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07 juillet 2008

Flics consultants

police.jpg La police de la pensée prend des formes nouvelles aujourd'hui (je veux parler en gros de ces 20 dernières années). Finies les méthodes à la papa d'une police bien organisée en services étatiques dans un grand bâtiment en béton financée par les deniers publics, c'est à dire par tous les contribuables y compris les pourchassants. Exit Guépéou, Tchéka, Gestapo, Sûreté générale - à un moindre niveau certes pour cette dernière (à noter aussi la disparition lundi dernier des RG). Même la police politique (ou police de la pensée, dans certains pays politique=pensée) a fait sa révolution libérale c'est à dire qu'elle existe désormais sous un format externalisé privatisé. A l'image des consultants en informatique qui travaillent dans une entreprise sans en être des salariés les flicards de la pensée sont maintenant des libéraux ou plutôt, pardon pour l'amalgame, des travailleurs sous le régime des professions libérales. L'avantage est double pour le maître d'œuvre - le régime en place pour faire simple - ne pas se salir les mains et supprimer les coûts de gestion du personnel. Restait le problème du financement. Il n'a pas fallu chercher bien longtemps seulement s'inspirer du passé, chinois en l'occurrence. En effet quoi de plus injuste que de faire payer la répression politique, comme autrefois, à tous les contribuables ? N'est-ce pas injuste que tout le monde paie pour le ramassage des crottes de chiens y compris ceux qui n'en ont pas ? Alors en repensant à la Chine (d'hier ou d'aujourd'hui) on s'est souvenu que les bourreaux faisaient payer la balle qui allait tuer l'opposant à sa famille. La police politique d'aujourd'hui est donc une émanation des méthodes d'hier et des principes économiques d'aujourd'hui : officines privées payées par les procès intentés aux opposants. Le tour est joué. Comme quoi la police est toujours en pointe. Alors que l'EDF ou la SNCF vivent toujours sur un modèle semi-communiste datant de 1945, les condés de la pensée ont pris le virage thatcherien avant même que John Major n'ait eu le temps de remplacer mamy. C'est un bel exemple de reconversion économique et d'adaptation au modèle ultra-libéral sans perdre une once d'efficacité. On peut même dire qu'ils sont meilleurs d'année en année accroissant leur marché, créant des multi-nationales, des holdings etc.