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11 juin 2013

Petite histoire du socialisme

Après la mesure évoquée par le gouvernement qui consiste à subordonner les allocations familiales aux revenus, on entendait ces derniers jours que l'Insee se penchait sur un nouveau calcul des remboursements de la sécu afin de rendre le bazar plus "juste". Vous aurez tout de suite compris que sous des dehors de justice et de bons sentiments on veut prendre toujours plus aux riches et ne plus rien leur donner en échange. C'est l'occasion de retracer une petite histoire du socialisme et de la façon rampante et pernicieuse dont il s'est insinué dans les cerveaux jusqu'à faire croire que l'égalité est plus pour les uns que pour les autres. En gros le socialisme arrive à nous faire croire qu'il est meilleur de boire de la pisse que de la tisane. Et on finit par boire?

Phase 1
Tout le monde paie la même chose. Qu'on soit grand, petit, bourgeois ou paysan, Blanc ou Noir (il n'y en avait pas à l'époque) chacun s'acquitte de la même redevance.

Phase 2
La notion d'égalité a fait des progrès, et les socialistes arrivent dorénavant à faire croire aux "citoyens" qu'il est plus juste que les riches paient plus que les pauvres grâce à ce système génial qu'est le pourcentage. Ainsi en instituant l'impôt proportionnel aux revenus, certes tout le monde ne paie pas la même chose, mais le taux reste le même pour tous. C'est en cela que l'égalité est présentée.

Phase 3
La notion d'égalité a fait tellement de progrès qu'il n'est même plus besoin de la démontrer, il suffit de s'en prévaloir. On peut donc dorénavant moduler le pourcentage en fonction de la richesse. Le riche paiera donc encore "plus plus" (pas de terme en français pour le dire) qu'avant. L'égalité est difficile à prouver mais il n'y a plus besoin car elle est décrétée. Ce qui est décrété "juste", comme cette façon de faire payer les impôts, ressort forcément de l'égalité. On en arrive donc à dire que deux contributeurs fiscaux sont égaux alors même qu'ils ne paient pas la même somme et que leur pourcentage est différent.

Depuis quelques temps l'égalité nous prépare la phase 4 de son progrès. A savoir, on garde la phase 3 telle qu'elle est, mais pour aggraver l'égalité, on privera le plus gros contributeur de droits. Il devra payer mais en échange il n'aura plus rien alors que jusqu'à présent il bénéficiait des mêmes droits que les autres (les pauvres).

Viendra ensuite la phase 5 du socialisme qui n'est autre que la phase 1 du communisme. On fout tout le monde dans un camp de travail à l'exception des riches qui vont dans un camp d'extermination. Point besoin de détailler, il existe une littérature qui décrit toutes ces réjouissances en "détail".



17 juillet 2012

Vel d'Hiv

85% des lycéens obtiennent le bac, il y a des bibliothèques et des médiathèques partout, le ministère de la culture est aussi bien doté que celui de la justice, Arte et France3 nous assomment régulièrement avec des reportages sur les chambres à gaz ou la forme des casques à pointe. Malgré tout cela, et ce, en plein tour de France, 40% des Français (et 60% chez les moins de 25 ans) ne savent pas ce qu'est le "Vel d'Hiv". Que font les élèves en cours d'histoire ? On savait déjà que les programmes d'histoire avaient délogé Louis XIV au profit de Bamboula Ier mais de là à penser que le Vel d'Hiv aussi avait été recyclé...

Cela dit, quand on est ni Juif, ni Allemand, ni policier, ni cycliste, il est normal que le Vel d'Hiv ne dise rien à beaucoup de personnes. Pour ma part je connais une petite anecdote que je tiens d'André Pousse lui-même qui me raconta que sa plus grande fierté de coureur cycliste professionnel fut de détenir "à vie" le record du tour du Vel d'Hiv (il fut détruit quelques temps après)...

