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06 juin 2013

Evènement à Saint-Lazare

Hier soir j'étais du côté de la gare Salazar pour me rendre dans une banlieue de l'Ouest parisien. En arrivant sur le quai, quelle ne fut pas ma stupéfaction en voyant une marée humaine figée sur place attendant un hypothétique train qui ne viendrait jamais puisque les haut-parleurs annonçaient que le trafic était totalement interrompue suite au caca nerveux d'un conducteur qui venait probablement et légitimement de se prendre un vent à cause du mauvais fonctionnement des trains. Il était donc 6 heures et demie du soir et il n'y avait plus aucun train à circuler. On imagine aisément l'angoisse des mères de famille ou des mères célibataires qui ne pourraient pas aller rechercher leurs rejetons. Mais les syndicats de salopards diraient très certainement que ce n'est pas une prise d'otage.

Heureusement, et fortuitement, une opération festive venait de commencer dans la salle des pas perdus. Un gazon artificiel recouvrait le carrelage, des transatlantiques sous des parasols aux couleurs de "Pulco" étaient à disposition des badauds. Tout est décidément fait pour le bonheur des citoyens. "Je ne peux plus rentrer chez moi et mes enfants vont finir la soirée au commissariat... Boudiou, m'en vais me transatlantiquer quelques instants pour profiter de la vie !"



28 juin 2011

Robespierre ou le passé radieux

Un communiste profite d'une tribune du Monde pour faire l'apologie du despote Robespierre. "Despote" est de ma plume car la sienne est on ne peut plus élogieuse. Il lui trouve toutes les qualités, il en fait le père de notre société moderne et de ses belles avancées par rapport à l'obscurantisme qui la précédait. Néanmoins, par souci d'honnêteté intellectuelle, notre coco concède qu'il aurait été coupable de quelques excès durant la grande terreur. Citons :
"N'ayez crainte, je n'esquiverai pas une critique. Robespierre fut un des acteurs de ce qui est nommé la Grande Terreur. Mais de quoi parlons-nous exactement ? D'une période de deux mois, du 10 juin au 27 juillet 1794. Comme vous, je n'éprouve aucun plaisir à cela et, comme vous, je suis farouchement opposé à la peine de mort."


On pourrait se dire que c'est déjà pas mal pour un coco de reconnaître que son maître est foncièrement un terroriste mais il élude la plus grosse partie de son palmarès, le GÉNOCIDE VENDÉEN ! Ce type ne pipe pas à un mot de cet ignoble massacre ordonné par le comité de salut public dont Robespierre était le membre le plus influent - euphémisme pour ne pas dire que les autres vivaient dans la terreur de ne pas se faire couper en deux par le dit-brave Maximilien. L'auteur de cette tentative de réhabilitation de cette effroyable bourreau sanguinaire qu'est Robespierre fait ici preuve du plus lamentable négationnisme.


NB : Vous rigolerez bien en apprenant dans cet article de l'immonde qu'une rue à son nom a été baptisée à la libération par les "forces parisiennes" et que ce serait un argument en faveur de sa canonisation républicaine. Quand on sait qui étaient les forces dites de libération et quelle fut l'étendue de leurs massacres on regrette que l'auteur de cet article (un conseiller de Paris du parti de gauche) ne fût pas un opposant politique de Robespierre. Il aurait découvert les vertus de ce grand homme.....


"Robespierre est le fondateur de notre liberté" Jean-Luc Mélenchon