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10 janvier 2011

Nègre = esclave

Une nouvelle édition américaine des œuvres de Mark Twain a été expurgée de certains mots dits péjoratifs comme "nègre" par exemple, ce dernier étant remplacé le plus souvent par "esclave". C'est vraiment atroce d'en arriver là. Pourtant il ne me semble pas - je ne lis pas les auteurs américains - que Twain fasse l'apologie de l'esclavage dans ses romans. Et même s'il la faisait, ne serait-ce pas un témoignage de l'esprit du temps ? L'Histoire ne peut être subordonnée au présent. Ceux qui font cela, et ils sont nombreux, sont des criminels.

On travestit déjà la réalité, ça ne suffit pas, il faut maintenant attaquer la fiction. Si quelqu'un se pique de rééditer "Bagatelle pour un massacre" de Céline il aura pas mal de boulot de réadaptation et le résultat risque d'être encore pire que l'édition originale.

Une chose est sure dorénavant il faut constituer des stocks des livres intéressants et significatifs, il n'est plus question de faire confiance à je ne sais quelle bibliothèque nationale. Dans quelques temps ces endroits supposées travailler à la conservation seront les foyers de l'autodafé républicaine et festive.

Quant à la synonymie entre nègre et esclave il y a des dents qui vont grincer. En Haïti par exemple un Nègre est un homme libre haïtien alors qu'un Blanc est un étranger. C'est ainsi qu'un Noir américain sera appelé "Blanc" à Port-au-Prince tout simplement parce qu'il est étranger. Tout ça me rappelle une histoire que me racontait mon grand-père pour m'amuser : "Un jour c'était la nuit, les étoiles brillaient comme le soleil, je lisais mon journal plié en 4 quatre dans ma poche à la lueur d'un bec de gaz éteint. Soudain je vis un éléphant perché sur les branches d'un poteau télégraphique et en-dessous un Nègre blanc qui déterrait les morts pour les manger vivant."

 

22 octobre 2010

Guerlain vs coco

Jean-Paul Guerlain a dérapé en direct à la télévision. Il a vaguement fait allusion aux "Nègres" en disant qu'il ne travaillaient pas des masses. On ne discutera pas le bien-fondé de cette phrase, nous ne sommes pas dans un pays où la vérité soit en odeur de sainteté. Ce qui choque c'est de le dire, de dire "Nègre" et d'associer des qualités (ou des défauts) à une couleur de peau. Imaginez que Galilée soit encore vivant et qu'il travaille aujourd'hui sur la génétique... Il n'y a vraiment pas de quoi se foutre du XVIè siècle. Des Galilée cloués au pilori il y en a par tombereaux de nos jours.

Ce qui me faisait surtout rire dans l'intervention de Jean-Paul Guerlain c'est la bienfaitrice des temps modernes qui était en face de lui, Elise Lucet. Cette inamovible journaliste de la chaîne crypto-coco est d'ordinaire très à cheval sur certains principes, genre droadloms, antiracisme et tuttiquanti. Mais quand on est en plein cirage de pompe face à un ancien parfumeur qui porte le nom de son odeur, on devient toute mielleuse et flagorneuse. Résultat le Jean-Paul s'est cru au coin du feu avec les siens et sa langue a fourché.

 

Remarque : Pour le coup on ne peut pas dire que Guerlain soit nauséabond...

 

25 février 2010

Fini les nègres

Avant il y avait les nègres c'était assez simple c'était des types qui écrivaient des livres pour d'autres types qui se farcissaient gloire et droits d'auteur. En échange les nègres recevaient une somme d'argent pour le travail fourni et pour se la fermer ; seulement le droit de se fendre la poire en entendant le négrier clamer haut et fort qu'il écrit lui-même ses bouquins.


Les temps changent, nous sommes maintenant dans une ère multicolore où les frontières deviennent floues, quand elles existent encore. La transparence, fille de la glasnost, agit en même temps que le principe de précaution, le réchauffement climatique et le métissage obligatoire. Ainsi les nègres ne sont plus des nègres mais, par transparence, des "métis". C'est comme cela qu'on appelle dorénavant celui qui écrit un livre pour un autre car l'auteur moderne est plein de vertu donc il dit qu'il n'est pas vraiment l'auteur, il ose maintenant avouer qu'il a écrit le livre avec la plume d'un nègre. En venant à la lumière le nègre devient métis, ce qui est normal me direz-vous car n'en déplaise à Mouloud la lumière restera blanche pour encore quelques milliards d'années.


Si je comprends bien la logique, plus le nom est écrit gros sur la couverture plus on blanchit de peau. L'auteur-auteur d'un livre (c'est à dire le type qui écrit lui-même ses livres) pourrait donc être appelé le "blanc". On aurait alors une multitude possible d'expressions oxymoriconnes comme : nègre Blanc, blanc Noir, métis Blanc, métis Métis etc.

 

21 avril 2009

Pour une galère royale

galere.jpgA juste titre certains ont dénoncé la réaction du p'tit blaireau du bus qui s'est laissé faire et qui demandait d'excuser ses bourreaux. Pour être juste il faudrait mettre en parallèle l'attitude du chef de l'Etat face une petite écervelée (qui mène bien sa barque soit dit en passant) qui se permet de parler au nom de la France. Il faudrait que quelqu'un se dévoue pour rappeler au Frère numéro 1 que selon les textes il est garant de je ne sais plus trop quoi et qu'il doit montrer les crocs pour remettre en sa place les usurpateurs, remettre en cadence la négresse blanche.