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18 février 2010

Bof mode

J'étais tranquillement dans mon supermarché de la upper-middle-class. Le caddie était remplie de denrée non-périssable, non frigidairisable (l'habitude d'avoir vécu longtemps sans). A l'approche du rayon pinard, afin de trouver un petit cru de table, les sens sont à nouveaux en éveil. Le regard se fait plus perçant, style avion-renifleur, et les portugaises se désensablent. Arrive donc au cerveau la propaganda diffusée par la radio interne du magasin. C'est une chronique de mode qui nous est proposée par une certaine Mademoiselle Agnès. La voix est grave, posée et légèrement mutine, celle des femmes qui sont au comptoir les jambes croisées sur un tabouret. Cette Mademoiselle Agnès doit être une ancienne pensionnaire de Madame Claude. Le ton est la confidence, elle va nous donner ses trucs et livrer les dernières tendances au péquenot que je suis. Rapidement je comprends qu'elle s'adresse plutôt à la "working girl". C'est tout jargonnant et anglicisant. De mémoire il y a du "trendy", du "cool", du "chic et pas cher" et tout un tas de saloperies de fashionistes. La fin est grandiose, "il faut casser les codes". Je reste béat quelques secondes. Y a-t-il encore quelque chose à casser, surtout dans la mode ? C'est toujours le même cirque, tout est foutu mais il faut mettre encore une autre couche. La bête est à terre mais on ne sait jamais elle pourrait se relever. De mon côté je décide de ne pas casser les codes, le vin pour ce soir sera un petit "canon du maréchal".

 

09 juillet 2009

Les draps s'en souviennent

Comment expliquer simplement notre époque où tout se vaut ? Le modernisme pour les nuls ?

Prenons l'expression "on est dans de beaux draps !" qui veut dire la même chose que "on est dans de sales draps !", on en déduit, et c'est à la portée du dernier des bacheliers, que beaux = sales. CQFD. De là à étendre les conclusions à l'art...