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16 juillet 2010

Readers indigest

Un magnifique article de notre torchon préféré ! La gagnante d'un concours est partie au Togo et livre à Libé ses premières impressions. Vous imaginez bien que pour avoir gagné le concours de Libé la gamine a due nager dans les poncifs libérationnels. Les espérances sont exaucés ! A la lecture de son article il y a tous les clichés de l'occidental qui dénigre sa culture et la tradition mais qui s'extasie devant un totem ou une danse à la con autour d'un feu de camp.


Quelques extraits (les meilleurs) pour vous évitez d'aller cliquer là-bas.

"Ce vacarme m’est familier. Il me serait insupportable en France. Or, ici, il est juste indispensable."

"Le guide nous explique que nous nous dirigeons vers un village où le vaudou, science séculaire qui fait partie intégrante de la culture tribale togolaise, se pratique. De plus en plus intéressant !"

"L’évocation des couleurs finit par définitivement attiser ma curiosité. Je prie alors Paul de demander aux femmes de me traduire le mot «métisse». (...) L’une d’elles conclut que le terme n’existe pas (... et sic, et toc !)."

"Ce village est une merveille. Le respect, la tolérance, le partage en sont, notamment, les fondements. La joie de vivre, la chaleur humaine et la sincérité sont les vecteurs par lesquels nous sommes positivement contaminés au contact de ses habitants."

 

04 février 2010

Mouloudisation des esprits

«Au début, j’ai cru que c’était un joueur de l’équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ça change tout!» De Francis Delattre, maire de Franconville, à propos de la tête de liste PS du Val-d’Oise, Ali Soumaré.
Libération, le fameux torchon, parle de "remarque douteuse"

Dissection de la phrase raciste nioulouque
Un joueur de l'équipe réserve du PSG dans la tête des gens est un Noir (c'est ce qu'il faut que tout le monde ait compris en sous-entendu sinon ça ne marche pas), donc le faire remarquer est raciste puisqu'il se trouve que le dit Ali Soumaré est Noir. On notera au passage que c'est le sous-entendu, donc Libération, qui est raciste et non le fait de faire remarquer qu'un Noir est Noir (ou alors je n'ai pas encore téléchargé la dernière version du logiciel d'antiracisme).

Autre exemples de phrase à ne pas dire
"Celui-là, il n'a pas une tête de Corrézien."
Le journaliste de Libération aurait (ou a) sous-entendu qu'un Corrézien est Blanc et donc que dire d'un Arabe non-Blanc qu'il n'est pas
Blanc est raciste.

Mécanisme
Introduire un vrai sous-entendu raciste pour taxer de racisme une logique qui ne l'était pas.

 

27 janvier 2010

Coup de torchon

libé.jpgComment prouver qu'un journal est un torchon ? Ou encore comment prouver que le dit-journal n'applique ses "thèses" que dans certains cas précis, quand ça l'arrange en somme ? Vous penserez certainement qu'il est très difficile d'atteindre une rigueur intellectuelle irréprochable. Certes ! Mais parfois ça frise la malhonnêteté, d'où le qualificatif de "torchon".

Prenons au hasard le journal Libération et un sujet aussi consensuel (pour sa rédaction) que la peine de mort. Évidemment tous les libérationneurs sont contre la peine de mort, et c'est à leur honneur (je suis personnellement contre sauf dans le cas de haute-trahison). Prenons ensuite au hasard deux cas d'individus condamnés à la peine de mort et regardons le traitement qu'en fait le journal sus-nommé.


1. le cas de Wesley Cook, alias Mumia Abou Jamal, condamné à mort pour meurtre
http://www.liberation.fr/monde/010131666-la-fausse-victoire-de-mumia-abou-jamal

2. le cas de Ali Hassan al-Majid, dit Ali le chimiste, condamné à mort pour de multiples raisons notamment le gazage de 5000 kurdes
http://www.liberation.fr/monde/0101615601-ali-le-chimique-a-ete-pendu

La comparaison est immédiate. Dans le cas 1 il est fait état d'une opposition à la peine de mort. Dans le cas 2 la peine est commentée de façon laconique sans référence à une quelconque opposition envers le procédé. Deux poids deux mesures, comme d'habitude. Ali le chimiste était un pur salopard, personne n'en doute, mais il aurait pu avoir droit aux mêmes égards que n'importe quel condamné à mort dans un pays étranger. On remarquera que l'article n'est pas signé alors qu'il l'est dans le cas du camarade Mumia.

On en déduit, et on pouvait s'en douter, que Libération est un canard qui pratique la géométrie variable (non euclidienne donc). Contre la peine de mort, mais plutôt pour quand ce sont des méchants et que tout le monde en convient. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'on sait où il aurait été en 1940 mais presque... (attaque de bas-niveau mais on s'adapte à sa cible)