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23 juin 2009

Made in France

Quand ça vient d'en face (slate.fr) ça doit forcément être vrai... Nous, on dit ça depuis 30 ans !

 

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Pour les mêmes raisons et aussi en mesure de rétorsion de cet appel, la Chine interdit depuis quelques jours aux provinces d'acheter des produits non chinois sauf si ces produits ne sont absolument pas fabriqués par des Chinois. Que ce soit pour préserver les avantages sociaux, l'emploi ou pour compenser l'aggravation de déficits budgétaires, le patriotisme économique (ou protectionnisme) reste de mise hors frontières.


Mais, sans rentrer dans cette polémique, il semble nécessaire d'admettre en France que la mondialisation a bel et bien été rendu possible parce que les consommateurs ont voulu avoir accès à une consommation de masse, acheter de tout à prix abordables. Pourtant jusqu'ici, les salariés ont souhaité maintenir leurs privilèges (un niveau de départ à la retraite à 60 ans, les 35 heures et les autres acquis sociaux) et en même temps remplir leurs caddies de produits aux prix «plus bas que bas» au risque de mettre leur économie, leurs emplois et leur système social en difficulté.


Aucune prise de conscience vers une plus grande responsabilité économique n'est apparue. Etrange donc ce comportement décomplexé des salariés qui se tirent seuls une balle dans le pied en achetant moins chers d'autant qu'ils réclament être soignés au plus vite  pour recommencer. Les entreprises, elles, boostées par un marketing de plus en plus efficace, ne font que répondre à une demande. La crise est peut-être une occasion pour reprendre nos esprits et agir avec plus de cohérence et de responsabilité... à moins que personne ne soit dupe et que ces petites «incohérences économiques» ne fassent partie intégrante de notre belle comédie humaine...

Oriane Claire

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12 février 2009

Protectionnisme

wu4522.jpgOn ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.

 

 

 

 

 

 

 

06 janvier 2009

Colbertisme

Il y a une quinzaine d'années la campagne "nos emplettes sont nos emplois" avait été lancé dans le but de faire comprendre aux Français qu'en achetant français ils faisaient travailler leurs compatriotes. Les fruits n'ont pas tellement porté car la dette du commerce extérieur n'a jamais été aussi abyssale. Que voulez-vous les Français se plaignent du chômage mais se précipite dans les magasins pour acheter des produits étrangers qui ne font qu'aggraver leurs problèmes. Quand je vois un ouvrier de chez Renault qui pleure à 55 ans car il va perdre son travail et peut-être sa petite Mercedes qu'il a pu s'acheter après 20 ans d'économies (ou plutôt un crédit sur 20 ans, ça marche dans ce sens-là maintenant), je me dis qu'il y a une justice. Et la justice économique est celle qui fait le plus mal.

Vous me direz que l'État peut se substituer à la bêtise de ses administrés, ce qui est son rôle fondamental sans quoi il ne sert à rien. He bien non, dans le modèle libéral imposé par l'Europe la France ne peut pas lutter contre le commerce extérieur par des taxes, c'est interdit. Il faut accepter sans piper mot que les Chinois nous envoient leur merdasse à bas prix produite par des employés sous-payés ou pas-payés du tout. C'est le monde merveilleux dans lequel nous vivons.

Il reste une arme contre laquelle aucune autorité ne peut rien, c'est le comportement. ACHETER FRANCAIS. Voilà une mesure simple de la vie de tous les jours qui permet d'engager la lutte, et là c'est plus que des mots.

 

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