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25 février 2010

Fini les nègres

Avant il y avait les nègres c'était assez simple c'était des types qui écrivaient des livres pour d'autres types qui se farcissaient gloire et droits d'auteur. En échange les nègres recevaient une somme d'argent pour le travail fourni et pour se la fermer ; seulement le droit de se fendre la poire en entendant le négrier clamer haut et fort qu'il écrit lui-même ses bouquins.


Les temps changent, nous sommes maintenant dans une ère multicolore où les frontières deviennent floues, quand elles existent encore. La transparence, fille de la glasnost, agit en même temps que le principe de précaution, le réchauffement climatique et le métissage obligatoire. Ainsi les nègres ne sont plus des nègres mais, par transparence, des "métis". C'est comme cela qu'on appelle dorénavant celui qui écrit un livre pour un autre car l'auteur moderne est plein de vertu donc il dit qu'il n'est pas vraiment l'auteur, il ose maintenant avouer qu'il a écrit le livre avec la plume d'un nègre. En venant à la lumière le nègre devient métis, ce qui est normal me direz-vous car n'en déplaise à Mouloud la lumière restera blanche pour encore quelques milliards d'années.


Si je comprends bien la logique, plus le nom est écrit gros sur la couverture plus on blanchit de peau. L'auteur-auteur d'un livre (c'est à dire le type qui écrit lui-même ses livres) pourrait donc être appelé le "blanc". On aurait alors une multitude possible d'expressions oxymoriconnes comme : nègre Blanc, blanc Noir, métis Blanc, métis Métis etc.