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17 novembre 2010

Pas désespérer Billancourt

Il y a eu une passe d'arme la semaine dernière dans la très haute finance. LVMH a acheté environ 14% des parts d'Hermès. Ça n'a pas plu aux patrons, et aussi actionnaires majoritaires, de l'entreprise du luxe de la rue Saint-Honoré. Pour eux LVMH ne joue pas dans la même catégorie qu'Hermès, qui serait une entreprise familiale très attachée à ses valeurs. En dehors du fait qu'on s'expose à être racheté quand on est introduit en bourse (une lapalissade qui semble échapper aux patrons d'Hermès), voir Hermès pleurer au nom d'une tradition est assez surprenant quand on sait ce qu'on sait. En effet si vous vous figurez qu'Hermès est une entreprise familiale qui travaille dans la maroquinerie de luxe pour les quelques milliardaires qui habitent dans sa rue, ce n'est plus ça. Il est fini le temps des vrais artisans de luxe qui ne travaillaient que pour une clientèle de quartier et dont l'excellence était élevée au rang d'art de vivre. Hermès aujourd'hui c'est un "supermarché du luxe" dont la capitalisation boursière (la valeur de  l'entreprise quoi) est de 18,6 milliards d'euros. Soit 1,5 fois la valeur de Renault ou presque 3 fois la valeur de Peugeot ou encore un petit tiers de la valeur d'EDF. Non vous ne rêvez pas, il suffit d'aller sur un site boursier pour vérifier ces chiffres.

Alors quand Hermès émet des objections sur son actionnariat, c'est à dire son avenir, il faudrait peut-être les écouter. A notre époque il ne faut pas désespérer la rue Saint-Honoré...