22 février 2010

Cold case

henri4.jpgJean-Christian Petitfils vient de sortir un nouveau livre sur le dit Grand Siècle. Il nous fait part de son enquête sur l'assassinat d'Henri IV il y a pile 400 ans. Il s'avère qu'il a bien été poignardé par Ravaillac qui était bien un fou illuminé mais seulement le bras armé d'un complot ourdi par les Habsbourg. En effet Henri IV s'apprêtait à partir en campagne en Allemagne (qui n'était encore qu'un confetti de duchés ou de principautés) pour prêter main forte à l'Électeur de Brandebourg via Bruxelles où était sa jeune maîtresse de 15 ans la princesse de Condé. En gros il était sur le point de faire une grosse connerie qui aurait jeté un voile sur sa grandeur actuelle. Une connerie, non pas pour la donzelle car à cette époque il fallait être rapide avant que les roses ne se flétrissent, mais à cause de l'aide qu'il allait apporter à ce fameux Électeur qui n'avait rien d'un citoyen mais qui n'était autre que le grand-père du 1er roi de Prusse (quand j'entends Brandebourg, j'entends berceau de la Prusse). En somme en 1610 l'Autriche a retardé l'accouchement de l'hydre que Voltaire et la révolution française se feront une joie de présenter à la face de l'univers malgré les avertissements du pas-si-bête-que-cela Louis XV qui avait retourné ses alliances en préférant l'Autrichien au Prussien (comprendre Allemand) ce qui se matérialisa notamment par le mariage de son petit-fils à l'archiduchesse Marie-Antoinette. Inutile, je présume, de préciser pourquoi il fallait couper la chique à ces Brandebourgeois plutôt que de leur filer un coup de main afin qu'ils s'agrandissent au détriment du puissant mais faible Saint-Empire.

Ainsi 400 ans après les faits l'Histoire nous révèle une nouvelle vérité sur les causses de l'assassinat d'Henri IV. Remercions M. Gayssot de ne pas avoir étendu ses lois scélérates à tous les pans de l'histoire et de permettre à des chercheurs sérieux de nous apporter leurs lumières sur un passé qu'il faut sans cesse réviser.

 

06 mars 2009

Analogie

. On s'occupe de l'extension des communautés européennes, l'Europe n'aurait pas de frontière, ce seront bientôt les pleines ukrainiennes et le Caucase.
. Une réforme des provinces françaises devrait décider du sort de Nantes. La Bretagne ou pas la Bretagne ?
. On a ouvert la chasse aux commerçants blancs, venus de l'Est, ayant une pointe d'accent.
. Même pour les taxes dans la restauration c'est le Chancelier allemand qui décide.
. C'est un avocat qui dirige la France, il a annexé Matignon. Sa fortune vient de sa femme.
. Un nouveau régiment allemand va venir s'installer en Lorraine.

 

montoire.jpgCela pourrait être une description de la France de ces jours-ci (en comptant la Guadeloupe) mais c'était aussi la France en 1942.

11 août 2008

Géorgie, médaille d'argent

Il est toujours très dangereux d'établir des parallèles en Histoire. Un conflit s'est déclaré entre la Géorgie et la Russie. Il y a d'un côté un nouveau pays inféodé à l'Occident (qui se résume aux seuls Etats-Unis) et de l'autre la Russie qui a renoué depuis deux septennats (en Russie les septennats durent quatre ans et on ne peut en faire que deux de suite constitutionnellement ce qui explique que le Président soit provisoirement Premier ministre) avec un passé que ses ennemis ont tout fait pour qu'il soit révolu. La mort de Soljenitsyne il y a quelques jours a remis en lumière la destinée russe qui, faisant tomber la statue de Lénine et de ses camarades "bandits" (terme du défunt Alexandre), n'a pas pour autant le souhait de se fondre dans le nihilisme occidental. Suis-je alors un traître si je souhaite la victoire de la Russie face à un camp qui ne représente laval.jpgplus rien ? Pierre Laval a dit le 22 juin 1942 : "Je souhaite la victoire de l'Allemagne, parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s'installerait partout." L'Histoire l'a jugé comme un traître, lui ne se pensait pas comme tel. La deuxième partie de sa phrase, jamais accolée à la première partie (et pour cause...), montre qu'il avait raison sur les objectifs (plus de réserves sur les moyens...).
Aujourd'hui aussi je (j'imagine aussi tous ceux qui se disent réactionnaires) souhaite la défaite de mon camp. Il est fini le temps du "compromis nationaliste" cher à Charles Maurras en 1914. Il faut maintenant débrancher la perfusion qui maintient le malade en vie (rien à voir avec l'euthanasie).

