jeudi, 24 septembre 2009
La grande peur
Ce qu'il y a de bien à notre époque c'est que tout compte fait on peut se permettre pas mal de chose sans trop attirer l'attention des cerbères de la bien-pensance. Tout un tas de gens sont vigilants, prêts à dégainer dès qu'il y a suspicion de racisme, d'antisémitisme ou de mal-traitance des clébards. Mais quelle est la formation de ces cadors ? Quelle est leur culture ? Je ne vous donne pas la réponse, je vous laisse la trouver et vais vous donner un exemple pour illustrer mon propos.
Ainsi il est parfaitement possible à la Bang Bang aéronautique, dans un univers de bac+5, de passer pour quelqu'un ayant 0 faute au test de tolérance et de déposer en toute quiétude quelque brulot antisémite sur son bureau sans éveiller l'attention de qui que ce soit. C'est ce que je fais depuis une semaine en lisant dans le métro un poche dont l'auteur fait l'apologie d'Édouard Drumont et de la lutte antisémite qui sévit tout au long de la IIIème république. Arrivé au boulot ce livre trône sur mon bureau. Un seul type m'a posé une question mais il se trouve qu'il ne connaissait pas l'auteur, qui pourtant est tellement connu que son prénom ne figure même pas sur la couverture.
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mercredi, 05 août 2009
Seul l'été
Quand on est seul l'été et que nos femmes sont à la plage... on philosophe. Au diable les légumes et les idées toutes faites !
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mercredi, 01 juillet 2009
Si tout le monde faisait comme ça...
Qui ne s'est jamais entendu dire "ba, si tout le monde faisait comme ça !" ? Quand vous dites que vous ne votez plus pour les partis traditionnels mais pour les dynamiteurs ou les bouffons : "ba, si tout le monde faisait comme ça !". Quand vous dites que vous allez vider vos comptes car vous n'êtes pas sûr de ne pas être plumé par les banques : "ba, si tout le monde faisait comme ça !".Quand vous dites que vous pliez votre déclaration de revenus à l'aide de 150 épingles : "ba, si tout le monde faisait comme ça !". Quand vous dites que vous ne payez plus qu'une carte orange 2 zones au lieu de 3 pour vous rembourser préventivement des grèves et des retards : "ba, si tout le monde faisait comme ça !". Quand vous dites que vous mettez vos poubelles dans LA poubelle, vous fichant de la couleur : "ba, si tout le monde faisait comme ça !". Les exemples sont légion. Un réac n'est pas à l'abri de se prendre une bordée de "ba, si tout le monde faisait comme ça !" à la fin de chacune de ses phrases.
Cela dit, cette phrase, aussi bête soit-elle, peut nous servir. Hé mon con, tu sais qu'on peut régler une partie du chômage en achetant français : "ba oui, si tout le monde faisait comme ça !". Hé mon mon con, tu sais qu'on peut tuer la presse aux ordres en ne l'achetant plus : "ba oui, si tout le monde faisait comme ça !". Hé mon mon con, tu sais qu'on peut régler le problème de la dénatalité et de l'immigration en faisant des enfants : "ba oui, si tout le monde faisait comme ça !". Hé mon con, tu sais qu'on peut faire plier les grandes surfaces en achetant dans le petit commerce : "ba oui, si tout le monde faisait comme ça !". Là aussi les exemples sont légion.
Comportons-nous comme des moutons mais des moutons intelligents ! A la façon de : "le mouton est un loup pour l'homme".
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jeudi, 18 juin 2009
Un Poisson dans l'eau
Samedi soir dernier, à l'heure des "before" la soirée en boîte, j'assistais à une double conférence dont le thème était le Grand Siècle. Une heure avec Jean-Christian Petitfils nous parlant de la vie de Louis XIV, une petite collation où il n'y avait rien qui puisse justifier d'aller au-delà de la modération, puis une heure avec Georges Poisson nous relatant la vie d'un personnage haut en relief, le duc de Saint-Simon, celui des Mémoires. C'est pour Louis XIV que je suis venu et comme souvent c'est l'outsider, ce vénérable George Poisson, qui a su me passionner à la vie de Saint-Simon.
