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04 février 2014

5ème-républicain

Tous les jours maintenant on entend à droite à gauche le vocable "républicain". Pour un oui pour un non il faudrait avoir un comportement républicain. On met du républicain à toutes les sauces. On remarquera au passage que le "citoyen" ordinaire est remplacé par "républicain" lorsque le ton se veut moins pédagogue mais plus péremptoire et menaçant, comme en ce moment par exemple où le pouvoir socialiste ne tolère pas qu'on puisse manifester contre lui. Mais que peut vouloir dire ce mot "républicain" ? La République a bien changé depuis qu'elle s'est proclamée dans la fange en 1870 grâce à l'Allemagne impériale. Ce qui était encensé autrefois est aujourd'hui trainé dans la merde, et inversement. Tous les repères qu'elle se targue de nous donner ne sont en fait que des étrons qui naviguent au fil de l'eau. Il n'y a qu'à voir sa façon de s'appeler : la 5ème république. Il faudrait savoir, il y en a une ou plusieurs ? Ainsi quand quelqu'un sortira de sa bouche ce mot, "républicain", composé à la fois de la ligne qui sépare les deux fesses et du verbe qui ne laisse aucun doute au sujet de l'odeur qui en sort, vous le reprendrez pour souligner à quel point ce mot est grotesque : "on ne dit pas républicain mais 5ème-républicain !"

15 janvier 2013

Les valeurs de la république

"Accepter le mariage pour tous c'est respecter les valeurs de la république."

Celui qui a dit ça n'a donc encore jamais vécu en république. Mais comment peut-il en connaître les valeurs ?
Des hommes politiques concélébrés, dont l'idée du mariage homosexuel n'a jamais traversé l'esprit, étaient donc d'authentiques fascistes ? Jaurès fasciste ? Blum fasciste ? Sans parler de Jules Ferry, Gambetta, Viviani, Ribod, Delcassé...

Ou alors, peut-être que les soi-disant valeurs de la république sont à géométrie variable ? On les respecte quand ça nous arrange.


30 juin 2011

Népotisme républicain

Nous voilà dans les starting-blocks d'une nouvelle élection présidentielle. Quelle est cette fonction qu'on nous vend comme parfaite depuis qu'on ne veut plus de rois en France ? C'est le métier de chef de l’État accessible à tous en vertu de l'universalité du suffrage. Ben voyons ! Justement nos chers représentants de la caste au pouvoir tape sur Marine Le Pen qui détiendrait son pouvoir de son père. C'est du népotisme et ce n'est pas bien en République, c'est même un travers à dénoncer publiquement. Le hic c'est que Marine Le Pen a été élue démocratiquement à la tête de son parti (sans aucune tricherie sinon on en aurait entendu parler) ce dont aucun autre parti ne peut se prévaloir. Mais qui se permet de donner la leçon ?

- Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, secrétaire général du PS (élue avec un maximum de triche sans quoi on en aurait jamais entendu parler), fille d'un candidat naturel à l'élection de 1995 qui finalement ne se présenta pas.
- François Hollande, candidat à la primaire socialiste, ex-secrétaire général du PS (organisateur des élections à la tricherie monstre), ex-concubin de la précédente candidate du PS aux élections de 2007 (alors qu'il était chef de ce parti).
- Marie-Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, ex-candidate au secrétariat général du PS (battue par Aubry lors des fameuses élections truquées), ex-concubine du candidat aux primaires sus-nommé qui, comme vous le savez, fut celui qui organisa les élections truquées au détriment de celle-là.

Voilà qui sont les donneurs de leçon pour les candidatures à une élection républicaine. Et dire que ces tordus vont encore nous resservir le plat de l'égalité et tout leur charabia démocratico-totalitaire.

16 décembre 2010

Post démocratique

Autrefois, quand c'était mieux pour parler comme au bistrot, il y avait d'un côté les républiques bananières avec à leurs têtes de méchants Noirs aux dents blanches carnassières et aux comptes en banque bien remplis, et de l'autre côté les démocraties vertueuses avec à leurs têtes des présidents de la république, des chanceliers ou des premiers ministres aux dents blanches bien limées. C'était une époque où les premiers se faisaient élire à coup de 94% face à des candidats fantoches alors que les seconds bataillaient pendant des mois pour arracher la victoire du haut d'un 51%. La morale politique à l'époque était de dire que plus le score du vainqueur était proche de 50% moins on était dans une république olé-olé et plus on était démocratique.

Ça c'était le bon vieux temps, un temps où les curseurs étaient identifiables même si les ordinateurs n'avaient pas encore gagnés les foyers. Depuis il y a eu ce funeste 21 avril qui a mis tout par terre. Un président blanc élu avec 82% des suffrages ! On en rigole encore à Lomé et à Libreville. Tous les repères ont volé en éclat et cela a même donné des idées à l'Afrique. Certains se sont dit : puisque la France élit ses huiles avec 82% on va élire les nôtres à coup de 50% comme ça ils nous lâcheront la grappe avec leurs leçons de démocratie. Ils virent que cela était beau. Mais un gars formé à l'école du socialisme, du progressisme donc du toujours plus, s'est mis en tête d'aller encore plus loin. Se faire élire avec moins de 50% des votes comme gage de la totale démocratie. C'est toute l'œuvre, l'avancée démocratique, de Laurent Gbagbo, premier président de l'histoire universelle élu avec moins de 50% des votants. Plus personne ne pourra désormais taxer son pays de république bananière, d'autant plus que c'est un producteur de cacao. On attend maintenant un signe des anciens pays à "50% et un peu plus" où pour l'instant l'avancée démocratique n'a pus être testée, non sans succès, que sur le referendum.