Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22 janvier 2013

France-Allemagne

C'est aujourd'hui le 50è anniversaire de la réconciliation entre la France et l'Allemagne. Pour ma part, je suis peut-être à classer dans la catégorie des vieux cons, je place toujours l'Allemagne au sommet de la liste de mes ennemis. L'Histoire récente nous prouve qu'une Allemagne forte a toujours été un danger, et l'histoire de ma famille m'incite à toujours les appeler aux choix "les boches, les teutons, les frisés, les schleus, les doryphores, les allboches, les fritz, les casques-à-pointe, les fridolins, les schnorkels, etc."

Ce sentiment n'est pas propre à ma famille mais à beaucoup de vieille famille française qui ont vécu de près les évènements du vingtième siècle. C'est sûr que les gars qui vivaient à Marseille ou à Toulouse n'ont pas connu l'odeur des obus allemands ni l'ambiance glaciale des repas d'occupation. Quand on vient de l'Aisne on en connait un rayon sur les Boches, jusqu'à la couleur de leurs slips. Même encore aujourd'hui pas un bon repas de fête qui ne se termine par un majestueux et digestif "encore un que les Boches n'auront pas !"

Alors "merde aux Frisés", je ne les aime pas, je ne veux pas les connaître et je n'irai jamais chez eux.


29 novembre 2012

Les tweets célèbres (2)

C'est en 1958 que fut lancé un des plus fameux tweets sur une grande place face à une foule en plein désarroi. Il fut accueilli avec une joie débordante sur des airs de fraternité et de réconciliation.

"Je vous ai compris."

Plus de 50 ans après, ce tweet reste encore en travers de la gorge de ceux qui ont du fuir un pays dans lequel ils étaient nés mais qu'ils ne pouvaient plus appelés "leur" pays. L'auteur de ce tweet fut donc une des personnes les plus honnis de notre histoire récente à tel point que d'aucuns ne veulent même pas citer son nom pour le vouer à jamais à l'oubli. Après coup, beaucoup de ces "trahis" ont reformulé ce tweet de la façon suivante :

"Je vous hais, compris ?"

Nous n'aurons jamais le fin mot de l'histoire, ni l'orthographe exacte de ce cours message puisque l'auteur du tweet a vu son compte supprimé par le grand administrateur peu de temps après de multiples tentatives de piratage.

12 novembre 2010

Ausweiss bitte !

Régis Debray vient de sortir un livre salutaire intitulé Eloge de la frontière. Ça ne va pas trop dans l'air du temps, on se croirait revenu au temps de de Gaulle. Sauf que ! Sauf que notre premier magistrat vient de rappeler (verbe très mal choisi, on aurait pu mettre inventer) dans son discours commémorant le 40ème anniversaire de la mort de Charles de Gaulle qu'il était celui qui avait "ouvert les frontières". J'ai beau chercher je ne vois pas quelle frontière il a enfoncée dans son existence sauf peut-être une ligne de démarcation (mais il n'était pas tout seul sur ce coup là). Heureusement que je ne suis pas gaulliste sinon j'aurais fait bouffer au petit un Petit-Calmart en dessert. La récupération, toujours la récupération ! Dieu me préserve d'avoir des idées récupérables ! C'est bien notre avantage à nous, irrécupérables, c'est que même nos adversaires veillent à l'orthodoxie de notre pensée, on a presque plus besoin d'en rajouter.

Si Sarkozy juge un grand homme à l'aune de sa capacité à enfoncer les frontières, il est possible de lui suggérer des hommes qui se sont faits des spécialistes de la discipline. On peut supposer que dans sa tête la frontière représente le mal absolu car elle est contre le libéralisme et les intérêts du grand capital. Ainsi donc ses modèles pourraient être celui qui le premier au 20ème siècle a tenté de construire une "Communauté européenne" (le mot est de lui, lire Mein Kampf) allant de l'Atlantique à l'Oural ou celui qui le deuxième (mais pas de beaucoup) a tenté de construire une autre Europe allant de l'Oural à l'Atlantique. Pour le coup ils en ont cassé de la barrière douanière, et plus au sens propre qu'au sens figuré, à coup de Panzer ou de Katioucha. Et de Gaulle dans tout ça ? Il était à Londres, protégé par une frontière et une mer, et ne rêvait que de rétablir des frontières tout autour de la France. Enfin il me semble que ça s'est plutôt passé comme ça...

08 juin 2010

Répondre à l'appel

Je viens de passer presque une heure devant la télé. Nous sommes le 8 juin mais il y a un téléfilm qui s'appelle "L'appel du 18 juin". Je vous laisse deviner de quoi il retourne. Nous en étions à l'appel du 17 juin du Maréchal Pétain disant qu'il fait à la France le don de sa personne. De Gaulle apprenant cela devant Churchill rétorque "le corps d'un homme de 89 ans..." C'en est trop je prends la décision, le cœur léger, de cesser de regarder ce film.


Pour les ceuces qui n'auraient pas suivi je rappelle que Pétain n'avait que 84 ans en 1940. Depuis quelques minutes je sautais sur ma chaise toutes les deux minutes à chaque imprécision ou chaque approximation. Cette fois je rends les armes, je laisse la télévision continuer seule ce combat.