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03 octobre 2013

En regardant les éclisses

http://pauldebedeux.hautetfort.com/media/00/02/174779252.jpgPendant mon trajet matinal en train vers la gare Salazar j'ai souvent le temps de faire sauter mes yeux de mon livre vers un tableau plus évocateur, surtout quand le temps de trajet est multiplié par 5 pour des raisons que le conducteur ne daigne toujours pas partager avec le populo. Cet été, quand la température était au maximum, le "tableau plus évocateur" représentait des balcons pigeonnant ou des compas bien dessinés, mais aujourd'hui, pressé contre la vitre, mes yeux se sont concentrés sur les fameuses éclisses que la SNCF m'a permis de regarder à l'arrêt ou au ralenti (soit la vitesse moyenne de ses trains). N'importe qui peut prendre 5 secondes pour jeter un oeil à ces barres d'acier de 10 kilos accrochés aux rails par des boulons rouillés qui en deviennent presque des rivets. Comment peut-on imaginer que la perte d'un seul boulon puisse faire sauter la pièce entière ? C'est pourtant la conclusion du rapport sur l'accident ferroviaire de Brétigny.

Je n'ai pas la prétention de dire quelle fut la cause de cet accident mais j'ai encore un brin de lucidité pour ne pas croire la version officielle quitte à passer pour un salaud de complotiste ou de sale con réac.