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14 octobre 2011

Que veulent-ils ?

Se déroule en ce moment un vote dit "primaires" au sein du PS. Le but du jeu étant de devenir le grand chef de la république, avoir la toute puissance en somme. Mais que reste-t-il de l’État français quand on n'a pas à mettre le doigt sur le bouton rouge (c'est à dire une grande partie du temps...) ?

Plutôt que de vous servir un baratin qui ne pourrait réjouir qu'un militant primaire voilà une démonstration par l'exemple. La démonstration que nos gouvernants n'ont plus de pouvoir.

Au début de l'été la sécheresse faisait rage et les agriculteurs manquaient de foin. Alors les sociétés d'autoroutes ont offert la gratuité de leurs routes aux camions de paille. Le ministre idoine a saisi le ballot au bond et s'est emparé de la gloriole et du dossier pour le rendre plus officiel. L'histoire s'est donc bigrement compliquée puisqu'elle s'est transformée en un fatras administratif de papiers en préfecture avec tampon encreur indélébile certifié conforme. Il a donc fallu que les convoyeurs de paille prouvent par un papier officiel qu'ils transportaient bien de la paille. Voilà ce qu'est un ministre aujourd'hui : un imbécile qui a moins de jugeote qu'un conseiller municipal d'un bourg rural, un homme politique qui doit tuer le temps en emmerdant son prochain toute la sainte journée car tout réel pouvoir lui a été retiré.

Un jour on expliquera à Kossiusko-Morizet, le ministre en question, polytechnicien et tout, comment il est possible d'identifier un camion de paille sans risque de se tromper.

kossiusko-morizet,paille,sécheresse,primaires

11 octobre 2011

En passant

Depuis que je suis devenu femme au foyer j'ai beaucoup plus de temps mais aussi la très désagréable impression que mon cerveau s'est transformé en yaourt allégé. Faut vous dire que depuis quelques semaines je ne vais plus à la Bang Bang aéronautique. Ils ont décidé de se séparer de la moitié du personnel, et coup de chance, je fais partie de la moitié qui a le droit de rester chez elle contre une indemnité supérieure au salaire précédent et un chèque représentant au moins le triple des économies de toute une vie d'un salarié moyen. Comment ai-je gagné à cette loterie ? C'est très simple, ça s'appelle un plan social. Quand une entreprise va mal elle a le droit de licencier du personnel, autant que ses comptes le justifient, mais pas qui elle veut. Sont licenciés ceux qui ne répondent pas à tout une palanquée de critères dits sociaux. Ainsi une boîte qui fait un plan social peut se retrouver in fine avec la totalité de ses boulets et de ses cassoces, en même temps qu'elle doit signer un chèque à ses meilleurs éléments. Une entreprise qui se lance dans la voix du plan social peut d'ores et déjà afficher des Pater et des Ave sur les panneaux syndicaux tellement ses jours sont comptés par ce même processus qui est censé préserver l'emploi (on notera au passage que l'expression plan social n'existe plus car elle a été judicieusement remplacée par le très brejnévien plan de sauvegarde de l'emploi).



Vous penserez qu'avec la liberté qui m'a été rendue j'aurais plus de temps pour faire parler Paul. Que nenni ! N'oubliez pas que l'oisiveté est mère de tous les vices. De plus, qu'ai-je à dire sur les primaires socialistes ? Avec tous le respect que j'ai pour les socialos, je n'ai pas grand-chose à dire sur ces chancres de la solidarité. Steve Jobs ? J'ai découvert son existence il y a 6 mois par un de mes manageurs qui avaient même une tête de pomme. Je ne comprends toujours pas pourquoi tous les quidam connaissent le nom de ce type sous prétexte qu'ils ont un des produits de la société dont il est le PDG. J'achète toutes les semaines des BN à ma fille sans savoir le nom du PDG de cette biscuiterie, idem pour ma voiture qui me rend infiniment plus de services que le Macintosh que je n'achèterai jamais. Bref je vais essayer d'être plus présent ici, car il y a quand même deux trois choses que j'essaierai de faire passer entre les lignes...

01 avril 2010

Le cens du vote

Montebourg révèle en avant première la manière dont se déroulera le vote des primaires du parti socialiste. C'est vraiment un point délicat pour ce parti qui n'a pas vraiment l'air d'être habitué à la démocratie interne. Le principe même des primaires n'est pas admis par tous les éléphants. C'est à se demander s'ils croient tout simplement au vote, si quelqu'un désigné par les militants aurait toute légitimité. Rappelons au passage que ces primaires seraient destinées à l'élection présidentielle opération urnesque destinée à élire le premier d'entre les premiers par le vote de tous. Peut-être que leur rousseauisme leur fait comprendre que le vote n'est pas légitime sur une petite communauté mais que sur une grande, comprenne qui pourra, il l'est.


Montebourg semble gêner par la détermination du corps électoral dans le cadre de ces primaires. Il veut que le vote soit réservé aux sympathisants de gauche et pour ce faire il voudrait faire payer, que le suffrage soit censitaire. Doit-on comprendre que les gauches sont des bourgeois ? On va encore pouvoir s'en donner à cœur joie devant les prochaines avancées démocratiques de nos socialos nationaux.