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23 mars 2010

Leroy vote !?

Si vous allez sur Causeur vous aurez droit à un petit cours d'éducation civique distillé par Jérôme Leroy. C'est à se tordre de rire. L'ami - je dis l'ami mais en fait n'est pas mon ami qui est à ma table, liche comme un gros salaud au moins deux bouteilles et file à l'anglaise sans donner son obole - prétend qu'il vaut mieux voter, quitte à voter blanc ou nul, que de s'abstenir. Il y a différents arguments dans son texte, je les résumerai avec une seule de ses phrases :

"Le vote obligatoire, c’est l’ultime chance de les ramener dans le jeu, de leur montrer qu’ils peuvent changer la donne autrement que dans l’émeute et la révolte où ils perdent toujours à la fin et de leur faire comprendre que c’est sans doute ce que certains, par ailleurs redoutent le plus : qu’ils votent et que les choses changent radicalement mais sans violence."

C'est beau comme un Soulage dans une pièce noire. Je lui pose une question au Monsieur-j'ai-toutes-les-vertus. Comment voter pour le changement quand on a le choix entre l'UMP et le PS ? Pour compléter la question on ajoutera que l'UMP et le PS se partagent le pouvoir depuis plus de 40 ans, que la loi de financement des parties partis ne permet pas l'émergence d'un nouveau parti et que les votes blancs ou nuls ne sont pas pris en compte (ils sont certes comptabilisés mais les chiffres n'apparaissent pas à la télé et ils ne sont pas pris en compte à part entière dans les résultats).


Le seul moyen d'être visible est bel et bien de ne pas voter ! Le camarade Leroy aura peut-être remarqué qu'on a bien plus parlé des abstentionnistes que des voteurs-blanc-ou-nul, que ce sont bien ces déserteurs du bureau de vote qui font peur aux hommes politiques et pas ces pseudo-citoyens qui vont dans l'isoloir pour se cacher de ne rien faire. Dire non aux hommes politiques c'est bel et bien par l'abstention et pas autrement, c'est ce mode de calcul démocratique qui veut cela. Se déplacer pour ne rien dire n'a qu'un avantage, faire baisser le taux d'abstention ce qui renforce les hommes en place.


Dire qu'on est bon citoyen quand on fait l'effort de se déplacer vers un bureau de vote c'est se foutre un peu des gens et leur demander de se faire entuber à coup sûr. En rajouter en disant qu'on a la chance d'être dans un pays libre où on peut voter alors qu'au Zambalawi oriental on se bat pour cela c'est un chantage émotionno-démocratique qui n'est recevable que par les débilo-bobolches que ce même Jérôme Leroy dénonce à tour de bras ne se rendant plus compte lui-même avec ses articles anecdotiques à quel point il est comme eux.