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07 avril 2010

Un peu d'histoire (1)

Nous sommes en 1938 Sir Winston Churchill est sur la route d'Aix-les-bains où il doit aller prendre les eaux. Un léger sur-poids l'oblige à retourner régulièrement dans cette petite station des Alpes où l'air est frais et la soupe maigre. Voulant mettre à profit au maximum cette cure thermale notre bon Lord charge la mule en passant par la Bourgogne qui, il faut bien le concéder, est pile sur la route en venant de Londres. Après une traversée à la vitesse d'un fantassin essoufflé de la côte de nuits Churchill arrive enfin à Beaune avant d'attaquer la côte éponyme, deuxième difficulté du parcours.

 

Nous sommes le 30 septembre dans une cave, la dégustation bat son plein, un nouveau vin est servi alors que le maître de chais allume une TSF pour une raison que l'histoire n'a pas retenue. Les informations annoncent la signature des accords de Munich, point culminant à l'époque du vivre-ensemble et du principe de précaution. Churchill, qui parle un français aussi pure que les malts de ses whiskys quotidiens, entrave immediatly ouate apeunse et lâche un mémorable, et marqué d'une pointe d'accent tamisé : "Il est givré Chamberlain !" La déformation linguistique agit instantanément dans l'oreille poilue de notre bon bourguignon maître de chais, il reçoit le nom qu'il cherchait pour son nouveau vin "Gevrey chambertin".

 

Voilà l'histoire de ce vin de Bourgogne, mais elle ne s'arrête pas là chers béotiens. L'Histoire a retenu que la résistance de Churchill avait pris sa source à Beaune qui avec Londres et Munich dessine un V sur la carte, le V de la prochaine victoire dès lors attendue par Churchill. On retint ce moment sous le nom de "l'haruspice de Beaune".

 

 

NB : Pour montrer leur totale soumission aux alliés, leur acceptation de la défaite une bonne fois pour toutes et rappeler symboliquement le début de la résistance de Churchill à l'ordre établi par la force, les Allemands de RFA firent de Bönn leur nouvelle capitale fédérale.