifleur, et les portugaises se désensablent. Arrive donc au cerveau la propaganda diffusée par la radio interne du magasin. C'est une chronique de mode qui nous est proposée par une certaine Mademoiselle Agnès. La voix est grave, posée et légèrement mutine, celle des femmes qui sont au comptoir les jambes croisées sur un tabouret. Cette Mademoiselle Agnès doit être une ancienne pensionnaire de Madame Claude. Le ton est la confidence, elle va nous donner ses trucs et livrer les dernières tendances au péquenot que je suis. Rapidement je comprends qu'elle s'adresse plutôt à la "working girl". C'est tout jargonnant et anglicisant. De mémoire il y a du "trendy", du "cool", du "chic et pas cher" et tout un tas de saloperies de fashionistes. La fin est grandiose, "il faut casser les codes". Je reste béat quelques secondes. Y a-t-il encore quelque chose à casser, surtout dans la mode ? C'est toujours le même cirque, tout est foutu mais il faut mettre encore une autre couche. La bête est à terre mais on ne sait jamais elle pourrait se relever. De mon côté je décide de ne pas casser les codes, le vin pour ce soir sera un petit "canon du maréchal".

 

08 février 2010

Mouloud concours

Chers amis de la réacosphère,

L'an dernier il y avait eu l'élection du meilleur blog de la réacosphère. Cette année, pour une raison qui m'échappe totalement, nous n'avons rien vu venir. Pourtant la qualité des publications (sauf votre serviteur...) s'est amélioré. Certains blogueurs mériteraient de se voir compiler et envoyer dans les bonnes librairies mais c'est une autre histoire.


Le problème de l'élection de 2008 c'était son objectivité toute relative et son mode de fonctionnement. Il semble bien que le vote, mode de calcul contesté par beaucoup d'entre nous, ne soit pas le meilleur moyen de nous attribuer un sésame. C'est un peu comme si un médecin se faisait soigner par un marabout, ou comme si un gauchiste mettait un ayatollah sur sa liste électorale. Il faut donc trouver une méthode objective et un jury extérieur. Vous me voyez venir...


Je propose donc pour 2011, en récompense des efforts de 2010, de décerner les "Réacawards" par l'intermédiaire du rapport annuel du MRAP. Si cette méthode peut recueillir l'assentiment de tous il serait ensuite assez facile de déterminer des critères objectifs pour décerner des prix. Cela pourrait être par exemple le nombre de lignes consacrés à un blog ou encore l'indice de dangerosité décerné par Mouloud et ses sbires. Il va de soi, si tu nous lis Mouloud, que l'on pourrait apporter une petite participation aux frais, ne serait-ce que pour recevoir chacun un exemplaire relié certifié conforme.