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03 avril 2014

Les pactes

La mode est aux "pactes" en ce moment. Un jour on nous sort le pacte de responsabilité d'où il ressort qu'on va un peu rallonger la corde qui soutient par le cou les entrepreneurs afin que les pieds touchent un peu le sol (pas les talons quand même !...). Face à cette mesure d'injustice sociale qui fait crier au loup tout ce qu'il y a de plus humaniste (comprendre les rouges au couteau entre les dents dont la jalousie et la rage n'ont d'égales que la haine) survient le pacte de solidarité. "Solidarité" est un mot positif même s'il recouvre une vérité qui s'apparente à du vol. On pourra toujours l'utiliser pour se redorer le blason, surtout auprès d'une clientèle pour qui le communisme restera toujours une idée qui voulait le "bien" contrairement au nazisme (comme si les nazis, s'étant présentés aux élections, avaient été élus avec un programme voulant la destruction et le "mal" pour ses électeurs !...). Et 1 point Godwin ! Depuis que Hollande est aux manettes ce ne sont que des pactes, il y avait déjà eu auparavant un pacte de croissance, un pacte de justice, etc. Pour un gouvernement qui veut faire face à l'hydre fasciste le mot "pacte" rappelle dangereusement les années 30 où l'on signait force "pactes". Citons par exemple des pactes qui firent moins rigoler dans les chancelleries : - le pacte Briand-Kellog : pour endormir la France face à l'Allemagne avec le concours assumé de l'inconscient traître Aristide. - le pacte d'Acier : signé seulement 12 ans avant le traité du charbon et de l'acier mais dont les motivations étaient beaucoup moins métallurgiques qu'il ne le laissait penser. Et 2 points Godwin ! - le pacte germano-soviétique : trop souvent oublié, surtout par ceux qui prétendirent par la suite avoir été le parti de la résistance. - le pacte de Varsovie : accord qui garantit la paix des peuples contre les attaques de l'Ouest. Là on avait de vrais pactes, avec du contenu, des réalisations et des engagements tenus !

28 septembre 2010

Reductio ad Hitlerum

godwin_point.pngLe "Godwin point" s'attribue à qui termine nécessairement une démonstration en faisant référence au petit caporal allemand (les grincheux diront autrichien). En résumé on attribue un point godouine à qui use de la reductio ad hitlerum. Par les temps qui courent et qui font courir les Roms et assimilés notre bien aimé président se fait pourrir au son de "Horreur, cet homme est un nazi". Là je dis Achtung minen ! C'est un conseil que je donne à ces réducteurs ad hitlerum. Chacun pourra le constater l'occup' actuelle n'est vraiment pas si terrible que ça. Autant en 43 je ne dis pas, il y avait des restrictions et des bruits de bottes, mais en 2010 au pays des chances pour la France et des assurances sociales généralisées il n'y a pas de comparaison possible avec les heures les plus sombres de la grande consommation (je rappelle qu'en 1943 il n'y avait ni beurre ni œuf ni fromage à tous les étages, et que, malgré une Europe à plus de 27, il n'y avait toujours pas de Ligue des Champions).

Ainsi en comparant Sarkozy à Hitler, n'ayons pas peur de trahir la pensée de ces RAH (réducteurs ad hitlerum), ils s'exposent à deux conséquences fâcheuses qui risquent invariablement de leur revenir à la figure. La première serait de faire croire que même sans la Ligue des Champions l'année 1943 sous la botte allemande était comparable aux délices de Capou (dans la botte italienne). Et la seconde, que le nazisme ou le fascisme (n'ayons pas peur de confondre, la plupart des gens le font, et si en plus on devait leur dire que ce sont des idéologies de gauche...) par le truchement de Sarkozy ont un visage plutôt humain, sympathique et même sexy. Quand on compare Blanche neige à la bête immonde, celle-là en pâtit mais celle-ci en bénéficie.

Tout cela n'est en fait pas bien sérieux. Sarkozy fait un bien mauvais nazi. Il aurait même tendance à être très modéré de ce côté-là. Voudrait-on réhabiliter ce courant de pensée ? le rendre à visage humain, comme on disait dans le camp d'en face ? Tout cela s'apparente un peu à du révisionnisme. Que cela vienne de la gauche n'est même pas étonnant car le révisionnisme vient de l'extrême gauche, c'est une manière de minimiser les "expériences" de vie en communauté de l'autre côté du rideau de fer.

Bernanos avait écrit qu'Hitler avait déshonoré l'antisémitisme, les gauchistes et consorts se chargent de le réhabiliter. C'est pas beau tout ça ?