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20 février 2013

La justice en démocrassie

Martine Aubry déclare ce matin à la radio qu'elle est persuadée que sa mise en examen dans l'affaire de l'amiante va bientôt être levée, le juge l'ayant interrogée lui ayant dit qu'il n'avait rien contre elle.

Deux minutes après sur la même radio on entend le juge. Elle s'étonne qu'après avoir interrogé le suspect et l'avoir mis en examen, ce dernier puisse insinuer qu'il n'y a aucune raison pour cela. Quand un juge met en examen (inculper en vrai français) ce n'est pas pour rien. On apprend alors que ce juge est en passe d'être muté. Le journaliste de la radio lui pose alors cette question : "Avez-vous encore confiance en la justice ?"
Réponse du JUGE EN EXERCiCE : "Non, plus du tout !"

C'est .


23 juin 2011

Omar l'a tuée !

Depuis quelques jours la promotion d'un film de cinéma se mélange avec la défense et la proclamation de l'innocence d'un individu qui, ne l'oublions pas, a été condamné à 18 ans de prison par une cour d'assises. Juste avant de se voir notifier sa sentence le type en question, Omar Raddad alias Omar Matuer, a été reconnu coupable du meurtre d'une femme selon le principe fort répandu dans la justice, pas de peine sans culpabilité. Ainsi donc Omar Raddd est bien un meurtrier, voire même un assassin. Toute personne prétendant le contraire est un imposteur et serait susceptible d'être condamné par la justice.


Mais voici que toute la clique médiatique a pris la défense d'Omar l'assassin sous prétexte qu'il y aurait eu erreur judiciaire. C'est le remake du pauvre de l'affaire Dreyfus. A l'époque de ce Dreyfus là, la gauche (mais pas seulement) avait fait corps pour le défendre, elle avait ainsi trouvé sa cause pour les 30 années qui allaient suivre, la lutte contre l'anti-sémitisme. Après la période de la guerre pendant laquelle elle s'est vautrée dans la collaboration et l'anti-sémitisme (voir le livre de Simon Epstein) elle a dû progressivement changer son fusil d'épaule pour se trouver une nouvelle cause, la lutte contre le racisme et son corollaire majoritaire, la défense des Arabes. Omar est donc le petit frère d'Alfred sauf que le tableau s'est un peu dégradé entre temps. On n'est plus dans un cadre national et militaire à discuter de l'honneur d'un individu contre celui d'une institution. Maintenant la gauche s'occupe d'un jardinier marocain coupable d'un crime crapuleux qui, une fois libéré, s'est empressé de rejoindre son pays pour ne pas faire face à ses créanciers.


Voilà où en est la gauche d'aujourd'hui : le lundi on défend un pédophile, le mardi un violeur, le mercredi un assassin, le jeudi un voleur de montres, le vendredi et le samedi on fait la morale, et le dimanche, on est en France quand même, on ira voter pour une alcoolique*.

 

* Désolé de faire mon Luc Ferry...

15 février 2011

Cassez la justice

Autrefois on avait des hommes politiques qui, bien que n'occupant pas la fonction suprême, disait de temps en temps "J'ai confiance en la justice de mon pays". Certes, personne n'était dupe, c'était une manière de dire "Attention, ne me faites pas dire ce qui est écrit dans un dossier* bien planqué chez un notaire et aussi dans une malle au fond d'une grange d'un village dont je ne vous dirai pas le nom aujourd'hui." C'était une époque où les gens étaient encore élégants, la vieille école quoi ! La justice passait (non-lieu), gardait toute son aura vis à vis du péquin moyen et pouvait croire qu'elle était indépendante du pouvoir exécutif.

