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15 février 2011

Cassez la justice

Autrefois on avait des hommes politiques qui, bien que n'occupant pas la fonction suprême, disait de temps en temps "J'ai confiance en la justice de mon pays". Certes, personne n'était dupe, c'était une manière de dire "Attention, ne me faites pas dire ce qui est écrit dans un dossier* bien planqué chez un notaire et aussi dans une malle au fond d'une grange d'un village dont je ne vous dirai pas le nom aujourd'hui." C'était une époque où les gens étaient encore élégants, la vieille école quoi ! La justice passait (non-lieu), gardait toute son aura vis à vis du péquin moyen et pouvait croire qu'elle était indépendante du pouvoir exécutif.

Aujourd'hui le premier de tous les magistrats se permet de dire que ses suivants sont des ânes. Évidemment cela provoque un certain émoi dans la profession au point de la mettre en grève comme une vulgaire corporation d'ouvriers. Une commission Théodule d'enquête plus tard, il s'avère que nos grévistes ne sont plus des ânes et qu'ils vont donc pouvoir reprendre le collier. Le grand chef a eu chaud il va reprendre sa posture de grand chef assagi qu'il essaie de garder depuis quelques temps. Le naturel revenant au galop, patatras! le soir même il remet les pieds dans le plat en se permettant de dire que la justice mexicaine est aussi ridicule que son armée car elle ne veut pas libérer une criminelle française qui a seulement pour elle d'avoir un joli petit minois. Et les gogos de réclamer que les fêtes mexicaines en France soient épurées comme on l'a fait pour Céline.


* Dans le dossier il y avait une page pour 2 anciens présidents, une pour 4 anciens 1er ministres, une pour 87 anciens ministres, une pour 765 anciens députés, une pour 436 anciens sénateurs, une pour 1865 conseillers régionaux, une pour 4108 conseillers généraux, ce qui faisait déjà plus de 7000 pages, de quoi avoir de bonnes closes d'assurance.