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28 avril 2010

Francophonie

Il y a quelques temps j'ai regardé une émission très tardive sur la francophonie. Ça se passait au Canada, on prenait le pouls de la langue de Rivarol chez nos cousins d'Amérique. Comme ça commençait tard on a tout de suite commencé par régler le cas des Québécois. Ils sont gentils, parlent avec un accent, se font un peu traiter comme des Nègres par les Anglophones, rien que des banalités pour récompenser ceux qui devaient aller rapidement se coucher. Mais au bout d'une demi-heure le producteur s'est dit qu'on pouvait attaquer le sérieux, entre courageux des émissions très tardives. On s'est donc retrouvé dans le Nunavut, un État du grand Nord, la francophonie par -10°C en été en plein soleil à midi. Ça vous montre déjà que nos brillants ancêtres ne sont pas allés qu'en Guadeloupe ou au Sénégal se dorer la pilule. Et là on s'est retrouvé avec les Esquimaux, pas ceux qui ont un bâton dans le cul mais ceux qui bouffent du phoque. On interroge un vieux sur ses coutumes, ses traditions, savoir si le Français ne lui avait pas voler sa diversité. J'ai commencé à avoir des velléités de zapping car je ne pratique plus l'auto-flagellation depuis Vatican II. Je reste pour entendre la réponse car le bon sauvage a souvent plus de bon sens que Rousseau. Effectivement le vieux nous raconte dans sa langue que tout va bien pour eux, qu'ils ont su garder leurs traditions d'avant l'arrivée des Français et ce grâce à la tradition orale. Pour preuve il nous chante un chant traditionnel des Esquimaux du Nunavut :
"Il était un petit navire
il était un petit navire
qui n'avait ja ja..."