J'étais en compagnie du non moins vénérable Conservateur, nous venions de finir rapidement notre verre d'orangeade et de s'enfiler quelques Delacre (ambiance quatre heures des bonnes familles sous un tilleul) lorsque le maître de cérémonie nous rappela à l'ordre pour que Monsieur Poisson se jette à l'eau. Du haut de ses 75 ans bien tassés il ne s'est pas assis, il est resté debout sur l'estrade à nous parler tel un troubadour de la vie de Saint-Simon. 50 ans de lecture bien poussée des 26 tomes des mémoires de Saint-Simon ont fait de lui un presque personnage du Grand Siècle. Une langue magnifique, un art oratoire consommé, des anecdotes en veux-tu en voilà, des expressions imagées et drôles. Un vrai moment de bonheur ! A aucun moment moment je n'ai regretté ce samedi soir dépourvu de dance ou de tecno.
La soirée s'est terminée dans une sorte de brasserie du 8è arrondissement autour d'une bière sans picon mais avec le Conservateur. Les sujets abordés furent relativement banals pour des gens de notre espèce mais probablement étrangers à notre entourage composé "à base de" petites pouffes ras la touffe ou de mac en Ferrari ras du plancher.
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vendredi, 29 mai 2009
Changement dans la continuité
Notre méconnaissance de la vie était telle, que nous en étions à croire que boire avec une paille une de ces boissons jaunes ou vertes, le dos calé à un fauteuil de rotin à la terrasse d'un café, symbolisait la réussite. Et plus tard, nous nous crûmes sauvés le jour où nous eûmes assez d'argent pour commander un grand verre à un garçon en veste blanche. Nous réclamions partout des pailles et des grands verres, dans tous les bistrots. Mais soudain, le ridicule nous apparut et, comme les pauvres de naissance, nous eûmes honte. Schborn cachait sa peine sous de la colère :
- Quoi que nous fassions, nous serons toujours des pauvres ! Les autres peuvent manger avec un tube, ils seront toujours « décents » - un mot qui l'avait frappé. - Nous deux, on reste pauvres jusque dans nos sourires.
Jusque dans nos sourires. C'est même ce que les pauvres savent faire le moins bien : sourire.
- Nous savons même pas parler. Pas savoir parler, c'est la fin de tout. Il y avait trop d'étrangers chez nous. On saura jamais tout à fait la langue.
Dans notre ghetto, ils foisonnaient, les étrangers. Tous ces émigrés ne trouvaient pas, une fois sur place, le travail souhaité. Ou quelquefois, des entreprises les embauchaient en masse pour dévaloriser le prix du travail. Durs à la peine, ils travaillaient - les Polonais et les Italiens surtout - pour un salaire d'esclaves. Le même jour, sur les chantiers, les ouvriers indigènes leur tombaient dessus à coups de pierre en les insultant. Tous ces déracinés comprenaient mal la fureur des autres. Ils ripostaient et on les embarquait pour le Commissariat central en les sonnant durement.
Une année, il y eut un scandale. Une importante entreprise de la ville fit venir à ses frais trois cents sujets arméniens qu'elle employa deux ou trois mois dans ses usines pour dévaloriser les salaires. De graves échauffourées s'ensuivirent, qui obligèrent l'entreprise à réemployer les ouvriers d'origine. Avec désinvolture on licencia les cobayes arméniens. L'expérience faite, on n'avait plus besoin d'eux. Se trouvant en pays étranger, ils n'avaient aucune revendication à formuler. Ca, c'est la loi. Il ne leur restait plus qu'à crever de faim ou à voler. A trois cents, bien décidés, ils eussent pu mettre la ville à sac. C'eût été de la belle ouvrage. De celle qui porte tout à coup à réfléchir sur la condition de l'homme qui n'est tout de même pas un rat.
Extrait de Requiem des innocents, Louis Calaferte, 1952
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jeudi, 11 décembre 2008
Tous les points
Les droits de l'Homme ont 60 ans ! Ce ne serait pas l'heure de la retraite ?
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mercredi, 15 octobre 2008
Comment parler aux dames (2)
Après la douceur, la fermeté...
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mardi, 14 octobre 2008
Comment parler aux dames
Paul Debedeux s'est marié.
Voici une bonne recette pour y arriver.
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jeudi, 11 septembre 2008
Globules
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mardi, 29 juillet 2008
Contre manifeste
Pour Hussard 82 au moment d'alimenter sa solitude.
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