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15 avril 2010

Pour 100 milliards t'as plus rien

La France dépense 100 milliards d'euros par an pour l'éducation dite nationale, ce qui en fait, et de loin, le plus gros poste budgétaire (7% du PIB, pour les spécialistes). Pour ceux qui disent que pour qu'il y ait une bonne éducation il faut qu'il y ait "plus de moyens" ce sont déjà des chiffres encourageants qui sembleraient accréditer la thèse selon laquelle notre système éducatif est déjà bon (voire "assez bon" pour reprendre la prose sondagière).

Si en plus vous avez remarqué que la télé française fait régulièrement son devoir de mémoire en proposant des films, des séries, des reportages sur les victimes de la Seconde Guerre mondiale, vous serez probablement en droit de penser que nos chers concitoyens sont au jus sur pas mal de sujets liés à l'Allemagne, aux Juifs, à la déportation.

Il y a quelques jours j'étais encore de ceux qui pensait cela mais je me trompais. Sur le moment ça m'a fait de la peine pour tous ceux qui rabâchent en permanence en vendant de la repentance, de la mémoire ou du souvenir. Tout ça pour rien ! Ce moment décisif c'était au bureau quand une discussion sur l'Allemagne est venue sur le tapis. Un collègue ne se souvenait plus du nom de l'Allemagne d'avant guerre (bizarre comme question déjà...). Je voyais bien ce qu'il cherchait alors je lui ai dit "l'Allemagne nazi". Il ne semblait pas satisfait. "Oui mais le nom du parti, de l'idéologie ?" "Le national-socialisme" lui répondis-je tout à trac. C'était bien ça qu'il cherchait. Dans la foulée un autre se manifeste en disant "oh, ça me rappelle des souvenirs ça, c'est trop loin dans ma mémoire !" Voilà où on en est chez mes collaborateurs qui ont éclusé toutes les classes jusqu'au bac puis les bancs de la fac. Ça nous promet encore de longs stages de propagande rééducative.

18 février 2009

C'était mieux avant... quoique

pci.jpgIl y a en ce moment un grand débat sur l'Education dite nationale. Il parait que le niveau baisse et que les élèves d'aujourd'hui sont nuls en orthographe. C'est une querelle sans fin. Avec les chiffres de l'administration française on peut prouver tout et le contraire de tout.

Certains signes néanmoins nous montrent que notre système scolaire a quand même pris un sérieux coup dans l'aile. Aucun des nouveaux dictateurs qui s'installent ici ou là n'a de cursus universitaire français, ce qui n'était pas le cas dans la première partie du 20è siècle.

Les idées véhiculées par notre République seraient-elles démodées pour tenir une bonne dictature populaire, prolétarienne et heureuse ? Ou alors, et j'ouvre le débat, est-ce que nous ne savons pas encore voir les dictateurs modernes ? Ou plutôt, ne sommes-nous pas à l'avant-garde pour former les inquisiteurs de demain ?

 

Petit jeu avec la photo :

Parmi ces trois hommes présentés à une époque par certains, que nous connaissons tous, comme des parangons de vertu, de progrès, d'humanisme et de je ne sais quoi de "bien" encore, deux seulement ont été formés dans nos écoles. Sauriez-vous les retrouver et les nommer ?