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06 février 2014

Les tweets célèbres (5)

C'est un des tweets les plus célèbres de France, qui est passé du tragique à l'humoristique. Il est désormais employé pour mettre l'accent sur diverses causes qui sont menacées ou déjà en proie à la disparition.

 

"Omar m'a tuer."

 

Ces 4 petits mots ont produits quantité de commentaires et d'ouvrages. Dans ce tweet il y a l'accusation de racisme, Omar n'étant une dénomination ni armoricaine ni américaine, il y a la machination, l'orthographe n'étant pas digne de l'éducation de son auteur, il y a surtout une dénonciation on ne peut plus claire d'une personne qui a vu son assassin mais dont le témoignage est mis en doute par l'absence de réitération. Bref, c'est un tweet qui va rester, à tel point que d'aucuns commencent à ne plus y voir la faute d'orthographe, ce qui risque de compromettre à terme l'avenir de tous les participes passés.

 

Les plus pessimistes prévoient même que le "Omar" rentre dans le "Robert", ce qui serait un drame, avouons-le.

11 septembre 2013

Les tweets célèbres (4)

Lors des débats entre les candidats à la course (en sac) présidentielle c'est à qui balancera à la gueule de l'autre le "tweet" qui restera et fera de lui l'édile parmi les édiles. Ainsi en 1974 le regrettable Giscard gagna sa place par un "tweet" qui avait pour but de convaincre les gens de gauche mais qui aurait dû mettre la puce à l'oreille aux gens de droite tellement il était annonciateur d'un programme politique.

"Vous avez un coeur, j'ai un coeur. M. Mitterrand, vous n'avez pas le monopole du coeur !"

Giscard voulait dire en fait que les socialistes n'avaient pas le monopole du socialisme, que la droite allait prendre sa part, faire dégouliner les subventions et les acquis sociaux comme les socialos. Rétrospectivement ce tweet était le véritable programme de la droite pour les 40 années qui allaient suivre (et ce n'est pas fini).



29 janvier 2013

Les tweets célèbres (3)

La morale aujourd'hui est d'excuser les victimes et de vouloir épargner les innocents au risque de laisser dans la nature d'authentiques criminels buveurs de sang. Telle est la morale d'un Badinter qui, la main sur le cœur et le verbe ampoulé, clame à la face du monde qu'il préfère épargner un coupable plutôt que condamner un innocent. A ce petit jeu, à vouloir les épargner, on a tué bien plus d'innocents en relâchant des tueurs.

Pourtant, il y a quelques années, au moment où les Cathares voulaient la "perfection pour tous", Simon de Montfort avait réglé le problème par un tweet parvenu jusqu'à nous (bien que son IP soit contestée). Le sens de la phrase était l'exact opposé de la chienlit badinterienne :

"Tuez les tous, Dieu reconnaitra les siens."


29 novembre 2012

Les tweets célèbres (2)

C'est en 1958 que fut lancé un des plus fameux tweets sur une grande place face à une foule en plein désarroi. Il fut accueilli avec une joie débordante sur des airs de fraternité et de réconciliation.

"Je vous ai compris."

Plus de 50 ans après, ce tweet reste encore en travers de la gorge de ceux qui ont du fuir un pays dans lequel ils étaient nés mais qu'ils ne pouvaient plus appelés "leur" pays. L'auteur de ce tweet fut donc une des personnes les plus honnis de notre histoire récente à tel point que d'aucuns ne veulent même pas citer son nom pour le vouer à jamais à l'oubli. Après coup, beaucoup de ces "trahis" ont reformulé ce tweet de la façon suivante :

"Je vous hais, compris ?"

Nous n'aurons jamais le fin mot de l'histoire, ni l'orthographe exacte de ce cours message puisque l'auteur du tweet a vu son compte supprimé par le grand administrateur peu de temps après de multiples tentatives de piratage.

05 novembre 2012

Les tweets célèbres (1)

La femme du président a définitivement popularisé le "tweet" en l'utilisant pour envoyer dans les caniveaux électoraux l'ex de son jules actuel. Le tweet électronique n'existe que depuis peu, pourtant l'Histoire a toujours vécu avec le "tweet" ordinaire, le bon vieux message sur papier ou radio-diffusé. Ainsi dans cette série nous rappellerons à la mémoire des uns et des autres les plus fameux des messages en moins de 140 caractères.

