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07 juin 2012

Et si on l'avait fait ?

En 1940, en ce début du mois de juin, quand les chaleurs et les panzers s'abattaient sur la France il fut question, lors d'un conseil des ministres auquel Churchill assistait, de la fusion de la France et de l'Angleterre. Et si on avait signé ce traité ? La France ne serait plus la France, certes, encore qu'elle ne l'est plus vraiment aujourd'hui diraient les mauvaises langues, mais surtout notre chef de l'Etat serait la reine d'Angleterre, et nous aurions participé aux festivités du jubilé en bénéficiant de deux jours fériés sur lesquels n'auraient pas craché nos pires syndicalistes rouges de colère, de honte et de mauvais pinard. Au lieu de cela Pétain prit le pouvoir qu'on lui donna et jeta au panier le-dit traité. Ainsi ce week-end, pendant que les Anglais jubilaient, nous étions conviés à cette insipide fête des voisins, avant de fêter, deux jours plus tard, nos mères, à l'instigation du Maréchal. En 1940 Elisabeth était loin de se douter qu'elle fêterait ses 60 ans de règne 72 ans plus tard, quant au Maréchal, il n'avait pas encore songé à instituer cette fête des mères mais il était convaincu que bien avant 72 ans il aurait rejoint ses frères d'arme à Douaumont... Triste parallèle.

14 janvier 2012

Art Eva

Eva est formidable, elle veut créer des fêtes juives et musulmanes au nom de la laïcité à l'instar du maire de Strasbourg qui veut du hallal dans les cantines au nom de la diversité et plus de poisson au nom toujours de cette laïcité. La définition de la laïcité à gauche est de plus en plus précise, elle semblerait "stigmatiser" au moins une communauté religieuse, c'est à dire celle contre laquelle elle a été inventée.

Eva dit aussi que Jeanne d'Arc est un modèle ultra-nationaliste parce qu'elle luttait contre les Anglais au nom de l'indépendance de la France alors qu'aujourd'hui nous serions à l'heure de l’Europe. C'est exactement ce que pensait un Marcel Déat à propos des prétendus résistants qui s'opposaient à l’Europe allemande (dite déjà à l'époque "communautés européennes"), si bien qu'aujourd'hui même les gaullistes veulent se placer sous la botte teutonne.

Finalement on pourrait dire, pour les mettre tous d'accord, que ceux qui ne veulent plus de frontières sont des collabos dans l'âme.

17 novembre 2009

Il va arriver

bojo.jpgA quelques heures de l'arrivée du Beaujolais nouveau il est nécessaire d'en dire quelques mots. Une fois de plus me direz-vous car tout a été dit sur lui, comme tout a été dit sur la Chartreuse de Parme. Mais comme chacun le sait aussi la vie est un perpétuel recommencement. Chaque jour, chaque mois, chaque année il faut marteler les mêmes phrases pour qu'elle rentre bien dans les caboches. Dire du Beaujolais nouveau qu'il n'est pas vraiment du pinard et qu'il est le produit d'une fête commerciale n'est pas d'une grande originalité et n'est pas loin d'être une vérité.


Dire cela pourrait assimiler le 3ème jeudi de novembre à des trucs comme halloween, la gay pride ou encore les plages de Paris. C'est là qu'il faut faire une distinction et laisser le beaujolais comme le fils des cuves et de la belle camaraderie française et non comme un ersatz d'importation qui nous ferait prendre des rutabagas pour des lanternes. Le beaujolais nouveau a été créé à une époque où tous les mâles bien portants passaient au bistrot à l'heure de la roue de la fortune et de C déco, faisant une halte chez bobonne à l'heure du 20 heures pour laper un ragout et un morceau de frometon. Il n'a donc en rien changé les habitudes des Français. Il ne prétendait pas en faire des hommes nouveaux ni apporter un quelconque message sur fonds de dialogue. L'arrivée du beaujolais c'est une petite pointe d'inattendu dans la routine, c'est une soirée où, faute de dialogue et de communication, on discutera virilement, on s'invectivera, on rira, on pleurera, on distribuera quelques bourre-pifs. Le tout dans un cadre protecteur et serein : le taulier, les bouteilles, la vigne, la terre, le fromage, le saucisson.


Certes il y a bien quelques gugusses qui fêtent le bojol par snobisme, n'en tenons pas compte, ils n'en valent pas la peine. Buvons, buvons, sans modération !