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03 septembre 2008

Juste pour rire

L'endroit où il faut être ces jour-ci est bien le Kremlin. Il en sort comme des vapeurs d'alcools et de gaieté. La joie respire ! Ces Popov que l'on représentait jadis comme des personnages ternes et sans humour semblent désormais bien différents. C'est tout le contraire maintenant et la mini-guerre contre les Géorgiens n'a fait que révéler à la face du monde l'hilarité qui doit régner dans les couloirs où autrefois Raspoutine ou Tchernienko jetaient la torpeur.
medvedev_poutine.jpg Trois exemples.
- Deux jours après le "passing shot joué sur l'homme" suite à l'attaque au filet des Géorgiens, les Russes légitiment leur action en prétendant que leurs adversaires s'étaient lancés dans une campagne de nettoyage ethnique. Premier pied de nez aux occidentaux dont le nettoyage ethnique est l'excuse favorite pour attaquer un pays sans déclaration de guerre (politesse abandonnée depuis 1991 mais qui fut en son temps respectée par des gens comme Hitler).
- Au moment où les Géorgiens comptaient leurs morts ils demandaient aussi aux Russes la restitution de leur matériel (américain et neuf) abandonné sur place comme la rangers d'un rebelle africain suite à une riposte de légionnaires français. Réponse enjouée des Russes : "Nous gardons tout ce matériel afin de recycler les métaux, très polluants pour l'environnement". Deuxième thème piqué aux occidentaux. Ces derniers vont-ils commencer à comprendre qu'on se moque d'eux ?
- Dernier exemple. Kouchner menace la Russie de sanctions si elle ne se retire pas de Géorgie puis Sarkozy de Nagy-Bocsa supprime les sanctions mais demande instamment à la Russie de se retirer. Les Russes répondent à cette menace clairement identifier en parlant de "décision de bon sens" car il ne pèse plus sur eux qu'une menace européenne (?) mais plus aucune sanction, ce dont apparemment ils n'ont que faire.
La Russie se joue de nous (nous, je veux dire l'Europe de l'UE) et prend nos dirigeants pour des truffes. Ils doivent sévèrement se taper les cuisses du côté de Moscou, et ils auraient tort de s'en priver.

11 août 2008

Géorgie, médaille d'argent

Il est toujours très dangereux d'établir des parallèles en Histoire. Un conflit s'est déclaré entre la Géorgie et la Russie. Il y a d'un côté un nouveau pays inféodé à l'Occident (qui se résume aux seuls Etats-Unis) et de l'autre la Russie qui a renoué depuis deux septennats (en Russie les septennats durent quatre ans et on ne peut en faire que deux de suite constitutionnellement ce qui explique que le Président soit provisoirement Premier ministre) avec un passé que ses ennemis ont tout fait pour qu'il soit révolu. La mort de Soljenitsyne il y a quelques jours a remis en lumière la destinée russe qui, faisant tomber la statue de Lénine et de ses camarades "bandits" (terme du défunt Alexandre), n'a pas pour autant le souhait de se fondre dans le nihilisme occidental. Suis-je alors un traître si je souhaite la victoire de la Russie face à un camp qui ne représente laval.jpgplus rien ? Pierre Laval a dit le 22 juin 1942 : "Je souhaite la victoire de l'Allemagne, parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s'installerait partout." L'Histoire l'a jugé comme un traître, lui ne se pensait pas comme tel. La deuxième partie de sa phrase, jamais accolée à la première partie (et pour cause...), montre qu'il avait raison sur les objectifs (plus de réserves sur les moyens...).
Aujourd'hui aussi je (j'imagine aussi tous ceux qui se disent réactionnaires) souhaite la défaite de mon camp. Il est fini le temps du "compromis nationaliste" cher à Charles Maurras en 1914. Il faut maintenant débrancher la perfusion qui maintient le malade en vie (rien à voir avec l'euthanasie).