Pour rendre hommage au dernier des tweets célèbres, celui de la femme du tout-mou souhaitant la victoire de Falorni, la mise en lumière du fameux tweet de Pierre Laval s'impose. Il avait, quoi qu'on en pense, des ambitions un tant soit peu plus élevées que l'élection d'un obscur député des Charentes-Maritimes. D'ailleurs, les députés, il avait réglé leur sort avec le Massilia puis avec l'épisode théâtral du 10 juillet.

"Je souhaite la victoire de l'Allemagne, parce que, sans elle, le bolchevisme demain s'installerait partout."

Un tweet qui lui fut beaucoup reproché. Quand on pense aujourd'hui à tous ceux qui fricotent avec les doryphores, tout en ayant une certaine complaisance pour les cocos... Brrrrr ça fait froid dans le dos.


03 janvier 2011

Plus de sous

Il y a quelques jours j'ai glané une expression à la sortie d'un ministère. L'endroit était peu probable pour recueillir cette perle qu'est "ça m'a coûté 3 francs six sous". Il est donc probable qu'elle fût utilisée dans un cadre privé. Il ne vous aura pas échappé non plus que le traité de Maastricht n'avait pas prévu de la réactualiser. On dit donc toujours "3 francs six sous" alors que le franc a déjà, hélas mais momentanément, depuis presque 9 ans disparu. Quant aux sous ils me font inexorablement penser à mon arrière grand-mère qui acheta son permis de conduire en 1914 et qui employait cette monnaie alors qu'elle ne tintait plus dans les porte-monnaie depuis plus de 100 ans.
Rappelons à nos chers lecteurs qu'1 sou valait 5 centimes donc 3 francs six sous valaient 3 francs et 30 centimes (anciens...), ce qui fait en euro environ 0,5 centimes* (ou cents pour les plus modernes), ce qui justifie bien le sens de l'expression malgré l'extraordinaire puissance de l'euro face au dollar.

La semaine prochaine je m'attaquerai à une autre locution, glanée cette fois dans un bistrot : "on est chez nous quand même !" Outre la faute de français qui rappelle le "on les aura !", autre expression fautive d'un général qui devait devenir chef de l'État**, l'auteur s'efforcera de définir qui est "on", qui est "nous" et où est "chez".

 

* On remarquera au passage qu'il est désormais physiquement impossible de payer un article 3 francs six sous. Il faudrait avoir recours à un mode de paiement électronique moderne.

** Un général qui devient aussi maréchal mais n'était pas Mac-Mahon.


16 décembre 2010

Post démocratique

Autrefois, quand c'était mieux pour parler comme au bistrot, il y avait d'un côté les républiques bananières avec à leurs têtes de méchants Noirs aux dents blanches carnassières et aux comptes en banque bien remplis, et de l'autre côté les démocraties vertueuses avec à leurs têtes des présidents de la république, des chanceliers ou des premiers ministres aux dents blanches bien limées. C'était une époque où les premiers se faisaient élire à coup de 94% face à des candidats fantoches alors que les seconds bataillaient pendant des mois pour arracher la victoire du haut d'un 51%. La morale politique à l'époque était de dire que plus le score du vainqueur était proche de 50% moins on était dans une république olé-olé et plus on était démocratique.

Ça c'était le bon vieux temps, un temps où les curseurs étaient identifiables même si les ordinateurs n'avaient pas encore gagnés les foyers. Depuis il y a eu ce funeste 21 avril qui a mis tout par terre. Un président blanc élu avec 82% des suffrages ! On en rigole encore à Lomé et à Libreville. Tous les repères ont volé en éclat et cela a même donné des idées à l'Afrique. Certains se sont dit : puisque la France élit ses huiles avec 82% on va élire les nôtres à coup de 50% comme ça ils nous lâcheront la grappe avec leurs leçons de démocratie. Ils virent que cela était beau. Mais un gars formé à l'école du socialisme, du progressisme donc du toujours plus, s'est mis en tête d'aller encore plus loin. Se faire élire avec moins de 50% des votes comme gage de la totale démocratie. C'est toute l'œuvre, l'avancée démocratique, de Laurent Gbagbo, premier président de l'histoire universelle élu avec moins de 50% des votants. Plus personne ne pourra désormais taxer son pays de république bananière, d'autant plus que c'est un producteur de cacao. On attend maintenant un signe des anciens pays à "50% et un peu plus" où pour l'instant l'avancée démocratique n'a pus être testée, non sans succès, que sur le referendum.

