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25 mars 2011

La bête revient

Comme à chaque fois lors d'une soirée électorale on se gargarise d'un côté et de l'autre on minimise la déroute. Mais cette fois pour le gargarisme il faudra une bonne dose de pastilles de Luchon car le PS, arrivé en tête, ne recueille qu'à peine plus de 10% des inscrits. Fort de cette extraordinaire légitimité le PS appelle à un sursaut républicain pour faire barrage au Front national selon la formule consacrée il y a une vingtaine d'année déjà par les chapelles de l'anti-racisme et de l'esbroufe réunies. L'UMP qui n'a plus de réserve de voix est obligée de rompre le dit "front républicain" contre le FN afin de ne pas sombrer dans le néant des places cantonales (rien à voir quand même avec les cantonniers). Le "front républicain" est une de ces inventions/incantations de gauche qui renvoie à une sorte de mystique républicaine (ce qui n'empêche pas de se dire laïc) visant à lutter contre ceux qui ne sont pas jugés républicains. Il va de soi qu'une formation politique doit obligatoirement adhérer à ce front sans quoi elle sera rejetée dans le camp ennemi, à savoir les non-républicains, les fassistes quoi.

Comme dans toutes les religions il commence à y avoir des mécréants. Ceux-ci sont de plus en plus nombreux, se foutent de tout ce qui est républicain ou démocrate et votent avec une canne à pêche ou une matraque. Mais ils semblent que les zélites pensent toujours que le vote FN est un vote protestataire. Tant que l'UMP ne verra aucun rapport entre son envie de marier les pédérastes (c'est juste un exemple parmi tant d'autres) et la courbe ascendant de la Marine, les affaires des ex-pensionnaires du paquebot ne sont pas prêt de couler.