 

23 juin 2008

En 1906 sous Emile Loubet

Je réponds à Hussard82 qui écrit avec une pointe de nostalgie : "Tout porte à croire, étant né après 1950 -et sans ce romantisme primaire que serions-nous- que nous avons loupé quelque chose de smart." Je lui demande d'être patiente et de ne pas croire à la thèse de Francis Fukuyama (excusez l'orthographe, je ne maîtrise pas bien les langues parlés de l'autre côté de la ligne des Vosges) selon laquelle l'Histoire serait terminée.

moustaches.jpgUn jeune homme romantique aurait pu se faire la même remarque en 1906 où la France coulait des jours heureux depuis près de 90 ans (mis à part les intermèdes lors des changements de régime mais qui n'affectaient pas le pays profond), où elle avait suivi scrupuleusement depuis près de 60 ans le conseil de Guizot "Enrichissez-vous !". Madame Loubet préparait les cartons de son mari qui allait bientôt laisser sa place à l'Elysée à Monsieur Fallières. Nos deux premiers chef d'Etat du 20è siècle sont tombés dans le plus profond oubli à l'inverse d'un Dreyfus qui catalisa probablement l'intérêt d'une France qui s'ennuyait et rêvait d'en découdre encore une fois. En 1906 donc, rien ne présageait du grand chambardement qui allait suivre, l'inauguration du théâtre des Champs-Elysées passionnait plus que la couleur des culottes des fantassins. Pourtant 10 ans plus tard la moustache de nos jeunes hommes communiquait avec celle des rats dans les tranchées comme une sorte de baiser de la mort. Après la guerre la France avait vécu, beaucoup de ceux qui rêvaient de gloire et d'aventures se retrouvaient dans plusieurs tombent à la fois, et les survivants restaient muets et tremblants devant l'horreur.

Il y a de fortes chances aujourd'hui que le futur nous présente notre époque comme un temps béni (ne tenons pas compte de la baisse provisoire du pouvoir d'achat qui réduit l'égalité des Français devant le renouvellement de l'écran plat). Quoi de plus sentencieux et maladroit qu'une prophétie péremptoire néanmoins l'Histoire a prouvé qu'à la paix succédait toujours la guerre. Alors profitons de vivre quelquechose de "smart", car nous le vivons - le présent a toujours l'air plus vulgaire que le passé - buvons du Guignolet ou du Picon avant de partir à la boucherie.

18 juin 2008

Sur "les libertés"

Des gens très biens, propres sur eux, limés jusqu'au bout des ongles sont en train de réfléchir à une loi qui réglementerai le contenu des sites sur Internet. De quoi avoir des sueurs froides à l'idée qu'un nouveau pan de nos libertés soit asservi à la loi. Des lois confectionnées par des gens qui demain iront s'interroger sur la hauteur des phares dans l'union européenne. Sans parler d'une loi qui vise à favoriser le regroupement "capitalistique" des groupes de presse. En résumé il y a une menace claire sur la liberté d'expression.

balance.jpgOn pourrait presque se réjouir d'une situation qui nous permettra de mettre en oeuvre nos libertés et de les sentir physiquement sans ce petit goût de produit de grande consommation qu'elles ont dans la pax americana. Le hic c'est que les libertés semblent tomber comme un fruit mûr sans que personne ne s'en émeuve. Marx va finir par avoir raison plus qu'il ne le pensait, lui qui préconisait d'installer le communisme derrière une démocratie bourgeoise, en fait cette dernière se livre d'elle-même à l'utopie.

Ce sera une première dans l'Histoire moderne de se retrouve dans une pseudo-dictature sans qu'il y ait eu de coup d'Etat (exception faite du chancelier Adolf Hitler). Notre génération qui n'a pas eu sa guerre ni sa révolution aura son totalitarisme rampant. Ce sera le moment véritable de reconnaître les siens. Parler au futur est même déjà du passé car une grande partie des masques sont tombés. Ne reste plus qu'à compter les troupes avant de passer aux premières escarmouches.

Faites attention, sauvegardez vos notes de plus de trois mois car il est question dans la nouvelle loi que ces pages soient effacées...