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21 février 2011

Téléphone arabe

Il semblerait que les pays arabes vivent dans une certaine ébullition depuis quelques semaines. On ne s'y est pas encore beaucoup étendu sur ce blog, il est peut-être temps d'envoyer une bonne petite opinion de derrière les fagots. Il est même plus que temps car ça évolue de jour en jour et au rythme actuel tout aura été fait et dit dans quelques jours.

L'éviction de Moubarak a été une belle surprise car le bonhomme semblait bien accroché à son poste, soutenu qu'il était par son armée et par les États-Unis. Il y aurait aussi en ce moment des émeutes en Libye qui menacerait le Colonel Kadhafi. Espérons qu'il va tenir celui-là, pas par affection envers son régime, mais pour l'honneur. Ce serait encore une fois humiliant qu'un homme réputé pour sa poigne soit dégagé de son trône par des éleveurs de chèvres alors qu'il se permit naguère, lors de son voyage en France, de son comporter comme un cador en installant sa tente de bédouin dans nos jardins républicains et en se baladant avec sa garde rapprochée de grosses amazones laiteuses. Quand on accueille les dictateurs il faut ensuite les soutenir sinon on tombe dans le ridicule le plus sordide. Regardez Giscard avec Bokassa, ou plus récemment MAM avec Ben Ali. Parfois l'honneur gagne à être connu d'avantage que le ridicule.

Il semblerait aussi (utilisons toujours le conditionnel car ce sont des images qui proviennent toujours, ne l'oublions pas, de dictatures) que divers petits pays arabes soient en passe de liquider leurs Cheikhs ou leurs Émirs. Grand bien leur fasse, tout cela est inintéressant au possible. Quel ennui ces révoltes retransmises en direct sur le site du Monde ! On attend avec impatience le bilan de ces émeutes filles de Facebook, de films avec téléphone portable, de seat in sur la place du village ou d'affiches en A4 arial 72. M'est avis, mais ça n'engage que moi, que les résultats seront moins fructueux qu'avec les bonnes vieilles méthodes façon "palais de la Moneda" en 1973 à Santiago.