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29 juin 2011

Avenir radieux (4)

Où ailleurs que dans une section communiste ou crypto-communiste peut-on apprendre à écrire des phrases pareilles ?

 

Elle a surfé sur le tissu social qui s'inventait pour vivre (enfin) sa fibre militante à plusieurs et à proximité.

Chloé Leprince dans un article de rue89

22 novembre 2010

Valeurs corporates

J'assistais il y a peu à un séminaire sur les valeurs à l'intérieur d'une entreprise. Le sujet étant vraiment "corporate" à la Bang-Bang aéronautique c'est notre directrice des ressources humaines en personne qui s'y est collée (autrefois appelé directeur du personnel). Après le petit-déjeuner de groupe avec de petits croissants et de petits cafés nous avons pris place dans une vaste salle aux sièges très inconfortables. Tout de suite la première salve de "slides" qui allaient nous installer dans une douce torpeur. Chacun savait qu'on apprendrait rien ici mais il faut bien faire semblant... L'introduction nous montra que la journée allait être divisée en 4 grands chapitres comme autant de valeurs qu'il fallait promouvoir et, pourquoi pas, appliquer.


- Le savoir - Pas besoin d'expliquer, même en novlangue chacun voit bien ce que c'est.
- Le savoir être - Là aussi on voit bien ce que c'est, encore que d'une entreprise à l'autre il peut y avoir des variantes (exemple : serveur chez Hédiart ou tueur de la maffia calabraise).
- Le savoir faire - Là ça commence à se compliquer ça dépend franchement du métier. On entrera pas dans les détails des savoirs-faire de la Bang-Bang (keep your secret secret)
- Le faire savoir - On arrive dans le dur, la partie dont raffolent les pipoteurs mais qui fait royalement chier tous les productifs. C'est la "valeur" sur laquelle insitent le plus les entreprises autoproclamées modernes. Il faut transmettre le savoir à ses collègues, même si parfois ça rapporte autant que de tondre un oeuf. Mais c'est une "valeur" qui permet à l'employeur de se dire que personne n'est indispensable et donc de pouvoir vider n'importe qui sans vergogne.

A ce moment-là de la présentation - on était encore à l'introduction donc on regardait encore la partie supérieure de notre directrice - je suis intervenue pour suggérer un dernier chapitre comme une cinquième valeur ayant fait florès depuis quelques temps dans le management : le faire-faire. Soudainement il y eut un brouhaha dans la salle, les uns riaient à se taper les côtes les autres avaient l'air offusqué mais tous en ont profité pour s'agiter un peu et décontracter le bassin avant de reprendre une position plus corporate d'écoutant. Je me doutais bien que ma cause allait produire des conséquences, ce qui n'a pas tardé à survenir. La directrice a paru amusée mais m'a bien fait comprendre que la plaisanterie n'avait pas cours dans une grande multi-nationale et encore moins le mauvais esprit.

 

Je me suis rassis, très satisfait de mon bon mot, je n'ai pas écouté un traître mot de ma directrice,
et j'ai passé trois heures à regarder ses jambes.

 

27 novembre 2009

La clef

En passant un matin de cette semaine devant une serrurerie j'ai eu une sorte d'hallucination. Une jolie blonde tenait le bureau et avait l'air d'éplucher une sorte de catalogue de serrures. Le patron a cédé aux sirènes de la modernité et du paraître en plaçant une pinup au pignon sur rue de son bouclar.

 

Je m'imagine rentrer là-dedans pour prendre conseil en vue de protéger mon mobilier Louis XV car le gitan de base est assez tradi et lorgne sur le meuble d'époque plutôt que sur l'ikea ou l'ethnique. Passé le plaisir de la rencontre avec notre belle blonde il y a comme un hic. Comment avoir confiance en son savoir ou en son expérience ? J'ai beau m'interdire de juger au faciès, dans ce cas-là ça ne trompe pas, 100 balles qu'elle n'y connait rien à la mécanique serrurière. En mécanique je préfère m'adresser à Louis XVI plutôt qu'à Marie-Antoinette.


Quand on cherche à se protéger on aimerait bien traiter avec un professionnel de la chose. Un type qui porte une chemise rayée de gros coton, à la rigueur une salopette, a un nez qui sent plus le beaujolais que la chateldon et a des mains, qui à défaut d'être minces, trahissent une grande habileté. On veut aussi s'entendre dire au final "de toute façon rien ne vaut le Fichet !"

 

29 septembre 2009

Vieux bougre

J'ai regardé 5 minutes la télé hier soir. Il y avait comme chaque soir Tadéi qui invitait une brochette de personnalités pour parler des vieux. Étaient assis l'un à côté de l'autre Pasqua et Siné, autant dire que la mayonnaise n'a pas pris du tout, c'est pourquoi je ne suis resté que 5 minutes. Mais Pasqua a eu le temps de sortir une vérité riche de sens. En gros ça donnait ceci : "on n'est pas vieux tant qu'on a toujours une faculté d'indignation sinon..." il sous-entendait "on est bon pour la casse".


A mon avis il n'a pas faux le bougre mais notre époque ne voit pas cela de la même manière. Pour elle ceux qui s'indignent sont des vieux cons et les autres vont dans le sens de l'histoire, ils sont modernes quoi. S'ils savaient que Pasqua pense qu'ils sont déjà morts...