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23 mai 2013

Lapaque dans sa splendeur

Michel Houellebecq : Dieu, le sexe, son chien
http://www.lefigaro.fr/livres/2013/04/17/03005-20130417ARTFIG00476-michel-houellebecq-dieu-le-sexe-son-chien.php

Ce qui est important dans le titre de cet article, ce n'est pas tant Michel Houellebecq ni Dieu ni le sexe ni son chien. De Houellebecq on n'apprend pas grand-chose sinon qu'il a écrit quelques livres depuis une quinzaine d'années. De Dieu on apprend que Houellebecq l'a visité quelques fois en allant à la messe. Et de son chien on saura qu'il est mort et qu'il ressuscitera probablement sous sa forme de corps glorieux. Ce qui transpire du titre c'est Sébastien Lapaque. Lapaque par lui-même en pur jus. Ses articles commencent toujours de la même manière. On pose le décor : où, quand, comment et avec qui. Il est préférable que ce soit en des lieux parisiens et que ça ressemble à une tradition littéraire. Hélas la littérature est morte avec ses lieux. Qui va aujourd'hui boire un coup à la Closerie des Lilas un livre sous le bras est aussi ridicule qu'un touriste à la tour Eiffel.

Vraiment fatigant le critique littéraire qui ne parle que de lui, de son passé et de ses amis. Regardez, nous sommes les happy few, les gens qui comptent. Nous sommes à la terrasse d'un bistrot à parler fort et à insulter Sollers (pourquoi pas !). Mais qu'y a-t-il d'intéressant dans l'article du Figaro qui relate cette entrevue ? Rien, vraiment rien. Y apprend-on seulement que Houellebecq vient de commette un recueil de poésie "un livre composé loin de toute lumière d'éternité". Une formule qui ne mange pas de pain, comme Lapaque quand il est en terrasse d'un bistrot. Car on en apprend beaucoup sur Lapaque par Lapaque, alors parlons-en un peu. Parlons du Grand Marnier qu'il se gargarise de boire à la terrasse de la Closerie des Lilas. Quand on a écrit des livres sur le vin en France et qu'on prétend en défendre une tradition et un renouveau, on ne s'affiche pas à la Closerie des Lilas et sur le figaro point effaire avec un verre de Grand Marnier. Soit on reste discret sur ses penchants soit on boit et on fait savoir qu'on boit une boisson qui doit plus à la vigne qu'à la betterave. Idem pour ses amis co-terrassiers de la Closerie des Lilas. Il a les amis qu'il veut mais qu'il nous fasse grâce de la monogamie de Beigbeider qui l'entraîne à souiller les nappes en papier...


Nous voilà hors de la littérature, mais dans un monde où l'on joue "à". Quelqu'un qui s'est toujours pris pour un "hussard" devrait avoir compris que les Nimier et compagnie se battaient avant tout contre les chapelles et qu'ils n'avaient pas l'intention de devenir curé, et surtout pas de célébrer la Pâque...



16 décembre 2010

La carte et le territoire

 

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