18 novembre 2010

Gloire au Rouge !

C'est aujourd'hui l'arrivée du beaujolais nouveau. Cette année c'est le 18, seulement une semaine après le 11 novembre. On aura cette année, non pas un commentaire sur le il-a-un-goût-de-banane ou le il-était-meilleur-l-année-dernière, mais une pensée pour les Poilus qui ont carburé pendant 4 ans dans les tranchées au gros rouge. C'est lui qui les a accompagnés et qui leur a très probablement fait gagner la guerre face au schnaps, comme les bottes de cuir en 1940 ont écrasé les bandes molletières.


Le gros rouge, à défaut d'une médaille d'or du salon de l'agriculture, aurait pu être décoré d'une médaille militaire ou au moins d'une citation, des pigeons et des chiens ont bien eu droit à cet honneur.

 

02 juin 2010

C'était mieux avant (VII)

C'était il y a maintenant 20 ans, une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Notre professeur, une demoiselle plus proche des palmes académiques que des fiançailles, nous enseignait le Français selon une méthode fort simple qui consistait à faire un cours magistral puis à donner des exercices dans le Bled* (grammaire, orthographe, conjugaison; on n'avait pas la prétention de faire de la littérature avec des collégiens). En fait la méthode cours + exercices n'a valu que le premier jour car à partir du second s'est instauré le quart d'heure d'angoisse liminaire, l'interrogation orale sur le cours de la veille. Ça c'était du lourd, comme l'atmosphère des instants précédant la désignation de la victime. Celle-ci devait se lever et répondre aux questions par un ânonnement mi-forcé mi-intelligent. La note était reportée directement sur le carnet qui allait immanquablement se retrouver dans les mains de parents plus attentifs aux mauvaises notes qu'aux bonnes. Autant dire qu'il était impératif de savoir sa leçon sur le bout des doigts.

Néanmoins nous vivions ces moments-là comme les délices de Capoue en comparaison des méthodes qui avaient cours dans les pensionnats de nos parents.

* le Bled n'est pas un village fantasmé d'outre Méditerranée mais un recueil des principales règles de la langue française


12 novembre 2009

C'était mieux avant (VI)

vieux_bus.jpgJ'ai pris le bus il n'y a pas longtemps et cela faisait un bon bout que je ne l'avais pas pris. Je crois que ça remonte au temps où le 48 partait de la porte de Vanves, c'est dire que ça fait presque 15 ans. C'était le temps où les banquettes étaient encore en sky orange. Je ne vais pas m'attarder sur le confort  de l'assise car chacun sait, y compris le plus progressiste des crétins, que c'était mieux avant sur ce point-là. Mon bref passage dans ces nouveaux bus m'a permis de comprendre que le c'était-mieux-avant portait surtout sur la boîte de vitesse. N'ayez crainte, ça ne sera pas trop technique.

 

Ces nouveaux bus disposent apparemment d'une boîte de vitesse hydraulique et automatique, donc les vitesses passent très vite et l'à-coup est brusque, la mécanique n'a pas le temps de respirer et de prévenir l'usager en lui disant "attention, je vais changer de vitesse, il va y avoir une petite secousse, alors tiens-toi sinon tu vas valser". Autrefois c'était tout le contraire avec nos anciens bus à boîte de vitesse semi-automatique (souvenez-vous du petit boitier carré avec mini-levier à portée de la main droite du chauffeur). Au moment d'un changement de vitesse on entendait d'abord le moteur baisser en régime, c'était le signal devenu inconscient pour se tenir en vue d'un changement de vitesse. La reprise était plus brusque, certes, mais elle était anticipée. Il était rare de voir quelqu'un en difficulté sur l'arrière des chaussures en priant pour qu'il y ait un petit ralentissement qui le remettrait d'aplomb.

 

Tout cela a disparu, les machines ne prennent même plus le temps de nous parler, de vivre, de respirer, de se faire comprendre.