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08 juin 2011

Un petit geste pour la planète (4)

Un collègue de bureau très citoyen, très tout-ce-qu'il-faut depuis ses 18 ans en mai 81 vante les mérites du vélo électrique et les siens par la même occasion se prétendant écologiste. Il a troqué, sauf quand il pleut, sa voiture contre un de ses engins dont la pédale est mue par une gégène. Il y aurait bien les transports en commun mais c'est plus long et il y a des gens qui puent. Alors notre homme, de gauche, pédale fièrement sans cacher que même son pédalage est assisté. Cela contribuerait parait-il à produire des économies d'énergie. Je veux bien croire que ça consomme moins que sa Renault scenic, en revanche j'attends toujours sa justification par rapport à un vélo classique. Vous allez dire que je pinaille, que notre bougre, la quarantaine passée, a peut-être besoin d'aide dans les côtes, certes.

Néanmoins je sentais bien que derrière son idée flamboyante, comme derrière toute idée estampillée officiellement écologique, il y avait une entourloupe, alors je suis allé me faire présenter l'engin par son propriétaire. Un rapide coup d'oeil, puis de lui demander sur le ton de la plaisanterie où est la dynamo. Mes collègues rient de bon coeur. Plus besoin de cette vieillerie, la batterie s'occupe de tout. Sacré Paul, toujours aussi vieille France ! On en arrive à scruter le système d'éclairage. Bingo ! Le propriétaire reconnait tout penaud que les lampes fonctionnent avec des piles, qu'elles ne sont même pas alimentées par sa batterie de vélo électrique. La dynamo mon vieux, la dynamo...

27 avril 2011

Un petit geste pour la planète

En rentrant hier soir à plat ventre d'un lieu de perdition j'ai jeté un œil sur le bord de la route pour m'assurer que la progression était encore rectiligne. C'est là que j'ai vu le panneau des écoles annonçant la traversée des bambins. Le dit panneau triangulaire disposait d'un système d'avertisseur visuel à ses extrémités, en clair il y avait des ampoules à chaque coin. En levant correctement la tête dans la bonne direction on pouvait constater que le système d'alimentation électrique était assuré par un panneau solaire associé à une batterie. C'est à ce moment-là que mon cerveau s'est remis en marche à commencer par l'hémisphère (gauche je crois) lié à la capacité d'indignation. Rapide calcul à la louche pour évaluer l'utilité de ce bazar et son coût reporté sur mon impôt local. Rapide conclusion, c'est de la démagogie à deux balles !

 

Pourquoi ne pas profiter d'une énergie électrique nucléaire quasi gratuite ? Parce que question rentabilité, en calculant le prix du panneau solaire, celui de la batterie, rapporté au prix du kWh d'EDF, l'amortissement est prévu pour dans quelques centaines d'années (sans compter qu'une batterie se change tous les 5 ans). Économie nulle. A-t-on au moins sauvé la planète (rien que ça !) en utilisant cette technique qui a besoin de terres rares, de lithium, de métaux lourds et de beaucoup d'eau pour sa conception ? La réponse est dans la question ! En attendant le gogo-écolo est content, ravi, il pourra sourire tous les jours en passant devant cet exvoto écologique.