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20 décembre 2012

Sur Mediavox (4)

C'était aujourd'hui ma quatrième contribution.

 

Les temps ont vraiment changé avec ce nouveau gouvernement. L'insulte est moins agressive, plus décontractée et n'oppose pas les Français les uns aux autres. Ce n’est pas un hasard, il faut savoir s’y prendre. Sarkozy aurait dû comprendre cet adage si bien appliqué par tous les pouvoirs de gauche (criminels ou non) "pour tuer ton chien, dis qu'il a la rage". En effet Depardieu a d'abord été traîné comme il faut dans la boue avant qu'on lui porte le coup de grâce par le 1er ministre en personne, d'un "minable" qui ne se voulait pas attentatoire à la personne. Comme si Gauche de combat n'allait pas le prendre pour lui si je traitais son article de minable - ce qui n’est pas le cas, il me parait seulement inintéressant…

Ce qui est merveilleux avec ce gouvernement humaniste c'est l'unanimité qu’il arrive à dégager pour frapper un homme à terre, le terminer du plat de la main comme un lièvre gisant. Sarkozy avait au moins un talent, celui d’éveiller les bonnes consciences.

Car il y a quelque chose de très surprenant dans cette histoire. Qui a été le disciple de Jacques Delors ? Qui a voté tous les traités européens qui garantissaient le libre déplacement des biens et des personnes ? Qui au Bourget a fait son petit couplet sur les citoyens du monde ? Je ne dénoncerai pas en public, car je ne suis pas de gauche, mais il me semble que c'est quelqu'un qui semble trahir tous ses engagements en prônant le patriotisme économique. Que c'est facile d'agiter le chiffon du patriotisme quand on l'a pris pour un crachoir pendant des années. Il faudrait néanmoins apprendre à ces gens qui découvrent cette valeur, que le patriotisme n'a rien à voir avec l'argent. Il ne s'achète pas. Il fut un temps pourtant où les socialistes étaient les premiers à dénoncer le pouvoir de l'argent...

Patriotisme économique mais aussi solidarité. Quand on reçoit l'injonction d'être solidaire on se rapproche plus du racket façon cosa nostra. Tout ce qui découle du don à l'autre doit être volontaire sinon c'est du ressort de l'impôt, dans le meilleur des cas, mais en rien de la solidarité.

Quant à déchoir de leur nationalité tous ces « salauds » qui quittent leur pays au moment où il a le plus besoin d'eux, pourquoi pas ? A ce moment-là on pourra mettre dans la catégorie des « salauds » tous les étrangers qui viennent en France, abandonnant du même coup leur mère patrie. Soyons logiques.

Gérard, toi qui aimas tant la France et sa bonne bouffe tu fais bien de te barrer d’un land européen qui n’est plus qu’une assiette fiscale.

19 août 2010

Ausweis kapput

On se pique, au mois d'août, du côté de l'UMP, alors que le FN semble remonter dans les sondages, de vouloir retirer la nationalité française aux voyous d'origine étrangère. C'est une mesure qui aurait pu faire peur en 1942, mais aujourd'hui ? Qu'en aurait à faire un type qui à longueur de temps chie sur la France ? Il va sans dire que cette destitution ne ferait pas de ce prétendu-paria un oublié des assurances sociales. Il aurait tout comme avant, sauf la carte d'identité. Pire, comme il serait apatride il n'aurait aucun moyen de quitter le territoire puisqu'aucun Etat n'accepte de recevoir sur son sol quelqu'un qui n'a pas de patrie. On a beau être dans un village mondialisé où l'idée de nation semble révolue il n'empêche que le passeport "citoyen du monde" (c'està dire de nulle part) n'existe pas.


Ainsi la suppression de la nationalité française ne serait pas, comme d'aucuns le prétendent, un revirement de la part de celui qui a supprimé la dite double-peine mais bel et bien un renforcement de cette mesure. Non seulement le voyou n'aurait pas à quitter le territoire mais en plus on l'assurerait d'y rester indéfiniment. Le seul territoire non-national susceptible de l'accueillir sur toute la surface du globe serait l'Antarctique (via les Kerguelen).