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04 juillet 2008

Ingrid, sauve-nous

jungle.jpg Mercredi soir je rentrais tranquillement de ma partie de squash avec un collègue de la Bangbang aéronautique. J'arrive à la maison à neuf heures et décide de m'installer devant la télévision le temps d'un auto-décrassage musculaire. J'allume le poste et me pose dans un fauteuil. Le bazar chauffe, se cale sur la 1 (il a toujours fait ça) et à ce moment-là je n'ai plus le courage de me relever pour changer de chaîne (pas de télécommande). A ma grande surprise le programme a l'air intéressant. Nous sommes dans la jungle, probablement amazonienne vu le faciès des ostrogoths qu'on nous montre, et un gentil guide nous fait faire la visite, c'est notre Nicolas Hulot national, l'ex-probable-futur candidat d'une élection passée. Je sens bien au bout de quelques minutes qu'on va avoir droit au traditionnel message de l'occidental complexé à savoir que ces gens-là ont plus de choses à nous apprendre que nous à leur enseigner. Ça n'a pas raté ce fut la conclusion du guide qui avait le spleen au moment de partir car il se disait que c'était formidable d'être à côté de gens qui pêchent du poisson avec un arc alors que des gens s'entassent dans le métro à Paris. Tout ça dégoulinait de rousseauisme, du mythe du bon sauvage et de la micro-société parfaite, bref on était en train de refaire l'histoire de la gauche et de nous dire que l'idéal était dans le communisme ou au moins dans kolkhozo-kibboutz.

Heureusement cette farce, quoique agréable à regarder sans le son, fut interrompue par un message à l'écran qui nous informait qu'Ingrid Betancourt avait été libérée. Libérée de quoi ? D'un groupe de gauchistes vivant dans la jungle abreuvé des idées de Rousseau et essayant de reproduire un modèle kolkhozo-kibboutzien.

C'est drôle quand même, le hasard fait bien les choses !