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15 juin 2011

Députés : bientôt des tractages ?

Où l'on apprend que l'expression "toucher le fond" est purement utopique. L'actualité nous prouve qu'il n'y a pas de fond et qu'on peut toujours descendre plus bas. Ce qui est préoccupant ce matin c'est cette histoire de patriotisme économique au sujet d'Air France qui veut acheter pour plus de 10 milliards de zingues américains. L'idée d'acheter français est plutôt bonne, voire très bonne, on s'étonne même que ce ne soit pas un réflexe, on n'a peut-être pas encore assez de chômeurs ?...


C'est un groupe de députés qui vient de lancer l'idée de faire annuler ce gros contrat, se souvenant probablement qu'ils sont élus d'abord par de futurs chômeurs que par des clients d'Air France. Le porte-parole de ce groupe d'élus du peuple justifie ce mouvement d'humeur au nom du soutien à l'économie française. Il ne s'agit nullement d'un sentiment purement patriotique, pensez-vous, ni de rétablir des barrières douanières car ça c'est mal, c'est le nationalisme, c'est la guerre, le repli sur soi et tout l'argumentaire imbécile de la gauche dont est pétri cet élu de droite.


Mais ce qui est vraiment choquant dans cette histoire c'est la manière dont ces élus en sont réduits à faire entendre leur voie. Une pétition ! Oui, les représentants du peuple ont pour seul moyen d'intervenir dans un énorme contrat passé par une entreprise à capitaux publics la pétition, à l'instar de n'importe quelle association de chevelus braillant sur le boulevard Saint-Germain pour la libération d'un des leurs au frais dans une geôle sud-américaine. Les députés nous avouent ainsi sans honte qu'ils ne servent plus à rien, que l'intégration dans l’Europe et le mondialisme libéral les a essorés comme une vieille chaussette.


Quand on pense que les élections générales n'ont même pas déplacé la moitié des Français au mois de mars dernier alors que les conseillers généraux ont au moins le pouvoir de choisir le fournisseur des chaises des écoles, on se demande qui va se déplacer pour les législatives...

01 juin 2009

Ce n'est pas drôle

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