Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22 février 2010

Cold case

henri4.jpgJean-Christian Petitfils vient de sortir un nouveau livre sur le dit Grand Siècle. Il nous fait part de son enquête sur l'assassinat d'Henri IV il y a pile 400 ans. Il s'avère qu'il a bien été poignardé par Ravaillac qui était bien un fou illuminé mais seulement le bras armé d'un complot ourdi par les Habsbourg. En effet Henri IV s'apprêtait à partir en campagne en Allemagne (qui n'était encore qu'un confetti de duchés ou de principautés) pour prêter main forte à l'Électeur de Brandebourg via Bruxelles où était sa jeune maîtresse de 15 ans la princesse de Condé. En gros il était sur le point de faire une grosse connerie qui aurait jeté un voile sur sa grandeur actuelle. Une connerie, non pas pour la donzelle car à cette époque il fallait être rapide avant que les roses ne se flétrissent, mais à cause de l'aide qu'il allait apporter à ce fameux Électeur qui n'avait rien d'un citoyen mais qui n'était autre que le grand-père du 1er roi de Prusse (quand j'entends Brandebourg, j'entends berceau de la Prusse). En somme en 1610 l'Autriche a retardé l'accouchement de l'hydre que Voltaire et la révolution française se feront une joie de présenter à la face de l'univers malgré les avertissements du pas-si-bête-que-cela Louis XV qui avait retourné ses alliances en préférant l'Autrichien au Prussien (comprendre Allemand) ce qui se matérialisa notamment par le mariage de son petit-fils à l'archiduchesse Marie-Antoinette. Inutile, je présume, de préciser pourquoi il fallait couper la chique à ces Brandebourgeois plutôt que de leur filer un coup de main afin qu'ils s'agrandissent au détriment du puissant mais faible Saint-Empire.

Ainsi 400 ans après les faits l'Histoire nous révèle une nouvelle vérité sur les causses de l'assassinat d'Henri IV. Remercions M. Gayssot de ne pas avoir étendu ses lois scélérates à tous les pans de l'histoire et de permettre à des chercheurs sérieux de nous apporter leurs lumières sur un passé qu'il faut sans cesse réviser.