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05 février 2013

Education à l'ancienne

martinet,homo,gay pride,éducationSamedi soir dernier, en compagnie d'amis qui ont une fâcheuse tendance à penser comme moi, nous devisions sur la façon d'éduquer nos enfants. En somme nous comparions nos méthodes de rétorsion. Est rapidement venu sur la table le fameux martinet, le graal utopique du dernier ressort lorsque tout a déjà été essayé. Nous nous sommes accordés sur le fait que le martinet était l'arme ultime, dans le sens où son taux de réussite était de 100%. Point besoin de l'utiliser dans la plupart des cas, il suffit de l'évoquer ou de le montrer. Mais encore faut-il en avoir un. Et où se le procurer sinon ?

C'est là que la discussion à commencer à dévier immanquablement vers le "gode point"*. En effet la première idée pour trouver cet outil fut d'aller fouiner dans une animalerie ou chez un vendeur de chiens où naguère on voyait ce genre d'ustensile en vitrine. Hélas, ces magasins ont été remplacés par des salons de beauté pour chien où le martinet a fait place à une pierre ponce ou un shampoing anti-puces. Vint ensuite l'idée, lâchée avec pudeur, qu'on pouvait trouver ce multi-fouet du côté de Pigalle dans les magasins destinés aux sexuellement tourmentés. Même tonneau que pour les clébards, ces pratiques sont retournées aux oubliettes depuis l'avènement des "toys". Vint finalement l'idée, lâchée avec une moue joviale et moqueuse, qu'on trouverait forcément un martinet chez les sodomites de la gay pride, ces derniers gardiens de la tradition...

 

* gode point : à l'instar du godwin point c'est un autre point d'accumulation dans une conversation qui ramène celle-ci vers un sujet lié aux utilisateurs de godemichet - aux homos comme ils disent.

02 juin 2010

C'était mieux avant (VII)

C'était il y a maintenant 20 ans, une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Notre professeur, une demoiselle plus proche des palmes académiques que des fiançailles, nous enseignait le Français selon une méthode fort simple qui consistait à faire un cours magistral puis à donner des exercices dans le Bled* (grammaire, orthographe, conjugaison; on n'avait pas la prétention de faire de la littérature avec des collégiens). En fait la méthode cours + exercices n'a valu que le premier jour car à partir du second s'est instauré le quart d'heure d'angoisse liminaire, l'interrogation orale sur le cours de la veille. Ça c'était du lourd, comme l'atmosphère des instants précédant la désignation de la victime. Celle-ci devait se lever et répondre aux questions par un ânonnement mi-forcé mi-intelligent. La note était reportée directement sur le carnet qui allait immanquablement se retrouver dans les mains de parents plus attentifs aux mauvaises notes qu'aux bonnes. Autant dire qu'il était impératif de savoir sa leçon sur le bout des doigts.

Néanmoins nous vivions ces moments-là comme les délices de Capoue en comparaison des méthodes qui avaient cours dans les pensionnats de nos parents.

* le Bled n'est pas un village fantasmé d'outre Méditerranée mais un recueil des principales règles de la langue française