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30 avril 2014

Alstom

 
 
On se réveille le jour où les vautours tournent autour d'Alstom. Si nos gouvernants avaient deux sous de patriotisme et d'esprit d'anticipation il y a belle lurette qu'ils seraient allés au chevet de  cette belle entreprise industrielle.
 
On assiste donc à un spectacle déplorable qui donne la nausée. Tous nos bons petits dirigeants socialistes se mettent à brandir le drapeau du patriotisme industriel et de l'indépendance technologique. Bande de salauds ! Pourquoi avoir voté tous les traités qui favorisent cette situation ? Pourquoi avoir toujours chié sur la France, donnant à beaucoup le goût de la merde ? Pourquoi pleurer sur la table rase alors que ce fut toujours la religion et l'ambition ?
 
Et le gros nounours se met à rêver d'une alliance avec Siemens pour créer un géant franco-allemand. Même pas 24 heures plus tard le conseil d'administration d'Alstom lui envoie un gros "fuck, occupe-toi de ton cul et de tes pédés"  en annonçant une alliance avec les Américains de GE. Non seulement la France industrielle est humiliée mais son chef politique se fait sodomiser sans qu'on lui ait rien demandé.
 
 
Elle est belle la France !
 

20 décembre 2012

Sur Mediavox (4)

C'était aujourd'hui ma quatrième contribution.

 

Les temps ont vraiment changé avec ce nouveau gouvernement. L'insulte est moins agressive, plus décontractée et n'oppose pas les Français les uns aux autres. Ce n’est pas un hasard, il faut savoir s’y prendre. Sarkozy aurait dû comprendre cet adage si bien appliqué par tous les pouvoirs de gauche (criminels ou non) "pour tuer ton chien, dis qu'il a la rage". En effet Depardieu a d'abord été traîné comme il faut dans la boue avant qu'on lui porte le coup de grâce par le 1er ministre en personne, d'un "minable" qui ne se voulait pas attentatoire à la personne. Comme si Gauche de combat n'allait pas le prendre pour lui si je traitais son article de minable - ce qui n’est pas le cas, il me parait seulement inintéressant…

Ce qui est merveilleux avec ce gouvernement humaniste c'est l'unanimité qu’il arrive à dégager pour frapper un homme à terre, le terminer du plat de la main comme un lièvre gisant. Sarkozy avait au moins un talent, celui d’éveiller les bonnes consciences.

Car il y a quelque chose de très surprenant dans cette histoire. Qui a été le disciple de Jacques Delors ? Qui a voté tous les traités européens qui garantissaient le libre déplacement des biens et des personnes ? Qui au Bourget a fait son petit couplet sur les citoyens du monde ? Je ne dénoncerai pas en public, car je ne suis pas de gauche, mais il me semble que c'est quelqu'un qui semble trahir tous ses engagements en prônant le patriotisme économique. Que c'est facile d'agiter le chiffon du patriotisme quand on l'a pris pour un crachoir pendant des années. Il faudrait néanmoins apprendre à ces gens qui découvrent cette valeur, que le patriotisme n'a rien à voir avec l'argent. Il ne s'achète pas. Il fut un temps pourtant où les socialistes étaient les premiers à dénoncer le pouvoir de l'argent...

Patriotisme économique mais aussi solidarité. Quand on reçoit l'injonction d'être solidaire on se rapproche plus du racket façon cosa nostra. Tout ce qui découle du don à l'autre doit être volontaire sinon c'est du ressort de l'impôt, dans le meilleur des cas, mais en rien de la solidarité.

Quant à déchoir de leur nationalité tous ces « salauds » qui quittent leur pays au moment où il a le plus besoin d'eux, pourquoi pas ? A ce moment-là on pourra mettre dans la catégorie des « salauds » tous les étrangers qui viennent en France, abandonnant du même coup leur mère patrie. Soyons logiques.

Gérard, toi qui aimas tant la France et sa bonne bouffe tu fais bien de te barrer d’un land européen qui n’est plus qu’une assiette fiscale.

15 juin 2011

Députés : bientôt des tractages ?

Où l'on apprend que l'expression "toucher le fond" est purement utopique. L'actualité nous prouve qu'il n'y a pas de fond et qu'on peut toujours descendre plus bas. Ce qui est préoccupant ce matin c'est cette histoire de patriotisme économique au sujet d'Air France qui veut acheter pour plus de 10 milliards de zingues américains. L'idée d'acheter français est plutôt bonne, voire très bonne, on s'étonne même que ce ne soit pas un réflexe, on n'a peut-être pas encore assez de chômeurs ?...


C'est un groupe de députés qui vient de lancer l'idée de faire annuler ce gros contrat, se souvenant probablement qu'ils sont élus d'abord par de futurs chômeurs que par des clients d'Air France. Le porte-parole de ce groupe d'élus du peuple justifie ce mouvement d'humeur au nom du soutien à l'économie française. Il ne s'agit nullement d'un sentiment purement patriotique, pensez-vous, ni de rétablir des barrières douanières car ça c'est mal, c'est le nationalisme, c'est la guerre, le repli sur soi et tout l'argumentaire imbécile de la gauche dont est pétri cet élu de droite.


Mais ce qui est vraiment choquant dans cette histoire c'est la manière dont ces élus en sont réduits à faire entendre leur voie. Une pétition ! Oui, les représentants du peuple ont pour seul moyen d'intervenir dans un énorme contrat passé par une entreprise à capitaux publics la pétition, à l'instar de n'importe quelle association de chevelus braillant sur le boulevard Saint-Germain pour la libération d'un des leurs au frais dans une geôle sud-américaine. Les députés nous avouent ainsi sans honte qu'ils ne servent plus à rien, que l'intégration dans l’Europe et le mondialisme libéral les a essorés comme une vieille chaussette.


Quand on pense que les élections générales n'ont même pas déplacé la moitié des Français au mois de mars dernier alors que les conseillers généraux ont au moins le pouvoir de choisir le fournisseur des chaises des écoles, on se demande qui va se déplacer pour les législatives...