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15 décembre 2012

Le Louvre à Lens

Notre ami Jacques Étienne semble assez dubitatif sur la formule du Louvre à Lens, et propose à la fin de sa note de nouveaux thèmes d'exportation de l'art parisien. Il oublie de proposer dans le même temps la destruction de l’œuvre originelle. Quel magnifique projet aurait été le musée Pompidou de Metz si la délocalisation avait été totale ! On aurait pu raser ce tas de tuyaux en plein Paris qui peine décidément à trouver sa place esthétique. Heureusement la rouille fera son œuvre plus que n’importe quel blogueur anonyme.

Pour en revenir au Louvre de Lens, la première impression que l'on peut avoir en apprenant ce projet c'est la surprise. Puis, en réfléchissant bien, après l'impression vient la réflexion et une expression bien à propos : c'est donner de la confiture aux cochons. Loin de moi l'idée de dire que les gens du Nord sont des sous-hommes (sic !) mais je ne crois pas que ce soit ce qu'ils attendaient du pouvoir de Paris. On leur envoie le Louvre au-dessus des terrils pendant que Florange fait le chemin inverse du charbon en allant en Inde. Le père Zola y aurait perdu ses jacuses...

Que veulent les cochons du Nord ? Des bonnes patates, pardi ! La confiture ça rend aveugle. Que disent les édiles de Paris qui donnent de la confiture aux cochons du Nord ? - Nos cochons n'en veulent plus, on vous la donne.

C'est toujours la même rengaine, croire que l'art va régler tous les problèmes de notre époque. Et un bon petit concert contre le racisme ! Et un petit match de foot pour l'amitié entre racaille et police (oui, le foot est de l'art à notre époque) ! Et de belles frises sur les tramways pour limiter les incivilités ! Et le printemps de poètes ! Et la fête de la musique ! etc. Il est temps de sortir son flingue...