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17 décembre 2008

Les mots (II)

grossier.jpg"grossier mais jamais vulgaire"

Je n'ai jamais trop bien compris cette expression qui se veut une sentence finale à l'encontre de quelqu'un que l'on voudrait sauver d'une sorte d'opprobre générale. En somme on aurait le droit de dire "bite et couille" - grossier - mais dans un environnement qui ne serait pas près à l'entendre. Le vulgum c'est sale, c'est la chronique ordinaire d'un homme dans ce qu'il a de plus humain, son quotidien, son caca, ses expressions habituelles. La grossièreté serait le comble de l'avant-garde et de la branchitude.

Vive la vulgarité, les petits défauts de chacun, la vérité humaine, les Glaudes qui se grattent l'oreille avec leurs clefs sans y prêter attention !

 

16 décembre 2008

Les mots (I)

"au cœur du pacte républicain" voilà une formule qu'elle est belle !
Le hic c'est qu'on ne comprend pas très bien cette expression. Elle sous-entendrait qu'il y a un papier quelque part qui définit les rapports entre bidule et machin dans le cadre de la République. J'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé, pourtant je l'aurais bien signé ce papelard. Il est peut-être là le deuxième hic - et le hic devient presque un hoquet - nous sommes inclus dans une sorte de projet vague et indéfini, pour lequel on ne nous a jamais rien demandé, dont personne ne sait plus vraiment de quoi il s'agit et qui par conséquent n'est plus respecté.


En gros nous sommes face à un problème (un vrai, de mathématiques) dont on ne connait ni les hypothèses, ni la manière de le résoudre, ni le résultat à atteindre. Néanmoins cette expression de "pacte républicain" a, comme on dit, fait florès puis engendré des "rendez-vous citoyen", des
"pacte de la citoyenneté" etc. On peut ensuite composer à loisir un sabir citoyen, une floppée de mots que les apparatchiks écouteront doctement en ayant une pensée émue pour les pères de la république (Gambetta, Ferry, Jaurès et toutes les autres stars de l'émail suspendu) alors qu'il y a encore fort heureusement des braves qui se tapent les cuisses en écoutant ces "mescluns".