Aujourd'hui le premier de tous les magistrats se permet de dire que ses suivants sont des ânes. Évidemment cela provoque un certain émoi dans la profession au point de la mettre en grève comme une vulgaire corporation d'ouvriers. Une commission Théodule d'enquête plus tard, il s'avère que nos grévistes ne sont plus des ânes et qu'ils vont donc pouvoir reprendre le collier. Le grand chef a eu chaud il va reprendre sa posture de grand chef assagi qu'il essaie de garder depuis quelques temps. Le naturel revenant au galop, patatras! le soir même il remet les pieds dans le plat en se permettant de dire que la justice mexicaine est aussi ridicule que son armée car elle ne veut pas libérer une criminelle française qui a seulement pour elle d'avoir un joli petit minois. Et les gogos de réclamer que les fêtes mexicaines en France soient épurées comme on l'a fait pour Céline.


* Dans le dossier il y avait une page pour 2 anciens présidents, une pour 4 anciens 1er ministres, une pour 87 anciens ministres, une pour 765 anciens députés, une pour 436 anciens sénateurs, une pour 1865 conseillers régionaux, une pour 4108 conseillers généraux, ce qui faisait déjà plus de 7000 pages, de quoi avoir de bonnes closes d'assurance.

 

05 novembre 2009

Father Chirac

"Je n'ai rien à me reprocher." Puis un truc du genre "j'ai confiance en la justice de mon pays." Sans oublier le traditionnel "je suis serein et déterminé" qui d'ordinaire est utilisé à la veille d'un scrutin, mais le gars en question ne sait peut-être pas qu'il n'est plus en campagne électoral.

 

Il ne lui manque plus que les lunettes en écaille, des pompes bicolores et un vague accent méridional pour atteindre la plénitude de son rôle. Et dire que ce type n'aurait jamais dû être plus que conseiller général, un brave type qu'on aurait appelé grand Jacquot. Mais grâce à la magie des petits papiers qu'on glisse dans une boîte en verre il a écumé tous les postes, éclusé tous les salons et souvent remplacé Bernadette sous biroute.

 

15 janvier 2009

Egalité choucroute !

justice_aveugle.jpgJe ne sais pas si vous êtes comme moi mais tout au long de la journée, depuis bientôt une quinzaine d'années, je raisonne en ministre. J'avoue même que je me prends, en toute modestie, pour le premier ministre car j'essaie de réfléchir à de nombreux sujets. L'exclusivité d'un maroquin ne m'intéresse pas, je veux m'occuper de tous... Ainsi j'ai eu quelques fulgurances sur une réforme de la justice. On dit toujours que les réacs critiquent tout et ne proposent rien. Voilà donc deux propositions ou sujets de réflexion.


Notre justice s'appuie entre autres sur deux principes qui sont : intime conviction et présomption d'innocence. Je me suis dit en me rasant devant la glace que ces deux trucs semblaient plutôt incompatibles. Effectivement nous sommes dans un pays, il faut le savoir, où on peut vous envoyer pour 30 piges derrière les barreaux sans la moindre preuve de votre culpabilité. Ça se justifie par l'intime conviction, que l'on pourrait tout aussi bien appeler libre-arbitre ou lettre de cachet. Dans ce cas, quid de la présomption d'innocence ? Si j'ai bien compris le sens des mots ça veut dire qu'on est innocent tant que l'accusation n'a pas apporté la preuve de votre culpabilité. On voit bien que tout cela ne tient pas la route. La justice se rend donc à la petite semaine. Certes il y a de belles cours de justice tout en bois laqué mais en réalité on n'est pas plus avancé qu'au Tchad dans une salle où les mouches sont plus sereines que la queue d'hermine et où luit à la peinture jaune sur les murs "La loi et l'intime conviction". Deuxième sujet de réflexion, la peine infligée aux justiciables. Très souvent cette peine se traduit par une privation de liberté.


Or nous sommes dans le pays de liberté-égalité-fraternité où l'égalité est la valeur dominante que personne ne voudrait voir disparaître. Je propose donc que l'on substitue la privation de liberté par une privation d'égalité ! Je m'étonne que personne n'y ait pensé avant. Peut-être parce que l'égalité est un mythe ?...