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15 mars 2012

Les problèmes des journalistes

Ces derniers temps nos braves journalistes ont subi quelques attaques. C'est dommage, et il faut le déplorer, car on est très attaché à la liberté de la presse sur ce blog. Néanmoins il est pénible d'entendre les journalistes défendre à cor et à cri leur profession, et à ce titre ils sont toujours prêts à prendre en otage leur auditoire pour défendre leurs petits copains. Deux exemples, pour ne s'intéresser qu'à la France : les deux pieds nickelés Tapineur et Guêpière pris en otage en Afghanistan, et Gilles Jacquier tué en Syrie. On passera sur l'intérêt d'aller enquêter dans ces pays, on se doute bien de la façon dont ça se passe, la guerre c'est toujours pareil.

Pendant plus d'un an nous avons été bassiné par le soutien de la profession aux deux reporters, des panneaux par-ci, des auto-collants par-là, des ballons envoyés dans le ciel, bref tout l'attirail de la nouvelle religion dont je ne suis pas. En revanche pour Jacquier ce fut une fin brutale. Juste le temps de faire un ou deux reportages à sa gloire et d'écraser quelques larmes en direct dans l'indignité la plus totale et la page était tournée.

Ce sont les risques du métier, des risques pris en connaissance de cause. A tous ces journalistes qui se vautrent dans le corporatisme et réservent la primauté de leur plume ou de leur antenne aux leurs, tirons la morale de l'histoire venant d'un citoyen qui n'en peut plus de cette façon de faire : "Mieux vaut un journaliste mort que pris en otage !"

15 juillet 2010

Otages en Talibanie

On entend à chaque instant des messages dans les médias officiels des appels au souvenir de deux "confrères" retenus en otage en Afghanistan. Pleurer sur leur sort ? Bien sûr que non, deux raisons pour cela.

D'abord ces deux gugusses parti en balade à pétaouchnok ne sont pas des otages mais des prisonniers de guerre. Pour bien le faire comprendre imaginez le sort qui aurait été réservé à un journaliste soviétique derrière les lignes allemandes en 1942. L'exemple est un peu caricatural car les Allemands ne se seraient pas embarrassés d'une bouche de plus à nourrir, et en plus un journaliste soviétique ça n'existe pas, mais c'était pour aider à la compréhension. En temps de guerre, les petits cocos de France 3, il ne faut pas s'attendre à être reçus avec des petits fours sous prétexte qu'on est membre d'Amnesty international alors que les casques bleus d'à côté se font arroser à la Kalachnikov.

Deuxième raison de se faire arrêter par les Talibans, et non la moindre : la provocation. Quand on s'appelle Stéphane Tapineur et Hervé Guêpière on peut s'attendre à subir quelques représailles de la part de type qui ne conçoivent la sexualité qu'à travers un grillage et dont les seules déviances sexuelles ne font de tort qu'à la race caprine.