Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15 janvier 2009

Egalité choucroute !

justice_aveugle.jpgJe ne sais pas si vous êtes comme moi mais tout au long de la journée, depuis bientôt une quinzaine d'années, je raisonne en ministre. J'avoue même que je me prends, en toute modestie, pour le premier ministre car j'essaie de réfléchir à de nombreux sujets. L'exclusivité d'un maroquin ne m'intéresse pas, je veux m'occuper de tous... Ainsi j'ai eu quelques fulgurances sur une réforme de la justice. On dit toujours que les réacs critiquent tout et ne proposent rien. Voilà donc deux propositions ou sujets de réflexion.


Notre justice s'appuie entre autres sur deux principes qui sont : intime conviction et présomption d'innocence. Je me suis dit en me rasant devant la glace que ces deux trucs semblaient plutôt incompatibles. Effectivement nous sommes dans un pays, il faut le savoir, où on peut vous envoyer pour 30 piges derrière les barreaux sans la moindre preuve de votre culpabilité. Ça se justifie par l'intime conviction, que l'on pourrait tout aussi bien appeler libre-arbitre ou lettre de cachet. Dans ce cas, quid de la présomption d'innocence ? Si j'ai bien compris le sens des mots ça veut dire qu'on est innocent tant que l'accusation n'a pas apporté la preuve de votre culpabilité. On voit bien que tout cela ne tient pas la route. La justice se rend donc à la petite semaine. Certes il y a de belles cours de justice tout en bois laqué mais en réalité on n'est pas plus avancé qu'au Tchad dans une salle où les mouches sont plus sereines que la queue d'hermine et où luit à la peinture jaune sur les murs "La loi et l'intime conviction". Deuxième sujet de réflexion, la peine infligée aux justiciables. Très souvent cette peine se traduit par une privation de liberté.


Or nous sommes dans le pays de liberté-égalité-fraternité où l'égalité est la valeur dominante que personne ne voudrait voir disparaître. Je propose donc que l'on substitue la privation de liberté par une privation d'égalité ! Je m'étonne que personne n'y ait pensé avant. Peut-être parce que l'égalité est un mythe ?...