Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25 août 2011

Nichons

A midi je me suis fait une fillette, pas la jeune fille aux socquettes blanches et aux boucles vernis mais la bouteille de 46 cl au gros cul qui fait loupe. J'ai eu tout loisir de penser aux insanités entendues peu avant à la radio et en tirer quelques conclusions définitives. Ainsi notre grand vizir, après 30 ans d'inaction, a décidé d'inverser la tendance sous le poids de la dette. Pour aller chercher quelques milliards il a décidé de taxer le tabac, l'alcool et les sucres ajoutés. Va pour le tabac, parait que c'est pas bon. Passe encore pour l'alcool mais point trop n'en faut sinon on ne pourra plus s'arsouiller qu'au Ritz. Quant aux sucres ajoutés il y a longtemps que ça aurait dû être fait, et en plus je ne connais pas de buveur de coca. Bizarre quand même cette idée de taxer les sucres ajoutés, pourquoi pas le gluten, le jus de papaye ou les vis à tête plate de 34 mm ?


Une fois torchée la fillette et venu le temps de rhabiller la gamine, j'ai fini par voir clair dans le jeu de Fillon. Une vraie décision de l'anti-France, de buveur d'eau. L'alcool et les sucres ajoutés. C'est une manière de double peine pour les producteurs de Beaujolais nouveau ! Comme chacun le sait le beaujolais peine, et on le comprend, à être au top de sa forme alcoolique à peine 2 mois après les vendanges, alors les producteurs sont souvent obligés de faire appel à Chaptal (ajout de sucres pour forcer la nature). Ainsi le beaujolais nouveau sera taxé pour ce que la nature lui a donné et pour ce qu'elle n'a pas su lui donner. C'est proprement scandaleux, ubuesque et moscoutaire !!! Je demande donc une demi-niche fiscale pour le beaujolais nouveau.

18 novembre 2010

Gloire au Rouge !

C'est aujourd'hui l'arrivée du beaujolais nouveau. Cette année c'est le 18, seulement une semaine après le 11 novembre. On aura cette année, non pas un commentaire sur le il-a-un-goût-de-banane ou le il-était-meilleur-l-année-dernière, mais une pensée pour les Poilus qui ont carburé pendant 4 ans dans les tranchées au gros rouge. C'est lui qui les a accompagnés et qui leur a très probablement fait gagner la guerre face au schnaps, comme les bottes de cuir en 1940 ont écrasé les bandes molletières.


Le gros rouge, à défaut d'une médaille d'or du salon de l'agriculture, aurait pu être décoré d'une médaille militaire ou au moins d'une citation, des pigeons et des chiens ont bien eu droit à cet honneur.

 

17 novembre 2009

Il va arriver

bojo.jpgA quelques heures de l'arrivée du Beaujolais nouveau il est nécessaire d'en dire quelques mots. Une fois de plus me direz-vous car tout a été dit sur lui, comme tout a été dit sur la Chartreuse de Parme. Mais comme chacun le sait aussi la vie est un perpétuel recommencement. Chaque jour, chaque mois, chaque année il faut marteler les mêmes phrases pour qu'elle rentre bien dans les caboches. Dire du Beaujolais nouveau qu'il n'est pas vraiment du pinard et qu'il est le produit d'une fête commerciale n'est pas d'une grande originalité et n'est pas loin d'être une vérité.


Dire cela pourrait assimiler le 3ème jeudi de novembre à des trucs comme halloween, la gay pride ou encore les plages de Paris. C'est là qu'il faut faire une distinction et laisser le beaujolais comme le fils des cuves et de la belle camaraderie française et non comme un ersatz d'importation qui nous ferait prendre des rutabagas pour des lanternes. Le beaujolais nouveau a été créé à une époque où tous les mâles bien portants passaient au bistrot à l'heure de la roue de la fortune et de C déco, faisant une halte chez bobonne à l'heure du 20 heures pour laper un ragout et un morceau de frometon. Il n'a donc en rien changé les habitudes des Français. Il ne prétendait pas en faire des hommes nouveaux ni apporter un quelconque message sur fonds de dialogue. L'arrivée du beaujolais c'est une petite pointe d'inattendu dans la routine, c'est une soirée où, faute de dialogue et de communication, on discutera virilement, on s'invectivera, on rira, on pleurera, on distribuera quelques bourre-pifs. Le tout dans un cadre protecteur et serein : le taulier, les bouteilles, la vigne, la terre, le fromage, le saucisson.


Certes il y a bien quelques gugusses qui fêtent le bojol par snobisme, n'en tenons pas compte, ils n'en valent pas la peine. Buvons, buvons, sans modération !

 

11 septembre 2008

Tempus fugit (2)

"On est au XXIe siècle quand même..." cette croyance en la continuité du progrès me fait penser, a contrario, à la sentence habituelle prononcée contre le Beaujolais nouveau qui vient d'arriver : "Il était meilleur l'année dernière !"

Il devait être sacrément bon il y a 50 ans ...