Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27 mai 2011

L'antiracisme est nauséabond

Depuis quelques jours une bande d'hurluberlus s'est mis en tête de dénoncer les contrôles dit au faciès. Qu'est-il reproché à ces policiers qui auraient des velléités de s'attarder plus souvent sur les papiers des chances pour la France ? La réponse est dans la question, on leur reproche de ne pas contrôler tout un chacun dans le plus grand des hasards. En gros ce sont toujours les mêmes qui trinquent car ces "salauds de flics" se fieraient à la couleur de leur clientèle, et ça c'est mal.

La question que je me pose toujours dans toutes ces histoires de racisme ou de faciès c'est : comment ces délateurs font-ils pour se rendre compte que d'autres personnes tiendraient compte de la couleur ou de l'origine ethnique ? Comment faire la distinction entre un Noir et un Blanc quand on se prétend soi-même anti-raciste ? C'est là que je ne comprends plus rien à cette logique. Les anti-racistes seraient-ils les premiers à mettre les gens dans des cases de couleur et d'origine au mépris de la loi ? Ne seraient-ils les plus gros racistes en France ?

18 février 2011

Et Berl hué

Christian Jacob aurait eu des mots malheureux à l'encontre de Strauss-Kahn alors Benoit Hamon a usé de son habituelle emphase de mauvais acteur de MJC à coup de "moisi", "relent", "nauséabond". En gros il a dit "la terre, elle, ne ment pas", phrase notoirement et explicitement antisémite comme chacun sait (rappelons qu'elle fût écrite par Emmanuel Berl, un Juif, avant d'être prononcée par un vieux républicain de gauche). Ce pauvre Jacob se retrouve sur le grill mais par chance il a échappé au "dérapage", mot étrangement absent du débat alors qu'il semblait bien ancré dans le paysage de l'indignation professionnelle.

Jacob n'a pas encore compris la règle de la liberté d'expression qui veut qu'on a le droit de critiquer une "famille" seulement si on y appartient. C'est le "je dispose de mon corps", je me suicide, je demande l'euthanasie en revanche je n'ai pas le droit de faire une blague sur les Noirs si moi-même je ne le suis pas. Prenons un exemple concret : un formidable film sur notre génial guide Mouloud Aounit, le nouveau retraité de l'antiracisme (il a tous ses trimestres). Inutile de dire que le film va dégouliner de sympathie envers notre Mouloud national ce qui autorise donc le réalisateur à parler de lui en ces termes : "fils de bougnoule en quelque sorte" ou encore ce sec et tranchant "ce fils de bougnoule !". Dans ce cas précis le réalisateur tombe sous le coup de la loi (-> délit de faciès) mais il ne sera pas poursuivi car il est gentil (-> délit d'opinion) et il a fait allégeance au préalable à la holding de l'antiracisme. Personnellement je ne me risquerais pas à dire que Mouloud Aounit est un "fils de bougnoule" car je n'ai pas encore donné suffisamment de gages aux assoces pour m'octroyer ce droit. Je ne me permettrai donc ni de dire ni d'écrire que Mouloud Aounit est un "fils de bougnoule", car, précisément, je n'ai nullement l'intention de me comporter comme un vassal à l'égard de je ne sais quel suzerain.