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01 juillet 2008

Prise d'assaut

Depuis déjà plusieurs années les journalistes usent et abusent de l'expression "prendre d'assaut". Les soldes sont ouvertes les magasins sont pris d'assaut. Un rayon de soleil point à l'horizon les terrasses des cafetiers sont prises d'assaut. C'est bientôt la rentrée des classes le rayon desplage.jpg cartables est pris d'assaut. La neige tombe etc. Toutes les occasions sont bonnes pour une prise d'assaut. Aucun recul vis à vis de cette expression de la part des PPDA et consorts pour qui une langue ciselée comme une fine lame relève d'un autre temps. Le plus grave, dans ce maniement du Français à la gâchette, c'est d'être pris au mot. Patatras ! V'là t'y pas qu'un militaire a pris d'assaut le public avec un Famas chargé à balles réelles.

Au delà du drame - relatif quand on pense à ce qui se serait passé avec un Kalachnikoff par exemple - il convient de trouver des responsabilités (pour que les victimes puissent "se reconstruire"). On peut déjà se demander pourquoi des militaires ont braqué la foule quand on sait qu'à la chasse, par exemple, il est formellement interdit de mettre en joue quelqu'un même avec un fusil non chargé. Ainsi puisqu'il faut coller à l'air du temps dans une sorte de responsabilisation citoyenne de chacun je propose dans un premier temps d'incriminer les journalistes pour incitation à la prise d'assaut.