Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27 novembre 2009

La clef

En passant un matin de cette semaine devant une serrurerie j'ai eu une sorte d'hallucination. Une jolie blonde tenait le bureau et avait l'air d'éplucher une sorte de catalogue de serrures. Le patron a cédé aux sirènes de la modernité et du paraître en plaçant une pinup au pignon sur rue de son bouclar.

 

Je m'imagine rentrer là-dedans pour prendre conseil en vue de protéger mon mobilier Louis XV car le gitan de base est assez tradi et lorgne sur le meuble d'époque plutôt que sur l'ikea ou l'ethnique. Passé le plaisir de la rencontre avec notre belle blonde il y a comme un hic. Comment avoir confiance en son savoir ou en son expérience ? J'ai beau m'interdire de juger au faciès, dans ce cas-là ça ne trompe pas, 100 balles qu'elle n'y connait rien à la mécanique serrurière. En mécanique je préfère m'adresser à Louis XVI plutôt qu'à Marie-Antoinette.


Quand on cherche à se protéger on aimerait bien traiter avec un professionnel de la chose. Un type qui porte une chemise rayée de gros coton, à la rigueur une salopette, a un nez qui sent plus le beaujolais que la chateldon et a des mains, qui à défaut d'être minces, trahissent une grande habileté. On veut aussi s'entendre dire au final "de toute façon rien ne vaut le Fichet !"